L’Aquitain (6 v) est devenu champion de France professionnel des super-welters en détrônant, aux points (97-93, 97-93, 94-96), Yamin Bartolo (11 v, 1 d), le 31 octobre, chez lui, à Royan. La suite après les JO de 2028.
« Ce n’était pas un match comme j’ai l’habitude d’en disputer quand je déroule ma boxe. Là, cela n’a pas été simple tactiquement car mon adversaire a justement cherché à m’empêcher de m’exprimer, en particulier de passer mon bras arrière, explique le Royannais. Il s’est efforcé de me coller en pensant que je ne tiendrai pas les dix rounds comme ça. La confrontation n’a pas été terrible à regarder sur le strict plan pugilistique. De mon côté, le but était simplement de gagner chaque reprise sans forcément faire des choses extraordinaires car je savais que j’avais la condition physique pour cela. Le tout en restant à distance et en travaillant surtout avec mon bras avant, notamment pour placer mon crochet gauche en sortie d’échange. Même si Yamin a mis du volume, la plupart de ses coups arrivaient dans les gants tandis que j’ai été le plus précis. En outre, je l’ai ébranlé en fin de rencontre. »
« Je suis content d’avoir remporté ce titre en peu de temps »
Voilà donc le récent médaillé de bronze continental, champion de France professionnel. Un sceptre qu’il va abandonner afin de se consacrer exclusivement aux qualifications pour les Jeux olympiques de Los Angeles. Ce qui ne l’empêche pas d’apprécier cette couronne nationale à sa juste valeur : « Même si, sans prétention, ce n’est qu’une étape dans ma carrière, je suis content d’avoir remporté ce titre avant tout parce que je l’ai obtenu en peu de temps, après seulement cinq combats et un mois de préparation au lendemain des championnats d’Europe amateurs. C’est encourageant. Cela me donne confiance même si je sais qu’il y a encore beaucoup de choses à travailler tant il y a de différences entre la boxe amateur et la boxe pro. »
Du côté du vaincu, la frustration domine d’avoir dû céder son bien. « C’était un très beau combat, disputé de part et d’autre, estime Yamin Bartolo. L’objectif était de faire flancher Makan physiquement en imposant le pressing à mi-distance, en avançant de manière organisée et en donnant des séries. C’est ce qu’il s’est passé. J’ai déroulé à partir du quatrième round. Malheureusement, les débats ont été saccadés à cause d’un grand nombre d’accrochages, ce qui a quelque peu cassé le rythme de la confrontation. A mes yeux, je pense avoir gagné six rounds dans la mesure où j’ai été le plus impactant. Mais j’étais à l’extérieur et il aurait peut-être fallu que j’en fasse un peu plus… J’ai un goût d’amertume. Au regard de ma prestation, j’aimerais être désigné challenger pour avoir une nouvelle chance nationale. »

