Averlant vise désormais l'EBU

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Le boxeur picard a conservé une deuxième fois sa ceinture mondiale WBF. Plutôt qu’une troisième défense, il espère avoir une nouvelle chance en EBU, une fédération bien plus prestigieuse.
 
 
À sa descente du ring, vendredi soir, Tony Averlant rayonnait de bonheur. Pour la deuxième fois, il a conservé sa ceinture WBF de champion du monde des mi-lourds en dominant aux points le Kényan Daniel Wanyonyi qui n’avait rien d’un faire valoir. « Il m’a mené la vie dure durant les douze reprises », résume le Saint-Quentinois, qui a célébré ce nouveau succès avec ses proches, mais pas aussi tôt qu’il l’aurait souhaité. « J’ai quitté le Palais des sports à trois heures du matin, détaille-t-il. Car j’ai mis beaucoup de temps avant de satisfaire au contrôle antidopage ». Tony Averlant a profité depuis de « ces moments inoubliables », même s’il s’inquiète un peu de l’état de son poignet droit. « Depuis vendredi, je souffre le martyre, avoue-t-il. Je ne peux plus bouger mes doigts. Dès lundi (aujourd’hui), je vais entrer en contact avec le professeur qui m’a opéré en janvier 2015 pour qu’il fasse quelque chose le plus rapidement possible. J’ai une plaque dans la main et sept vis, j’ai le sentiment qu’il y a quelque chose qui s’est déplacé là dedans ».
 
Déjà deux tentatives infructueuses en EBU
 
En attendant d’être rassuré sur son état de santé, le protégé de Pascal Cordier s’est aussi penché sur ce que pourrait être son avenir sportif. Alors qu’il hésitait vendredi soir, juste après le combat, entre arrêter sa carrière et envisager une troisième défense de sa ceinture WBF, il espère finalement avoir une nouvelle chance au niveau européen (EBU) : « Je vais rencontrer mon président pour voir ce qui est possible. Mon intention, et elle ne date pas d’hier, c’est d’aller chercher la ceinture EBU. J’ai déjà tenté ma chance deux fois (ndlr : à chaque fois en Allemagne, battu par Eduard Gutknecht en mars 2012 puis Juergen Braehmer en avril 2013). Mais j’ai 32 ans (ndlr : il les fêtera le 3 mars) et plus beaucoup de temps devant moi, donc je n’attendrai pas non plus trop longtemps avant qu’on me donne ma chance ». Contrairement à ce qu’on pourrait croire, passer du monde à l’Europe ne serait pas du tout une régression pour le Picard, au contraire. Car dans le monde nébuleux des fédérations de boxe, la WBF (World Boxing Federation) est bien moins prestigieuse que l’EBU (Euroean Boxing Union). Cet objectif continental passe toutefois par une obligation : abandonner son titre mondial. « Si je dois renoncer à ma ceinture de champion du monde WBF des mi-lourds, je le ferai ». Le jeu en vaut la chandelle.
 
Par Jacky Lamborion
Source : Le Courrier Picard

 

 

 

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