Bien que vaillant et jamais résigné, le Français a cédé (5-0), en demi-finale des championnats du monde, face au talentueux Américain Jahmal Harvey. Une défaite logique.
Le pugiliste US est l’incarnation de tout ce que l’on aime dans cette boxe made in America : de la fluidité, de l’explosivité, de la créativité et de la mobilité. Un cocktail aux allures de jackpot. Jahmal Harvey était tout à la fois actif, précis et soucieux d’être le plus limpide possible dans les échanges, quitte à les écourter sciemment dès qu’ils étaient susceptibles de déboucher sur des accrochages.
Il avait surtout cette faculté de désaxer et de se défaire de l’emprise du Tricolore qui, pourtant, avançait et débitait ostensiblement. Peut-être ce dernier avait-il trop tendance à n’attaquer qu’en ligne et en puissance quand il aurait fallu créer davantage d’incertitude. Et puis Jahmal Harvey était un tantinet plus précis et rapide de bras.
Les juges en prenaient bonne note et lui octroyaient à l’unanimité la reprise initiale. Bis repetita dans la deuxième au cours de laquelle l’Américain, fausse-garde naturel mais prompt à en découdre en droitier, faisait de nouveau parler sa vista, capable qu’il est de frapper dans toutes les positions, en restant en face les pieds à plat ou sur les jambes en tournant. Son jab d’école était le prélude à des combinaisons échevelées, celles qui sont l’apanage des élèves surdoués.
L’Aquitain ne lâchait pas pour autant le morceau. Il imposait un rythme d’enfer et un duel rapproché dans le dernier opus. Dès lors, ses coups lourds empêchaient son adversaire de briller comme il l’avait fait jusque-là. Il était alors davantage dans la gestion et préservait aisément son avance.
« Samuel n’a pas trouvé la solution pendant deux rounds, admet Malik Bouziane, entraîneur national. Dans le dernier, il a tenté le tout pour le tout mais cela n’a pas suffi. S’il avait fait cela dès le premier, je pense que Jahmal Harvey aurait eu du mal à finir physiquement. Samuel a fait le taf et ce qu’il a pu mais il a été un peu crispé et tendu. Cela ne partait pas comme d’habitude. Il a enchaîné deux combats durs en huitième et en quart de finale et y a laissé des plumes. L’Américain était très disponible. Il a la classe. Il a d’ailleurs réussi de très beaux contres et de magnifiques enchaînements. Ceci dit, Samuel remporte une belle médaille de bronze. Il revient de loin. »
La Fédération française de boxe a décidé d’ouvrir une consultation en vue de collaborer avec le(s) futur(s) « partenaire(s) officiel(s) équipementier(s) de la Fédération française de boxe ». Ce contrat de partenariat portera sur la période allant du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024.
Les dossiers pourront être demandés par des sociétés spécialisées dans le domaine de l’équipement sportif du 04 novembre 2021 au 25 novembre à 12h00 (date limite de réception des candidatures) auprès de la Direction administrative et financière de la FFBoxe : daf@ff-boxe.com
Les demandes de renseignements, par écrit, sur le déroulement de la procédure pourront être formulées auprès du même département de la FFBoxe jusqu'au 20 novembre.
Les réponses à cet appel à concurrence pourront, au regard de la situation sanitaire actuelle, exceptionnellement se faire par voie électronique à l’attention de M. Jean-Baptiste MARSAUD, Directeur administratif et financier ( daf@ff-boxe.com ), copie à M. Patrick FORRETT, Trésorier général (tresorier@ff-boxe.com). Dès réception de l’offre, la FFBoxe accusera réception de l’envoi.
Si les offres formulées par les sociétés ne correspondent pas aux grilles et critères définis par la FFBoxe, la FFBoxe se réserve le droit de relancer une nouvelle procédure. »
Le Toulousain s’est brillamment qualifié pour la finale des championnats du monde en dominant avec calme et maestria (5-0) le Dominicain Alexy De La Cruz Baez. Du très grand art.
Avec lui, la boxe est si simple. Toucher sans se faire toucher, déclencher dans le temps, se mouvoir avec un sens aigu du timing, attaquer en misant sur son coup d’œil, frapper et immédiatement désaxer ou esquiver, ne pas refaire deux fois de suite la même chose : le Français sait ravir les yeux de amoureux de la discipline chère au Marquis de Queensberry. Il sait aussi rendre chèvres ses adversaires à force de les faire déjouer et de se jouer d’eux. Le fausse garde Alexy De La Cruz Baez n’a pas fait exception à la règle.
Les trois rounds se sont résumés à une master class du Tricolore, impressionnant de sérénité et d’aisance. Des lieux communs certes mais qu’écrire d’autre ? Quand il est dans de telles dispositions dans le carré magique, on serait tenté d’affirmer, sans mépriser l’unicité de la boxe, ce sport où tout peut toujours basculer sur un coup, que l’Occitan est imbattable ou presque. Le Dominicain a tout tenté, tantôt rouleau compresseur entreprenant, tantôt dans la peau d’un styliste attentiste sur les jambes. Il n’a néanmoins jamais déstabilisé le Toulousain qui voyait tout venir et avait réponse à tout, essentiellement en remises mais aussi parfois en déclenchant le premier. Tokyo semble de plus en plus loin.
« Sofiane, c’est la classe, résume l’entraîneur national, Malik Bouziane. Il a été très à l’écoute en retranscrivant parfaitement les consignes. Au jeu du chat et de la souris, Sofiane a gagné tous les échanges en étant le plus précis. C’est le genre de combat qui use non pas tant physiquement que psychologiquement. »
Le Tricolore s’est incliné (4-1) en demi-finale des Mondiaux face au Japonais Tomoya Tsubois contre lequel il a péché tactiquement, au point de ne pas être en mesure de faire valoir ses qualités pugilistiques pourtant supérieures.
On pensait que le Toulousain avait tous les atouts dans ses poings pour s’en aller disputer la première finale planétaire de sa carrière. Face à un rival nettement plus petit que lui, qui n’avait d’autre solution que d’avancer et de le mitrailler pour forcer son destin, il suffisait que l’Occitan reproduise ce qu’il avait si bien fait au tour précédent : maintenir le Japonais à distance avec son bras avant, enchaîner et remiser pour, ensuite, désaxer et faire que les sorties d’actions tournent en sa faveur.
Sauf que soit le Tricolore laissait trop le Nippon l’approcher et se faisait ainsi surprendre ; soit c’était lui avançait, ce qui facilitait la tâche de l’Asiatique, plus rapide de bras et surtout plus précis, en particulier quand les échanges de déroulaient de près. Bref, le Japonais n’en demandait pas tant et s’adjugeait d’une courte tête la première reprise.
Or, on le sait, il n’est jamais aisé d’être contraint à une course poursuite au tableau d’affichage. Le Blagnacais était, cette fois, obligé de prendre l’initiative. Ce qui convenait à Tomoya Tsubois, lequel avait, de surcroît, l’intelligence de ne pas uniquement rechercher les corps à corps. Malgré son gabarit et en dépit d’une allonge inférieure, il alternait travail à distance et à mi-distance et préparations d’attaque avec son bras avant. Le tout sans omettre d’esquiver.
Dès lors, Billal Bennama, moins en verve dans ses enchaînements et en proie à un cadrage moins chirurgical qu’à son habitude, ne parvenait pas à faire franchement la différence, en dépit d’un méritoire baroud d’honneur dans l’ultime opus et de belles combinaisons, au demeurant trop sporadiques pour lui permettre de refaire son retard au pointage.
« Même si le premier round a été très serré et aurait pu être attribué à l’un comme à l’autre, Billal, se sachant en retard, a commis l’erreur, sûrement par orgueil, de privilégier la mi-distance, ce qui n’était pas la consigne, analyse l’entraîneur national Malik Bouziane. Cela a fait les affaires du Japonais qui, à la fin, a pourri un peu le match. Ce n’est pas lui qui a gagné mais plutôt Billal qui a perdu. »
Vendredi soir au Virgin Hôtel de Las Vegas, Maïva Hamadouche (22 v, 1d), championne du monde IBF des poids super-plumes, tentera d’unifier la catégorie en défiant chez elle l’invaincue Américaine Mikaela Mayer (15 v) détentrice de la version WBO de la catégorie.
Ce sera la 7éme fois que Maïva Hamadouche remettra en jeu ce titre IBF qu’elle avait acquis en 2016 à la Halle Carpentier devant Jennifer Salinas. Invaincue en pros depuis 2015, la championne française est face au plus grand défi sportif de sa carrière. Il y a eu des intermèdes dans sa carrière ces deux dernières années avec un audacieux retour dans les rangs amateurs avec l’objectif de disputer et gagner les JO de Tokyo. Le bilan est mitigé pour une Maïva Hamadouche assoiffée de victoires. Vice-championne d’Europe et qualifiée pour Tokyo, elle fut éliminée au 1er tour de la compétition olympique.
« El Veneno » réclame légitimement ce grand combat d’unification depuis des années mais peu osent se frotter à celle qui est considérée comme la meilleure super-plume mondiale. Rencontrer Maïva Hamdouche entre quatre cordes c’est l’assurance de passer dix rounds à souffrir et les boxeuses tirées manifestent peu d’enthousiasme à cette idée. Mikaela Mayer est incontestablement la meilleure rivale mondiale et aussi la plus dangereuse pour Maïva Hamadouche. Plus complète que l’Anglaise Terri Harper qui détient le titre WBC et que la Coréenne Hyun Mi Choi championne WBA.

La championne Américaine dispose d’un avantage de taille sur toutes ses rivales, Maïva Hamadouche n’échappera pas à la règle et devra faire face à un déficit de taille de 12 cms. Mikaela Mayer est mobile, technique et elle se sert admirablement bien de sa taille pour utiliser son jab et enchainer avec sa droite en ligne. Très difficile à prendre en défaut à distance, elle ne rechigne pas à aller au combat à mi-distance et même de prés quitte à encaisser quelques coups.
Aussi douée soit-elle, Mikaela Mayer n’a jamais rencontré une boxeuse de la qualité de Maïva Hamadouche, une championne qui se donne toujours à 200% sur le ring et qui de surcroit risque d’être animée par l’envie de remettre les pendules à l’heure après une élimination prématurée et mal vécue à Tokyo. Maïva Hamadouche possède cette faculté qui n’appartient qu’aux grands de la discipline et qui consiste à aller très loin dans le surpassement de soi, repousser toujours plus loin ses limites et se faire mal comme jamais pour l’emporter. Pour ce grand championnat du monde, Maïva Hamadouche sera coachée par Nasser Lalaoui et Halim Chalabi entraineurs du CSL Boxe d’Aulnay-Sous-Bois avec qui elle s’est préparée depuis deux mois.
Ce championnat du monde n’est pas sans rappeler un autre immense affrontement féminin s’étant déroulé aux USA quand Anne Sophie Mathis était venue anéantir la star Holly Holm chez elle. Maïva Hamadouche a les moyens de rééditer pareil exploit et revenir avec deux ceintures mondiales dans ses valises.
Ce championnat du Monde IBF/WBO sera diffusé sur beIN Sport et sur ESPN+
Le Français n’a pas tremblé pour remporter (3-2) l’épreuve de force prévue contre le Cubain naturalisé bulgare, Javier Ibanez Diaz, en quart de finale des Mondiaux. Le voilà médaillé et ragaillardi après son échec olympique.
Ultra concentré, le regard impassible, le Girondin optait, dans un premier temps, pour une boxe à distance, toute en mobilité, à base de combinaisons courtes aussitôt ponctuées de pas de côté, de retraits du buste ou d’esquives rotatives. Ce qui ne signifiait pas qu’il laissait venir son rival. Bien au contraire, il prenait fréquemment l’initiative mais en déclenchant souvent en ligne afin de ne pas venir se coller à son opposant ni voir ses actions être conclues de manière brouillonne. Plus entreprenant, plus précis, il s’adjugeait le round initial après avoir envoyé son contradicteur au tapis sur un magistral contre du bras arrière.
Piqué au vif, Javier Ibanez Diaz se ressaisissait quelque peu dans l’opus suivant et accélérait. Toujours aussi chirurgical et réfléchi, l’Aquitain n’était nullement submergé mais le Bulgare, quand bien même était-il très brouillon, donnait l’impression d’être un chouia plus entreprenant, au point d’empocher la seconde reprise.
La troisième allait donc faire office de juge de paix. Et quand il s’agit d’aller au charbon, Samuel Kistohurry n’est pas le dernier. Sauf que, cette fois, il n’a jamais cédé à la précipitation. Au contraire, son débit était ordonné et ciblé, alliant opportunément intensité, variété, lucidité et rapidité de bras. Il était en effet autant capable de miser sur son jab et ses directs que de mitrailler son adversaire des deux mains, en cross, pour conclure avec un uppercut d’école. Le tout en étant le plus hermétique des deux défensivement.
Au terme d’une confrontation haletante, les juges lui accordaient de justesse une victoire pourtant amplement méritée. « Je trouve le pointage très serré alors que la victoire de Samuel ne prête pas à discussion, commente Malik Bouziane, entraîneur national en charge de la filière masculine. C’est lui qui a délivré les coups les plus nets et qui a fait reculer le Bulgare. Comme ce dernier était ouvert au-dessus de l’œil, il fallait impérativement que Samuel remporte la première reprise pour ne pas risquer de s’incliner, ensuite, au pointage en cas d’arrêt sur blessure. Il est désormais plus varié dans sa boxe. Il ne travaille plus exclusivement en force. En outre, il s’énerve moins quand il n’arrive pas à ses fins. »
Le Toulousain a quasiment effacé son accident de parcours aux JO de Tokyo en se qualifiant avec brio pour les demi-finales des Mondiaux. Pour cela, il a dominé avec panache (4-1) le Kazakh Samatali Toltayev.
Les échanges initiaux auguraient de la teneur des débats quand l’Asiatique trouvait les cordes au bout de ses poings, dix secondes à peine après le gong libérateur. Le Français l’avait en effet mis dans le vent en tournant. Le Kazakh avait le style parfait pour faire briller le vice-champion olympique de Rio. Il ne cessait d’avancer droit devant, agrémentant son pressing constant d’un débit de coups élevé.
Du classique pour l’Occitan qui s’en donnait à cœur joie de plusieurs manières, histoire de varier les plaisirs : en frappant en mouvement, en restant en face et en prenant son rival de vitesse après l’avoir tenu en respect avec son bras avant ou encore, en anticipant et en remisant dans le temps après avoir habilement esquivé avant de prendre la poudre d’escampette
Systématiquement surclassé et ne parvenant pas à cadrer le Tricolore, Samatali Toltayev s’agaçait, se jetait tête la première et, pour finir, accrochait. Sa propension à vouloir durcir les débats était sans effet car il ne trouvait personne devant lui pour accepter un bras de qui fer qui eut tant arrangé ses affaires mal engagées.
Pour le dire autrement, Sofiane faisait cavalier seul. Sa justesse gestuelle et sa propension à occuper tout l’espace du ring l’autorisaient à s’adonner, avec un malin plaisir, au jeu du chat emprunté et de la souris agile.
« Franchement, Sofiane, il n’y a rien à dire, sourit l’entraîneur national Malik Bouziane. Il a été tout en maîtrise. Il a encore davantage brillé qu’au tour précédent car il a été plus actif et plus en jambes. Sans compter ses contres qui ont fait merveille. Il faut juste qu’il veille à ne pas avoir les mains trop basses. On le sent bien dans sa tête. A lui de saisir sa chance pour aller au bout. Comme Billal et Samuel, il a les qualités pour. »
En battant sans discussion (5-0) le Kirghiz Sanzhai Seidekmatov, en quart de finale des Mondiaux, le Français s’est non seulement assuré une nouvelle médaille planétaire mais il s’est enfin montré pleinement à son avantage, ce qui ne lui était pas arrivé depuis le début de la compétition.
Tout a commencé par un défi du regard pendant que l’arbitre faisait part de ses ultimes directives avant de lâcher les fauves. Le Blagnacais ne s’est pas défaussé puis a démarré les hostilités de la meilleure des manières. Extrêmement concentré, à la fois en jambes et vif dans sa gestuelle, il restait à distance pour se maintenir hors de portée de son rival, nettement plus petit que lui, mais n’omettait pas de déclencher et de marquer de précieux points sur des combinaisons simples, essentiellement en ligne.
Parfois, le fausse garde kirghiz parvenait à s’approcher mais il était le plus souvent pris de vitesse par les séries en crochets de l’Occitan qui désaxait immédiatement pour ne pas s’exposer aux contres de son opposant. Actif et entreprenant, toujours en mouvement et difficilement cadrable, le Bleu menait les débats à sa guise. Sanzhai Seidekmatov n’était dangereux qu’avec son bras arrière, qu’il donnait parfois en se jetant à force de courir après Billal Bennama. Lequel le voyait venir et l’accompagnait sans difficulté pour mieux relancer en jabs et en uppercuts. Du grand art.
En retard au pointage, l’Asiatique se démenait mais de façon peu académique, frappant à la godille et avec l’intérieur du poing. Dans l’ultime reprise, le Français parachevait son œuvre en boxant tout en fluidité et à l’inspiration mais toujours avec une rigueur défensive et un entrain qui achevaient, à juste titre, de convaincre les juges.
« On a retrouvé Billal, sourit l’entraîneur national Malik Bouziane. Il monte en puissance et il y a de quoi être confiant pour la suite. Il boxe de nouveau en mobilité et sur ses qualités. Il a bien géré le temps et l’espace, notamment latéralement, tout en arrêtant d’aller à la castagne. Il lui reste à améliorer sa synchronisation appuis-coups afin d’être plus explosif. Il doit également ne pas baisser son bras avant. Nous lui avons rappelé qu’il avait été médaillé aux Mondiaux en 2019, soit juste avant les Jeux, ce qui est très révélateur, et qu’après sa déconvenue à Tokyo, cela aurait été un échec de repartir bredouille de Serbie car il a largement les moyens de monter sur le podium. »
Le Français a été éliminé en huitième de finale des championnats du monde par l’Indien Shiva Thapa alors qu’il y avait la place pour passer et en découdre pour une médaille au tour suivant.
Le Normand entamait le combat sur les bases qu’il maîtrise le mieux : l’anticipation et la contre-attaque. Une ligne directrice compréhensible sauf qu’elle a un peu trop eu tendance à virer à l’attentisme coupable. En effet, à force de laisser déclencher son vis-à-vis, celui-ci trouvait l’ouverture par intermittence sans que les remises du Rouennais soient prédominantes tant quantitativement que qualitativement.
L’Asiatique imposait, à son avantage, un faux rythme qui visait à endormir le Tricolore, lequel n’était pas suffisamment actif et efficace pour s’adjuger le premier round, ses coups arrivant trop souvent en bout de course.
En retard au pointage, il était ensuite embringué dans un fâcheux engrenage, celui qui le contraignait à courir après le score et à prendre des risques pour combler son retard. Non seulement, il n’était pas plus tranchant, nombre de ses coups trouvant le vide, mais l’Indien se faisait un malin plaisir, quand il venait de toucher, de s’accrocher ou de boxer la tête en avant pour empêcher Lounès Hamraoui, décidément trop imprécis, de répliquer dans de bonnes conditions.
Dans l’ultime opus, Shiva Thapa n’avait beau avoir que deux mains, il passait la surmultipliée et durcissait sciemment les échanges en enchaînant. Parce qu’il était plus agressif, ses crochets trouvaient suffisamment leur cible pour s’attirer les faveurs des juges quand bien même le pensionnaire de l’Insep jouait son va-tout jusqu’au bout.
« Lounès aurait dû effectuer un travail de sape et de préparation conséquent pour contrer l’Indien. Le résultat est frustrant car ce dernier était à sa portée, assure l’entraîneur national, Malik Bouziane. S’il avait remporté le premier round, cela aurait tout changé. En revanche, à mes yeux, et même si cela n’aurait pas modifié le résultat final, il avait gagné le troisième. »
Retrouvez ici toutes les informations marquantes, résultats, programmes des 21èmes championnats du monde Elites masculins qui ont lieu du 24 octobre au 06 novembre à Belgrade (Serbie). Cette page sera régulièrement mise à jour tout au long de la compétition.
Ces 21emes championnats du monde marqueront le début d'une nouvelle ère pour la boxe amateur avec une participation record et le versement de primes aux médaillés . Voir la présentation ici
Six boxeurs représenteront la France à Belgrade. Parmi les sélectionnés, trois étaient présents à Tokyo cet été et auront ainsi la ferme volonté de performer à la suite des résultats décevants de la délégation. S’ajouteront à ce noyau dur, trois athlètes pour lesquels il s’agira d’une première à ce niveau, mais qui ont acquis une bonne expérience, en participant à différents tournois internationaux avec plus ou moins de réussite, ainsi qu’à de récentes compétitions internationales majeures (ch. d’Europe -22 ans en juin, ch. du monde militaires en sept.). D’autres athlètes auraient pu prétendre à la sélection mais le staff a décidé de les préserver jusqu’aux prochains championnats d’Europe, à la fin du premier semestre 2022.
https://www.france.tv/sport/2856123-championnats-du-monde-de-boxe-amateur-finales-jour-1.html
finale 60 kg
Sofiane Oumiha bat Abdumalik Khalokov (Ouzbékistan) 5-0 (compte rendu ici)
1/2 finale
54 kg : Tomoya Tsubois (Japon) bat Bilal Bennama 4-1 (compte rendu ici)
revoir le combat de Bilal à 46 mn
60 kg : Sofiane Oumiha bat Alexy De La Cruz Baez (République Dominicaine) 4-1 (compte rendu ici)
revoir le combat de Sofiane à 31 mn
57 kg: Jahmal Harvey (USA) bat Samuel Kisthourry 5-0 (compte rendu ici)
revoir le combat de Samuel à 18mn30
1/4 de finale
57 kg : Samuel Kisthourry bat Javier Ibanez Diaz (Bulgarie) 3-2 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Samuel à 16 mn
54 kg : Bilal Benama bat Sanzhai Seidekmatov (Kirghizistan) 5-0 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Bilal à 49 mn
60 kg : Sofiane Oumiha bat Samatali Toltayev ( Kazakhstan) 4-1 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Sofiane à 1h04
1/8 de finale
57 kg: Samuel Kistohurry bat Abdul-Fawaz Aborode 5-0 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Samuel à 4mn50
75 kg : Salvatore Cavallaro (Italie) bat Moreno Fendoro 5-0 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Moreno à 2h21
64 kg : Shiva Thapa (Inde) bat Lounes Hamraoui 4-1 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Lounes à 1h22
1/8 de finale
Blalal Bennama bat Jerry Katamba Kabango (Congo) 5-0 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Bilal à 54mn21
60 kg : Sofiane Oumiha bat Karen Tonakayan (Arménie) arrêt sur blessure 3eme (compte rendu ici)
Revoir le combat de Sofiane à 16mn52
1/16eme de finale
75 kg : Moreno Fendoro bat Andréa Kokinos (Chypre) TKO1 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Moreno à 1h23
64 kg : Lounes Hamraoui bat Nick Veber Nicolov (Slovénie) 5-0 (compte rendu ici)
Revoir le combat de Lounes à 1h13
16eme de finale
60 kg: Sofiane Oumiha bat Viliam Tanko (Slovaquie) (5-0) (compte rendu ici)
Revoir le combat de Sofiane à - 2h55
16eme de finale
54 kg: Bilal Benama vs Juan Palacios Oliveros (Colombie) (3-2) (compte rendu ici)
Revoir le combat de Bilal à 1h42
32eme de finale
92 kg : Emanuel Reyes Pla bat Soheb Bouafia (5-0) (compte rendu ici)
Revoir le combat de Soheb à 3h43
57 kg : Samuel Kistohurry bat Niall Farell (Ang) (3-2) (compte rendu ici)
Revoir le combat de Samuel à 19 mn
1/32eme de finale
60 kg : Sofiane Oumiha bat Sangmyeong Ham (Corée) (5-0) (compte rendu ici)
Revoir le combat de Sofiane à 1h13
1/32eme de finale
64 kg : Lounes Hamraoui bat Bhupendra Tapha (Nepal) (5-0) (compte rendu ici)
Revoir le combat de Lounes à 1h09
-54 kg : Billal BENNAMA (Blagnac Boxing Club – Occitanie)

-57 kg : Samuel KISTOHURRY (USSAP Boxe – Nouvelle-Aquitaine)

-60 kg : Sofiane OUMIHA (Boxoum – Occitanie)

-63,5 kg : Lounès HAMRAOUI (Noble Art de Rouen – Normandie)

-75 kg : Fendero MORENO (BM Boxing – Centre-Val de Loire)

-92 kg : Soheb BOUAFIA (ABC Roubaisien – Hauts-de-France)

Mehdi NICHANE (Directeur technique national)
Lionel BREZEPHIN (Responsable cellule de la performance)
Malik BOUZIANE (Head coach)
Luis Mariano GONZALEZ COSME (Coach)
Jérôme PEROTTET (Physio)
Nicolas BOURIETTE (Préparateur physique)
Johany MADEN (Juge-Arbitre 3* AIBA)