Le 15 octobre, au casino d’Enghien, le Français (30 v, 1 d) tentera de s’emparer de la ceinture vacante IBO des super-welters. Pour cela, il devra se défaire du rugueux Sud-Africain Brandon Thysse (20 v, 1 n, 4 d).
Le Tricolore n’aura pas la partie facile et il le sait. « Brandon Thysse est un boxeur très solide, qui n’a pas peur de prendre des risques et qui va au combat, analyse-t-il. Une chose est sûre : il n’hésitera pas à accepter la bagarre et viendra vraiment pour tenter sa chance. Et ce, d’autant qu’il n’aura rien à perdre et tout à gagner. Il n’aura pas la pression, ce qui l’incitera doublement à tenter sa chance. »

Le Séquano-Dionysien s’est préparé à Houston, au Texas, sous la houlette de son entraîneur, Bobby Benton. Outre-Atlantique, il a parfait sa maîtrise de lui-même, notamment sa faculté à ne pas accepter le bras de fer et le mano a mano même quand cela le démange. Un écueil dans lequel il veillera à ne pas tomber face au Springbok, lors de ce gala organisé par Frank Nicotra et sa société Palatina. « J’ai suffisamment travaillé pour rester focus sur ma stratégie à chaque round et ne pas commettre d’erreur, prévient-il. Je vais boxer en ligne, donner beaucoup de jabs, bouger et désaxer après avoir touché. Je sais que je frappe et que naturellement, je fais mal. Je n’ai pas besoin d’être campé les pieds à plat pour taper dur. Sachant que Brandon Thysse est généreux et donc, aussi, perméable. Il y aura forcément des ouvertures. »
« Je suis plus vigilant et je fais les bons choix au bon moment »
Toujours est-il que le Drancéen estime avoir franchi un palier. « Je me suis amélioré dans ma vision globale du combat et la gestion du ring, en particulier la distance, décrypte-t-il. Je suis plus vigilant et je fais les bons choix au bon moment. En somme, j’ai un meilleur QI boxe. C’est principalement cet aspect sur lequel je mets l’accent car, à mes yeux, c’est ce qui fait la différence entre un boxeur de bon niveau et un champion. »
Bien classé dans toutes les fédérations mondiales majeures, Milan Prat n’a, cependant, pas hésité à briguer le sceptre IBO. Il s’en explique : « C’est un titre qui, non seulement, se monnaye mais qui, surtout, suscite l’intérêt des grands promoteurs mais également des super stars. Et puis, beaucoup de légendes ont décroché cette ceinture au cours de leur carrière. » A noter que le Francilien n’a pas, pour autant, abandonné sa ceinture de champion d’Europe. Qu’il n’ambitionne, au demeurant, pas de défendre en cas de succès dans le Val-d’Oise.

