Le boxeur oratorien Michel Mothmora a conservé sa ceinture intercontinentale WBF après avoir battu, à l’unanimité des trois juges, le Hongrois Fazekas.

116-111, 116-112, 116-111, les trois juges ont donné Michel Mothmora vainqueur hier. Photo, Nicolas Derré
Son premier léger sourire est apparu peu avant minuit et demi. Un léger rictus de satisfaction bien loin de l'explosion de mars dernier quand il avait été conquis la ceinture intercontinentale WBF à Châteauneuf-sur-Loire face à l'Allemand Baker Barakat. Hier, si la joie fut plus contenue, Michel Mothmora aura toutefois conservé son bien à l'unanimité des trois juges dans la salle Cuiry de Gien. Mais rien n'aura été simple pour l'Oratorien. Déjà sa préparation avec un nouvel emploi du temps à gérer, la recherche de son adversaire après les forfaits ou les problèmes administratifs de l'Espagnol Guzman Castillo, du Biélorusse Andrei Salakhutdzinau et du Colombien Jairo Jesus Siris et surtout le combat. Ce combat face au Hongrois Laszlo Fazekas (28 victoires, 22 défaites, 1 nul).
Le Phœnix moins flamboyant que d'habitude
Devant son public de Gien qui ne l'avait plus vu depuis plus de huit mois et son championnat de France perdu face à Karim Achour, l'Oratorien ne voulait pas décevoir. Alors il a souvent pris l'initiative après trois premières minutes d'observation. Logique au vu des centimètres et de l'allonge largement en sa faveur. Mais s'il a beaucoup tenté, le poids moyens de 35 ans n'a que trop peu touché le boxeur petit format hongrois. Solide sur ses appuis, malgré une glissade au 2e round, le natif de Budapest a en effet plutôt bien tenu sa garde durant tout le combat ne laissant que peu d'ouverture à Mothmora. Peu et non pas car le boxeur loir-et-chérien a tout de même réussi à désarçonner son adversaire quand, lors de la 5e reprise, un crochet du droit est venu s'écraser sur la joue de Fazekas. Après avoir été au sol, après avoir été compté, le natif de Budapest se redressait sereinement. Une simple piqûre de rappel plus qu'une anesthésie générale. Pas de quoi en tout cas le faire sortir le Hongrois de son combat. Et si Michel Mothmora a voulu accélérer et emballer le combat au fil des rounds, il n'a pas été en mesure de le faire. Peut-être dû à un manque de rythme quand son adversaire était déjà monté onze fois sur le ring cette année. A défaut d'avoir archidominé le combat, le Loir-et-Chérien l'aura bien géré. Et c'est déjà ça. Le Phœnix est donc toujours là et bien là. Même si hier, il n'avait pas la flamme qu'on lui connaissait habituellement…
Par François Bellot
Source : La Nouvelle République

