Ce samedi 24 octobre à la Roche-sur-Yon, Melina Ainaoui (5 v, 2 d, 1 n) a conservé son titre de championne de France des poids super-coqs en battant aux points (78-74, 78-74, 77-75) Ingrid Brodu (3 v, 5 d).
La Nantaise qui défendait sa ceinture pour la première fois, retient l’âpreté de l’affrontement, « Ingrid voulait autant la ceinture que moi je tenais à la garder. Nous avons livré un combat engagé qui ne fut pas très propre. Je pense avoir fait la différence en menant les actions les plus nettes, notamment en travaillant à distance et avec de la vitesse. Ce ne fut pas un combat facile face à une adversaire déterminée, il fallait être prête physiquement et mentalement. Je suis satisfaite par le résultat obtenu à l’unanimité des juges ». A trente neuf ans, la championne de France n’a jamais semblé aussi forte, la ceinture solidement accrochée autour de la taille, elle est résolue à la défendre coûte que coûte, « ce titre m’assure d’avoir des combats significatifs face aux prétendantes et je compte bien la défendre plusieurs fois ».
« je ne me fixe pas de barrières ni de délais »
Melina Ainaoui souligne le besoin de challenge pour avancer, recherchant la passion dans ce qu’elle entreprend, « je ne veux pas faire de ceintures pour le plaisir de les avoir faites. Je souhaite avoir le temps de préparation nécessaire pour être au maximum le jour J. Quand je m’engage dans un combat, c’est pour aller au bout, c’est un projet et une aventure menés avec une équipe, je boxe avant tout pour le défi sportif », confie-t-elle. Ingénieure de la fonction publique, plus spécialement dans la gestion de l’eau et de l’environnement, la championne ne se fixe pas de limites quant à son avenir sur les rings, « je continue de boxer tant que la passion et l’envie sont présentes, je ne me fixe pas de barrières ni de délais ».

Ingrid Brodu est moins enthousiaste malgré qu’elle estime n’avoir pas grand-chose à se reprocher, « c’était une belle opportunité, la partie la plus stressante a été de trouver l’argent pour financer ce combat. J’ai été bien entourée pendant la préparation et je me sentais vraiment bien. Je suis déçue par le résultat, je ne pensais pas à un écart aussi grand. J’avais aidé Melina à préparer son championnat contre Sacha Morice et je savais que mon style pouvait lui poser des problèmes. Les huit rounds ont été émaillés d’accrochages, c’était sa stratégie et cela a payé pour elle. Il n’y a pas de soucis, je respecte beaucoup Melina mais il y a un peu de frustration quand même ». La vendéenne a consenti de gros efforts pour passer des poids légers aux super-coqs, une catégorie qu’elle estime mieux correspondre à son physique. « Je n’ai eu aucun problème à faire le poids, je me sens plus rapide et mobile. Nous allons revoir ce combat et travailler sur ce qui n’a pas marché, le titre de championne de France reste mon objectif »

