Sports de combat : il faut encore attendre

Le Gouvernement a opté pour un timing quelque peu surprenant en publiant très tard dans la soirée du vendredi 19 juin de nouvelles mesures relatives au déconfinement dans le sport. Hélas, la boxe n’en bénéficie quasiment pas.

Le verdict est donc tombé au cœur de la nuit : si les sports collectifs sont désormais autorisés « avec des mesures de prévention adaptées », ce n’est pas le cas des sports de combat. Et ce, au nom du sacrosaint principe de précaution. « L’amélioration de la situation sanitaire permet en effet de lever certaines interdictions à condition que chacun maintienne une posture vigilante face à l’épidémie, a fortiori en période estivale », explique, en filigrane, le Gouvernement

« La situation sera revue avant la rentrée »

A ce jour, pour la quasi-totalité des licenciés de la FF Boxe, c’est donc toujours le Guide des sports à reprise différée, publié le 25 mai, qui s’applique. Ce dernier prévoit, pour chaque discipline, des modalités restrictives. Concernant la boxe, il exclut tout contact et est axé sur trois thématiques complémentaires (le renforcement musculaire, l’amélioration des capacités cardio-ventilatoires et la technique). Le tout, chez soi ou en extérieur. « Pour l’heure, la pratique de ces disciplines de corps à corps n’est pas possible sous leur forme codifiée et doit continuer de prendre la forme d’une pratique alternative », explique le ministère des Sports.

Quand une version pleine et entière est-elle envisageable ? Dans quelques semaines si la France n’est pas touchée par une seconde vague pandémique. Le Gouvernement a en effet confirmé que « la situation (des sports de contact, N.D.L.R.) sera revue avant la rentrée de septembre ». En clair, « sous réserve d’une nouvelle évaluation de la situation épidémiologique, la rentrée pourra être marquée par de nouveaux assouplissements ».

« Entraînement classique avec contact » pour les athlètes de haut niveau

En revanche, à partir du 22 juin, les athlètes de haut niveau et professionnels qui officient dans ces disciplines « pourront reprendre un entraînement classique avec contact », assure le ministère des Sports. Une disposition qui vaut, bien sûr, pour les boxeurs et les boxeuses pros ou membres des collectifs nationaux. « Après une période de trois semaines durant laquelle ces disciplines ont eu la possibilité de recourir à un dépistage régulier afin d’identifier les sportifs qui auraient été touchés par le virus et d’isoler les athlètes éventuellement contagieux, une nouvelle ère s’ouvre donc pour ces sports à haut niveau qui vont pouvoir se réentraîner dans des conditions normales, toujours sous haute surveillance médicale », précise le ministère.

A noter que lorsque l’organisation de galas pugilistiques sera permise, ils pourront avoir lieu devant du public car la réouverture de toutes les enceintes, en plein air comme fermées, sera effective à compter du 11 juillet, soit à la fin programmée de l’état d’urgence sanitaire. Avec, cependant, une affluence maximale de 5 000 personnes. Une capacité qui sera ensuite susceptible d’être revue à la hausse puisqu’en fonction des données qui prévaudront, les pouvoirs publics décideront ou pas d’un « assouplissement possible pour la deuxième partie du mois d’août ».

entrainement equipe de france entraineur masque luis mariano gonzalez gaetan ntambwe