Le ministère valide les modalités alternatives de reprise de la boxe

Les services de Roxana Maracineanu ont publié, le 25 mai, le Guide des sports à reprise différée, en l’occurrence, les sports collectifs et de combat. Il a vocation à s’appliquer jusqu’au 2 juin, prochaine date charnière du déconfinement, voire après, quitte à être progressivement assoupli. Voici ce qu’il en est de la boxe.

Pour ces disciplines, le ministère des Sports a, pour l’essentiel, suivi les préconisations des fédérations concernées, lesquelles ont arrêté des formes de pratique alternatives à l’intention des clubs, de leurs entraîneurs et adhérents. Le tout dans un cadre défini en amont : celui des règles sanitaires générales édictées par le Gouvernement. A savoir, pour les sports de combat, des activités sans contact ni adversaire, en extérieur, fondées sur la remise en forme et le travail technique avec une dimension ludique pour les plus jeunes. Le tout en respectant la distanciation physique et la limitation maximale de dix personnes présentes, encadrement compris. Cependant, toute initiative d’un club consistant à mettre en place des activités alternatives dans le respect des principes sanitaires en vigueur demeure possible.

Trois thématiques complémentaires

Pour ce qui est de la boxe proprement dit, les activités alternatives proposées excluent tout contact et sont axées sur trois thématiques complémentaires :

– le renforcement musculaire ;

– l’amélioration des capacités cardio-ventilatoires ;

– la technique en s’appuyant notamment sur le travail de type shadow afin de renforcer les bases (maîtrise des appuis, coordination, déplacements…)

Pour tous, chez soi ou en extérieur

Ces aménagements s’adressent à tous les publics licenciés, aussi bien au domicile qu’en extérieur dans les lieux autorisés.

Des aménagements imposés par le contexte sanitaire

Il est possible de s’adonner au noble art en configuration de déconfinement à condition de :

– respecter les règles de distanciation physique (4 m2 par personne) ;

– limiter les rassemblements à dix personnes maximum encadrement compris ;

– ne pas utiliser de vestiaire ;

– demeurer dans une zone d’évolution de 100 kilomètres autour du domicile ;

En revanche, aucune limitation de durée de pratique n’est imposée de même qu’il n’est pas nécessaire de posséder une attestation.

Le haut niveau d’abord, les clubs ensuite

Plus largement, la FF Boxe a soumis au ministère des Sports des scénarii de reprise progressive. « Ces scénarii, précise le ministère, dès lors qu’ils seront validés, pourront être soumis à l’autorisation préalable des autorités locales en fonction de l’évolution des consignes sanitaires définies par le Gouvernement » et « en respectant bien évidemment l’ensemble des consignes sanitaires ». A cet égard, la FF Boxe envisage :

– une activité en salle, après la réouverture des lieux ;

– une reprise de l’entraînement à deux en combat maîtrisé (entre pugilistes de même catégorie) avec, à la clef, la possibilité d’écarter les deux athlètes en cas de problème identifié (symptôme(s) du Covid-19).

A noter, prévient le ministère, qu’une « évaluation d’une telle reprise sera mise en place en fonction de la reprise des sportifs de haut niveau afin de pouvoir la proposer ensuite à l’ensemble des clubs si l’évaluation est positive ».

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