Ce samedi à la salle polyvalente de Savenay, la Guadeloupéenne (6 v) est devenue championne de France des welters en battant Sandy Meunier aux points (79-73, 80-72, 78-74).
Un second titre dans l’escarcelle national après celui des super-légers obtenu face à Lilia Cherifi en 2025 pour l’ex pensionnaire de l’équipe de France. « Nous avons été très bien accueillis. Je pense avoir gagné la totalité des rounds même si la seconde reprise fut un peu plus délicate. Cela frappe un petit peu plus en welters, je suis allé au sol mais c’était un déséquilibre et je n’ai d’ailleurs pas été comptée. Nous faisons la même taille mais techniquement, j’étais au-dessus ».
La double championne de France tient à rendre hommage à sa malheureuse adversaire, « elle a tenu son rang, la fin de combat a été difficile pour elle car elle s’est déboitée l’épaule au sixième ou septième round, elle a été contrainte de boxer sur les jambes. Nous avons développé un peu la même boxe mais j’ai été beaucoup plus active quelle et elle était fatiguée ». Quand on lui fait remarquer qu’elle possède l’avantage d’avoir évolué au plus haut niveau dans les rangs amateur, Fanny Galle émet des réserves, « quand on arrête la pratique du haut niveau amateur, c’est comme si on commençait une nouvelle carrière avec une nouvelle forme de boxe. On conserve l’expérience acquise mais le rythme de la compétition n’est plus le même. Avec l’équipe de France, on boxe souvent, les tournois s’étalent sur plusieurs jours et il faut toujours se tenir prête. En pros c’est plus espacé, on est plusieurs mois sans boxer, la préparation n’est plus la même ».
« J’ai hâte de rencontrer Emilie Sonvico »
La Française a fait le tour et elle n’a plus de rivales susceptibles de la détrôner en France, il devient légitime de viser maintenant plus haut et notamment les ceintures internationales. Inévitablement, un nom revient dans la bouche de Fanny Galle. Emilie Sonvico ! la poids welters n° 1 Française, ex championne d’Europe et IBA et classée quatrième mondiale pour boxrec est dans son viseur et elle tient à le faire savoir. « J’ai hâte de la rencontrer, je pense que nous pourrions avoir un grand combat, un affrontement qui connaitrait un certain engouement ». Il est vrai que ce sommet entre deux des meilleures boxeuses mondiales, Fanny Galle est classée n°7, a de l’allure sur le papier. Contrairement à beaucoup de boxeurs, les femmes acceptent souvent de se rencontrer, Fanny Galle comprend qu’Emilie Sonvico aille de l’avant mais elle est persuadée de devenir incontournable dans un avenir proche. « A un moment, elle n’aura plus le choix, je vais disputer le championnat d’Europe face à l’Anglaise Jade Grierson le 18 janvier prochain en Guadeloupe et en cas de victoire, je vais encore monter dans les classements », argumente l’élève de Bob Sita. L'affiche fait rêver, reste maintenant à connaitre les projets d’Emilie Sonvico, la seule pugiliste Française, hommes et femmes, classée n° dans les quatre fédérations majeures (WBA/WBO/WBC/IBF) — elle est en deuxième position à la WBA qui ne classe personne en 1— .

