« Je n'en veux à personne »

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L’Axonais, qui espérait boxer à domicile, devra aller en Espagne pour décrocher la ceinture de champion d'Europe EBU. Il est aujourd’hui plus motivé que déçu.

Le verdict des enchères est tombé hier. En défaveur du Saint-Quentinois Guillaume Frénois (à droite). Photo Luc Couvee

"Guillaume Frénois, comment avez-vous réagi au fait que votre championnat d’Europe EBU n’aura finalement pas lieu à Saint-Quentin, mais à Barcelone, puisque le BCSQ a perdu les enchères ?

- Je suis déçu de ne pas pouvoir me produire au Palais des sports devant mes amis et mes supporters. J’ai appris la nouvelle le 29 décembre de la voix de Gérard Teysseron, mon promoteur. Il était totalement abattu. Il en avait pratiquement fait une affaire personnelle, il voulait me voir boxer pour la ceinture EBU à Saint-Quentin.

- Vous attendiez-vous à un tel scénario ?

- Non, pas du tout ! Je croyais fermement que le combat aurait lieu chez moi. Dès l'instant où je suis devenu le challenger officiel de Julian Giner, j'ai positivé à fond.

- N'avez-vous pas l'impression d'avoir été « trahi » ?

- Non, les règles du jeu ont été respectées. Je n’en veux à personne, et je ne tiens pas à polémiquer. Je reste optimiste. Ce sont de belles enchères (ndlr : le clan espagnol a remporté la mise avec 63 000 €, contre 55 000 € côté axonais), il n'y a rien à redire. Pour la soirée du 19 février, la priorité a été accordée au combat de Tony Averlant et la ceinture de champion du monde WBF. J'arrivais en second.

- Les bourses se négocient-elles au moment des enchères ?

- Il arrive que des discussions se fassent et que des accords soient trouvés sur le montant à percevoir. Pour ce combat, le champion prendra 60 % de la mise et le challenger 40 %.

- Comment allez-vous préparer ce rendez-vous ?

- Je suis toujours licencié au Boxing Club de Saint-Quentin. Je vais donc m'entraîner deux fois par semaine à Saint-Quentin avec mon entraîneur Giovanni Boggia. J'irai aussi deux fois à Pont-Sainte-Maxence où les conditions de travail sont optimales. J'y trouve des sparring-partners de qualité, un préparateur physique et un équipement adapté. Cela fait deux ans que je suis avec Giovanni, je ne regrette rien. C'était un passage obligé pour évoluer.

- Êtes-vous au courant du moment où pourrait se disputer le championnat d'Europe ?

- Toujours pas.

- Avez-vous déjà fait connaissance avec Julian Giner ?

- J'ai assisté à son combat contre Romain Jacob à Boulogne-sur-Mer, le 10 novembre. C'est un très bon boxeur, mais je dois encore étudier ses qualités plus précisément.

- On dit souvent qu’en boxe, il est pratiquement impossible de gagner à l'extérieur. Comment comptez-vous vous y prendre pour démontrer le contraire ?

- J'ai livré des combats en Belgique et en Suisse face à un adversaire qui n'avait jamais été battu et je l'ai fait. Tout n'est qu'une question de volonté. Si on aborde le combat en ne pensant qu'à la victoire, plus de la moitié du chemin est effectué. Je reste positif.

- Avez-vous déjà anticipé sur ce que pourrait être votre avenir après ce prochain championnat d'Europe ?

- Je compte passer beaucoup de temps à remettre en jeu ma ceinture européenne. C'est tout le mal que je me souhaite".

Propos recueillis par Jacky Lamborion

Source : Le Courrier Picard

 

 

 

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