Après l’avoir été en mi-lourds, l’Aquitain (13 v, 2 n, 7 d) a été sacré champion de France des lourds-légers, le 20 novembre, en allant battre, par arrêt de l’arbitre (8e), le vaillant Nicolas Salsi (11 v, 1 n, 5 d) qui évoluait à domicile et qui rêvait de terminer en apothéose sa respectable carrière.
Nicolas Salsi, issu de l’ovalie et monté sur le ring à un âge où d’autres en descendent, avait averti qu’à quarante printemps, il disputait devant son public son ultime duel, quelle qu’en fût l’issue. L’objectif était de sortir par la grande porte en se parant de la ceinture vacante de la catégorie. En face de lui, ce rude puncheur râblé et musculeux qu’est Eddy Lacrosse. L’Isérois parvenait à dompter le stress et l’émotion pour entrer d’emblée dans le vif du sujet. Doté d’une allonge supérieure, il s’efforçait de déclencher de loin mais avait tendance à se jeter au moment de l’impact. Si bien que ses coups arrivaient parfois en bout de course et qu’il s’exposait aux remises de son rival. Ce n’est pas pour rien que dès la première minute de repos, le clan grenoblois conseillait au local, pêle-mêle, d’anticiper les attaques adverses, de lever les bras, de soigner les sorties d’échanges et de et se méfier du crochet gauche du Girondin.
Imperturbable, Eddy Lacrosse avançait en veillant à désaxer du buste pour faire parler toute sa puissance. Au bout des deux reprises initiales, il réglait la mire et son travail de sape au corps autant que ses cross dévastateurs au visage commençaient à produire leur effet. Mais Nicolas Salsi est un dur généreux, un courageux au grand cœur, un ouvrier du ring dans le sens le plus noble du terme. Il encaissait et répliquait autant qu’il le pouvait, le plus souvent sur une ou deux techniques mais sans parvenir à enchaîner. Surtout, il donnait des sueurs froides à ses supporters à force d’en découdre les mains ostensiblement basses et de frapper quelque peu à la godille. Il semblait chercher un second souffle, la bouche ouverte.
Impassible, le visiteur, lui, maintenait son pressing sans se précipiter, débitant sans cesse pour marteler à satiété les flancs et le foie de son contradicteur qui puisait dans ses réserves, histoire de tenir la cadence, et se permettait même de faire le show, comme à la fin du quatrième opus, en n’esquivant qu’avec le tronc. Une manière de montrer qu’il était toujours présent. Il se décidait surtout à privilégier la distance à la mi-distance, ce qui rendait ses actions plus précises et moins brouillonnes. La belle mécanique d’Eddy Lacrosse se trouvait passablement déréglée par cette inflexion stratégique. Néanmoins, il imposait un mano a mano usant, en particulier en multipliant les uppercuts. Et trouvait l’ouverture dans la huitième, sur une droite à la tempe qui envoyait son valeureux opposant au tapis. Ce dernier se relevait mais n’avait pas récupéré. Il encaissait une interminable série qui incitait fort justement l’arbitre à mettre un terme aux débats.
« J’aurais pu continuer. J’avais récupéré. Ce n’est pas grave. C’est lui le champion ce soir », admettait, avec fair-play, le vaincu au micro de Fight Nation. Le vainqueur, lui savourait, sa performance : « Quand j’ai décidé de passer en lourds-légers, on m’a dit que je ne réussirais pas car je suis trop petit et que ce ne serait pas possible. Je suis extrêmement fier. Nicolas a toujours été là. Il rentrait et tapait fort. Cela a été compliqué de bien gérer les choses. Je le félicite. Je suis arrivé tard à la boxe anglaise. J’en surprends plus d’un mais, pour moi, ce n’est que le début. Tout commence vraiment maintenant. Si l’on me propose une opportunité européenne, je la saisirai directement. »
Hier soir à Douai, l’invaincue Ségolène Lefebvre (15 v) est devenue championne du monde WBO des poids super-coq en battant aux points (96-93, 96-93, 97-92) la Mexicaine Paulette Valenzuela (13 v, 1 d).
Au-delà de la victoire, c’est la manière qui retiendra l’attention. La Douaisienne a parfois offert un récital de belle boxe devant une Mexicaine ultra offensive et dangereuse avec ses coups à la godille et une propension à boxer tête en avant.
Dès le premier round, Paulette Valenzuela s’est ruée sur la Française qui l’a mise dans le vent en tournant et en utilisant son jab. La Nord-Américaine ne laissait pas une seconde de répit à Ségolène Lefebvre, elle la pressait sous tous les angles sans réussir à la toucher. La Nordiste avait toujours le geste juste; un pas de côté pour esquiver avant de placer une droite pour stopper la marche en avant de sa rivale.
Paulette Valenzuela continuait son pressing, souvent brouillon mais intense, avec de réelles intentions belliqueuses, Robert Pantigny enjoignait sa championne à ne pas tomber dans le piège et de développer sa boxe technique. Ségolène Lefebvre livra un 5eme round à couper le souffle, avec des gestes de grande classe, elle stoppait net la furie Mexicaine avec un uppercut puis un direct, sa boxe en reculant faisait merveille, ses coups étaient d’une précision chirurgicale. La championne locale capitalisait dans la reprise suivante avec un direct du bras avant donné en piston qui empêchait Paulette Valenzuela d’approcher.
La Mexicaine ne renonçait pas et elle repartait à l’attaque, elle délivrait une série de plusieurs crochets au corps au 7eme round mais « Majestic » Lefevbre tempérait ses ardeurs avec une combinaison droite gauche à la face. Le rythme était élevé dans ce championnat du monde, remarquablement préparée physiquement, Ségolène Lefebvre restait imperturbable, quel contraste entre cette jeune fille d’apparence presque frêle et la championne intraitable, qui tel un matador, maitrisait son adversaire sur le ring avec une classe déconcertante.
D’autres se seraient probablement découragées, pas une Paulette Valenzuela rompue à la dureté des salles Mexicaines. Elle attaquait le 10eme et ultime round en trombe pour toucher son adversaire avec un de ses larges crochets, Ségolène Lefebvre encaissait sans dommages puis elle était comptée ensuite sur une action confuse où elle se retrouvait au sol, «victime d’une chute» dira t-elle.

« Ségolène a livré une prestation quasi parfaite, commente Robert Pantigny, elle a suivi à la lettre la stratégie que nous avions travaillée depuis des semaines et des semaines. Nous savions que Valenzuela était plus petite et qu’elle avançait, les consignes étaient claires : Ne pas se battre avec elle, la tenir à distance et marquer des points. C’est ce que je lui ai répété à chaque minute de repos. On avait axé une part de travail sur la puissance, Ségo n’est pas réputée frappeuse, on a vu qu’elle avait gagné en efficacité. » Quand on fait remarquer au technicien Douaisien que sa championne paraissait facile, il acquiesce mais il précise « son niveau de boxe est la résultante d’un travail de longue haleine, de plusieurs années. Tout est travaillé, chaque geste est répété, des centaines de fois jusqu'à la perfection. Quand je voyais Ségolène réussir une esquive et frapper ensuite, je revoyais les exercices effectués à la salle. Quand elle arrivée chez nous, elle était encore formatée boxe amateur, nous lui avons apporté un cadre pro, étape après étape, physiquement d’abord puis préparation après préparation en fonction des adversaires, elle a toujours progressé pour arriver au niveau et au résultat d’hier soir. La suite ? Je vais d’abord me reposer car ce fut éprouvant de monter un tel évènement puis on verra, pour l’instant on savoure. »
L’Assemblée générale de la FFB a décidé du lancement du présent appel à candidatures pour la désignation des neuf membres représentant les différentes familles de la boxe professionnelle au sein de la LNBP. Cette désignation aura lieu lors du premier Comité directeur de la FFB après le 03 décembre 2021, date de clôture du dépôt des candidatures.

Retrouvez ci dessous les documents concernant les candidatures pour postuler à la Ligue Nationale de Boxe Professionnelle.
La Nordiste (14 v) est sereine à l’heure d’honorer le rendez-vous le plus important de sa carrière. Arrivée à maturité après avoir franchi patiemment une à une les étapes, elle tentera de s’emparer de la ceinture vacante WBO des super-coqs, ce samedi, à Douai, face à la Mexicaine Paulette Valenzuela (13 v, 1 d).

« J’aborde cette échéance positivement. Je me sens bien. Bien sûr, il faudra le gagner, ce championnat, mais, au final, ce n’est que du bonheur. Malgré tout, on avance », se félicite la Française. Sous contrat avec la société de promotion MTK, elle s’est donc vu proposer cette opportunité mondiale qu’elle s’est empressée d’accepter. Son entraîneur, Robert Pantigny, et son club de Douai ont fait le reste en organisant cet événement de taille. Pour cela, il a fallu rameuter les partenaires publics, notamment la Mairie et le Département, mais également une myriade de sponsors privés qui ont apporté leur écot.
La Tricolore mérite plus que jamais d’avoir cette chance planétaire, elle qui, jusque-là, a engrangé les ceintures en WBF, IBO et, dernièrement, celle WBC silver conquise le 28 mai, aux dépens de la Serbe Jasmina Nad. Cette fois, c’est donc dans une fédération majeure qu’elle aura le loisir de faire montre de l’étendue de son indéniable talent. Sa panoplie technique sera sans nul doute un atout précieux contre une adversaire plus petite, issue des poids coqs et qui, autant par caractère que par nécessité, s’efforcera d’avancer sans cesse, de mettre du rythme et d’imposer la bagarre pour casser la distance et dérégler la belle mécanique de la Douaisienne. Cette dernière sait à quoi s’en tenir : elle devra maintenir en respect sa rivale, la contrer dès que possible et désaxer pour ne pas se laisser engluer dans un mano a mano de près ponctué d’accrochages qui, inévitablement, la desserviraient.

« Je suis confiante car la préparation s’est bien passée. J’ai notamment mis les gants, en Belgique, avec Delfine Persoon. Lorsque l’on fait des séances de sparring avec une telle boxeuse et que l’on n’est pas larguée, c’est forcément rassurant. Cela m’a fait progresser. Néanmoins, je suis toujours méfiante car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer sur un ring. En outre, non seulement la Mexicaine est vaillante mais elle n’est pas mauvaise techniquement », nuance Ségolène Lefebvre qui attend impatiemment son heure de gloire. « Disputer le titre en WBO fera taire les gens qui aiment bien parler », sourit-elle. A bon entendeur.
Le Malouin (27 v, 2 n, 10 d) est redevenu champion de France professionnel des mi-lourds en battant, par arrêt de l’arbitre (7e), chez lui, à Clermont-Ferrand, Hugo Kasperski (34 v, 1 n, 11 d). Un succès qu’il aimerait faire fructifier à l’échelon continental.
« Je ne vais pas mentir, le combat a été compliqué. J’ai douté, avoue, sans ambages, le nouveau champion de France. Hugo était remonté et vraiment déterminé à briller devant ses supporters. Cela a donc été compliqué. Je ne m’attendais pas à une telle prestation de sa part car elle ne reflétait pas ses derniers combats au cours desquels il boxait surtout sur un ou deux coups. Là, au contraire, il était très affûté et avait un débit important. Le but était de l’étouffer car, physiquement, je suis assez fort mais également de le toucher au sommet du crâne en passant au-dessus de sa garde. Au final, c’est moi qui avançais mais c’est lui qui distribuait et qui était le patron sur le ring. Le fait qu’il soit plus grand que moi m’a également posé des problèmes car je n’arrivais pas à trouver ma distance. Et puis c’est un frappeur. Cela cognait et j’ai été touché au deuxième round. »
Si bien que l’Auvergnat menait aux points lorsque dans le sixième opus, il s’est fait contrer sur un crochet droit. Il était alors sauvé par le gong mais n’avait, à l’évidence, pas récupéré à l’entame du septième round. Le Breton s’en est aperçu et n’a pas manqué de saisir sa chance en portant l’estocade finale.

Un scénario que déplore Hugo Kasperski, conscient qu’il ne peut s’en prendre qu’à lui-même : « Il fallait boxer à distance or, je ne l’ai pas fait. J’ai préféré aller à la guerre car je voulais gagner avec panache devant mon public. J’ai été poussé par la foule mais ce n’était pas la bonne stratégie à adopter. Je n’ai pas été bon. Félicitations à Kevin. En ce qui me concerne, j’arrête de la boxe parce que j’ai trop d’activités à mener de front. Il y a aussi l’âge. Avant, quand j’étais plus jeune, je gagnais par KO sans forcer et je couchais les mecs. Maintenant, c’est moi qui me fait coucher. Il faut arrêter. J’ai la chance d’avoir une vie professionnelle et une vie familiale bien remplies. Je pense que la boucle est bouclée. »
A trente-deux-printemps, Kevin Thomas-Cojean, lui, aimerait disputer un championnat de l’Union européenne. « C’est mon objectif, assure-t-il. J’ai les pieds sur terre. J’ai conscience que je n’ai pas le niveau d’un Mathieu Bauderlique. Je ne prétends donc pas aller plus haut. Et puis, en France, il y a la jeunesse qui arrive avec des garçons qui sont très forts. »
Le Tarbais (8 v) est devenu champion de France des super-coqs, chez lui, en battant, le 13 novembre, aux points, à l’unanimité des juges (99-91, 99-91, 99-91), Sebastian Iacobas (5 v, 2 n, 3 d). A vingt-deux ans, sa performance est de choix.
Mathis Vegas avait mis toutes les chances de son côté, en s’adjoignant notamment les services d’un préparateur mental. « La préparation s’était très bien déroulée, explique-t-il. Devant Sebastian, j’ai boxé en contre-attaque et en séries de deux ou trois coups tout en misant sur ma vitesse d’autant que lui travaille beaucoup en puissance, en particulier avec son bras gauche. Je savais qu’il allait me faire la guerre. En fait, j’ai adopté successivement plusieurs stratégies. Tantôt, j’occupais le centre du ring, tantôt, je reculais pour remiser. Ma rapidité gestuelle, mon endurance, ma plus grande précision et le rythme que j’ai imprimé dans les échanges m’ont permis de faire la différence d’autant que je me suis également efforcé de bien finir les rounds. Parfois, il a essayé de changer de garde mais cela ne m’a pas perturbé car j’arrivais à chaque fois à tourner du bon côté. » Seul bémol, l’Occitan a eu l’arcade sourcilière droite ouverte, dans le neuvième opus, suite à un coup de tête. Il a donc été contraint de gérer la fin du duel sans s’engager outrageusement d’autant qu’il savait que la partie était gagnée.
Plus monolithique tactiquement, Sebastian Iacobas ne conteste pas le verdict quand bien même, fidèle à son tempérament, a-t-il tout donné : « Je n’ai fait qu’avancer pendant dix rounds mais je n’ai pas réussi à le coincer suffisamment. Mathis a été plus malin et a réussi à trouver les solutions pour sortir. Cela a rendu mon pressing inefficace. Physiquement, nous avons été tous les deux présents et les dix reprises sont passées plutôt vite mais encore une fois, je n’ai pas trouvé la solution pour lui faire mal. Le fait qu’il soit gaucher m’a également beaucoup gêné et encore plus déstabilisé. En outre, dès que je travaillais, il était suffisamment hermétique défensivement pour ne pas prendre de coup et marquer ses points derrière. J’aimerais avoir une nouvelle chance nationale. Je prendrai ce qui viendra. »
De son côté, le Haut-Pyrénéen peut savourer son succès, lui qui a été sacré trois fois champion de France amateur chez les jeunes, une en cadets et deux en juniors. Il n’avait d’ailleurs pas eu le temps de rééditer son exploit en seniors car il a fait le choix de passer pro dès l’âge de dix-neuf ans. « Cette ceinture est un bon début d’autant que je suis le premier Tarbais champion de France professionnel de boxe, se réjouit-il. À présent, l’objectif est de la défendre puis, en cas de succès, pourquoi ne pas viser le titre de l’Union européenne. C’est mon père qui gère ma carrière. S’il pense que je suis prêt et que l’on nous propose quelque chose, j’irai. Sebastian a fait match nul contre j’ai l’ancien champion d’Europe, le Belge Stéphane Jamoye. Le fait de l’avoir battu largement m’incite à croire que je ne suis pas loin du niveau européen. Il faut encore que je gagne en puissance pour arriver à remporter mes combats avant la limite. Pour le reste, sur le plan technique, cela va bien. »
Le champion de France professionnel des lourds (8 v) a conclu victorieusement la première défense de son titre en dominant aux points, à l’unanimité des juges, Karim Berredjem (10 v, 8 d) , le 13 novembre, à Clermont-Ferrand. Un succès qui atteste de sa progression.
« Je me suis comporté en champion, en m’efforçant de contrôler d’entrée mon adversaire d’autant que nous étions chez lui, explique Nicolas Wamba. J’ai voulu être le patron sur le ring. J’ai directement pris l’ascendant en avançant sur lui tout en le maintenant à distance avec mon bras avant. Dès que je pouvais lui faire mal, je l’ai fait. Quand j’ai vu que cela ne venait pas, j’ai contrôlé. En somme, j’ai fait le job en étant plus précis. Je me suis imposé de manière indiscutable. J’en suis fier d’avoir montré de quoi je suis capable. »
De son côté, Karim Berredjem admet avoir failli : « J’ai bien attaqué le combat puis, j’ai eu un trou au milieu du match. Cela a été un mano a mano et j’ai péché physiquement. Je n’ai pas eu suffisamment de caisse. Je suis un peu revenu sur la fin, lorsque j’ai retrouvé un second souffle, mais il faut dire la vérité : Nicolas a été meilleur que moi. Je souhaitais faire le pressing dans les premiers rounds et, ensuite, le laisser avancer pour le contrer mais je n’y suis pas parvenu d’autant qu’il a une boxe embêtante. En outre, en ce qui me concerne, il est compliqué de me préparer dans la mesure où j’ai une entreprise dans le bâtiment, laquelle est très accaparante. » C’est pour cela qu’à trente-cinq ans, l’Auvergnat, dont c’était la troisième chance au niveau national, réfléchit à la suite à donner à sa carrière.

Le tenant aussi mais, lui, de manière forcément plus positive. « Si une autre défense se présente, je la ferai, suggère celui qui a débuté en pieds-poings. J’aimerais également partir sur un championnat continental. J’y pense. On verra ce que l’avenir me réserve. Pour l’instant, je ne me suis pas vraiment fixé d’objectif. Je me rapproche du niveau européen mais j’ai encore du travail. Je pars dans l’optique que je suis tout nouveau car cela ne fait que deux ans que je pratique l’anglaise et que je rencontre des gens qui, eux, en ont toujours fait. Je n’ai pas assimilé tout ce qui en fait la spécificité. Je suis en évolution. Il faut notamment que j’apprenne à travailler avec des appuis qui soient comparables à ceux d’une personne qui a débuté en anglaise. J’en ai conscience et c’est ce que je m’efforce d’améliorer ainsi que mon bras avant. »
C’est avec une infinie tristesse que nous apprenons le décès de Julie Le Galliard survenu à l’âge de 31 ans dimanche soir à l’hôpital de Marseille après avoir lutté pendant deux mois contre des complications dues à la Covid 19.
C’est en assistant au championnat d’Europe d’Anne Sophie Mathis contre Nathalie Toro en 2005 à Dombasle que la jeune Julie se découvre une passion pour le noble art. Première licence cette année-là en Boxe éducative au Dombasle Boxe avec Mr René Cordier, le réputé entraineur Lorrain.

La jeune fille passe dans les rangs amateurs en 2010 et les résultats s’enchainent jusqu’à une demie finale des championnats nationaux amateurs. Elle devient championne de France en 2015 dans la catégorie des poids plumes et vice-championne en 2016. Sociétaire de l’équipe de France, Julie Le Galliard connait une série de blessures, au genou d’abord puis à l’épaule qui ralentissent sa carrière. Titulaire d’un DEJEPS, elle participe à la formation des prévôts. Julie migre à Lyon où elle boxe un peu tout en reprenant des études universitaires, elle obtient un DEUST pour intervenir dans le champ de l’animation et du sport. Désireuse de s’investir auprès des jeunes, Julie Le Galliard décide de passer et réussir le concours de la PJJ même s’il lui faudra faire une préparation à l’autre bout de la France. Julie était en poste à Avignon où elle était éducatrice de la PJJ jusqu’à ce qu’elle tombe malade…
«Julie était attirée par le sport social, sur l’aide à apporter aux autres, confie Myriam Chomaz. «C’était une belle personne, profondément humaniste, pendant ses études à Lyon, elle vivait avec une mamie de 90 ans pour la soulager dans son quotidien et en même temps elle travaillait avec des jeunes de quartiers, toujours avec la même empathie. Julie avait une personnalité universelle, dotée de la capacité à communiquer avec les gens de toutes classes sociales. Elle était spontanée et ressentait les choses avec justesse pour aller toucher l’autre, que ce soit le jeune ou le directeur. C’était une communicante, elle aimait les mots, le contact, pas étonnant qu’elle ait pratiqué un sport de contact, ce n’était pas une solitaire. Elle savait saisir tout ce qui pouvait l’aider à avancer. Julie était aimée et très appréciée par tous ceux et celles qui l’ont côtoyé. Julie était pétillante, avec de l’humour, parfois rebelle mais dans le bon sens du terme. J’étais un peu sa grande sœur d'armes, elle va terriblement nous manquer… »
"Nous étions très proches à une époque, j'étais dans son coin quand elle a remporté le championnat de France, se souvient Anne Sophie Mathis, elle est descendue dans le sud pour son travail et pour voir autre chose, alors on s'appelait moins souvent mais nous restions en contact, on se voyait quand elle venait chez ses parents que je connais bien. Elle était heureuse, sa formation avait fonctionné, cela se passait bien au niveau des jeunes. Elle ne se plaignait jamais, elle avait un caractère fort, nous avons tous énormément de peine ce soir..."

La Fédération Française de Boxe et son comité directeur par la voix de son président Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux proches de Julie Le Galliard.
Avec la disparition de Patrick Valluet, emporté par une cruelle maladie à l’âge de 72 ans, la boxe de la région Grand Est perd l’un de ses plus fidèles serviteurs.
Patrick Valluet fut boxeur amateur entre 1970 et 1980 à Dombasle avec ses amis d’enfance, Claude Clerget et René Acquaviva. Patrick Valluet embrassa la carrière d’entraineur au début des années 90 quand son fils Bruce devint boxeur. Il officia pendant une dizaine d’années au CPSD, où boxait un certain Jean Maurice Chanet, champion d’Europe des poids lourds.

En 2000, il fonde le Boxing Club Ancerville avec son fils Bruce, un club qu’il a tenu à bout de bras pendant vingt ans, toujours poussé par son amour indéfectible pour la boxe. Une passion qui l’aura guidé pendant toutes ces années pour former et inculquer de vraies valeurs sportives à ses jeunes pugilistes. « Patrick était une force de la nature, un homme adorable, confie Stanislas Carbone Président du Boxing Club Villerupt. Il était toujours souriant avec de l’humour, Il devait être parmi nous pour la 4eme édition du challenge Alexis Vastine de boxe éducative. Ancerville et Dombasle sont cruellement touchés avec les disparitions de la petite Julie Le Gaillard et de Patrick. »

La Fédération Française de Boxe et son comité directeur par la voix de son président Mr Dominique Nato, présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux proches de Mr Patrick Valluet.
Il y avait une grosse activité professionnelle sur les rings Français ce week end avec quatre championnats de France et deux finales de la Coupe de France Elites. Mehdi Mouhib (EU, lire ici) vendredi et Dylan Bregeon (EBU, lire ici) hier soir en Angleterre, ont disputé deux championnats Européens.
Deux championnats de France au programme avec l'invaincu Nicolas Wamba (8 v) qui a défendu victorieusement pour la 1ere fois son titre national des poids lourds en battant aux points (98-92, 98-92, 98-92) Karim Berredjem (10 v, 8 d). (Lire ici)
Kevin Thomas Cojean (27 v, 10 d, 2 n) a conquis le titre des poids mi-lourds en battant Hugo Kasperski (34 v, 11 d, 1 n) par arrêt de l'arbitre à la 7eme reprise. Le Breton a durement touché Hugo Karsperski au 7eme round avec une droite pour enchainer ensuite avec une série des deux mains à la face, Mr Stéphane Nicolo a stoppé le combat alors que le Clermontois glissait au tapis. (Lire ici)
La finale de la Coupe de France Elites des poids super-légers entre Hassan Hamzile (3 v) et Don Yves Mikaël Taha (7 v, 2 d) a tenu toutes ses promesses.
Huit reprises menées tambour battant entre deux hommes déterminés à remporter la victoire. Le longiligne Hassan Amzile a dû s’employer pour contenir la fougue et les offensives du musculeux Massicois qui ne lui a pas laissé une seconde de répit.
Quand Hassan Amzile touchait en bas, Mikaël Taha répliquait avec des crochets des deux mains. L’ancien sociétaire de l’équipe de France fut plus précis que son adversaire même si les deux boxeurs étaient relativement proches. Les deux belligérants ont donné un nombre impressionnant de coups du 1er au 8eme round, cette finale atteignant des sommets d’intensité lors des deux ultimes reprises. Hassan Hamzile fut déclaré vainqueur par décision partagée (78-74, 77-75, 73-79).

Dans l’autre combat de la soirée, en poids coq, Hmiani Kaddour (1n) et Ahmed Ibraguimov (1 v, 3 n) se sont séparés sur un match nul.
Le styliste Hmiani Kaddour s’est heurté à un roc, l’offensif Ahmed Ibraguimov bien campé sur ses appuis, est resté dangereux pendant les quatre reprises avec son puissant bras arrière.
La finale de la coupe de France des poids moyens opposait Franck Zimmer (9 v, 2 d) à Ismaël Seck (6 v, 6 d, 1 n).
Franck Zimmer s’est imposé par décision partagée (77-75, 77-75, 75-77) après un combat compliqué face un rival plus grand que lui. Les crochets des deux mains et la gestion de la distance du Castelroussin ont fait la différence dans ce combat équilibré.
En poids super-légers, Abibe Bennama (9 v, 2 d) a battu par TKO à la 6eme reprise le Roumain basé en Espagne, Marian Marius Istrate (3 v, 11 d).
En poids plume féminin, Odelia Ben Ephraim (1 v, 1 d) s’est imposé par décision majoritaire devant Fanny Cruzelle (2 d, 1 n).
Cinq combats professionnels dans ce grand gala organisé par Hamid Zaim se sont disputés en marge du championnat de France des poids super-légers, (compte rendu ici)
Le poids super-welters, Jordan Neveux (10 v, 2 d) a connu une cruelle désillusion en étant battu avant la limite par l’Ukrainien Dmytro Bohdanov (7 v, 5 d). Le Nouzonnais a été dominé pendant les quatre rounds qu’aura duré cette rencontre. Malgré son palmarès mitigé, Dmytro Bohdanov s’est avéré être un dur combattant, bon technicien possédant une puissance de frappe au-dessus de la moyenne. Jordan Neveux a été ébranlé dès le 1er round par un uppercut, puis l’Ukrainien a continué son travail de sape en le touchant sous tous les angles. L’arbitre a stoppé fort à propos ce combat devenu à sens unique à la 4eme reprise.
Le jeune poids léger, Yoni Valverde (5 v), n’a eu besoin que d’un petit round pour terrasser le Serbe Milan Savic (4 v, 41 d, 4 n). Yoni Valverde a délivré une série de coups des deux mains pour mettre hors de combat son adversaire.
Victorien Monny (4 v) a fait étalage de sa belle boxe devant le Serbe Demitrije Djordjevic (1v, 40 d, 4 n). Victorien Monny a été confronté à un baroudeur des rings doté d’une résistance peu commune. Le Français a réussi à le mettre au tapis à la 4eme reprise avec un crochet gauche au corps mais le Serbe a tenu la limite malgré la qualité des frappes de son rival.
En poids Coq, Abdessamad Ferdaoui (4 v, 1 n) a battu aux points le coriace Italien Gianluca Conselmo (6 v, 3 d).
Yvan Polet (4 v, 1 d) Ognjen Kaukovic (8 v 22 d) dans la catégorie des poids moyens

Trois combats professionnels, avec des fortunes diverses pour les boxeurs locaux, se sont disputés au Casino de la station thermale Savoyarde.
Le poids moyen Gaston Due (6 v, 4 d, 1 n) a infligé une défaite avant la limite à Mickaël Diemunsch (8 v, 5 d, 1 n). Le Biterrois a délivré un double uppercut du gauche qui a durement secoué Mickaël Diemunsch à la seconde reprise avant d’enchainer avec ses crochets, le coin a sagement jeté l’éponge.
En mi-lourds, Rochdi Ben Arbia (5 v, 2 d) s’est remis en selle après sa courte défaite de la semaine dernière avec une large victoire aux points (60-54, 60-54, 60-54) face à Lakhdar Ouzar (6 v, 1 d) qui subit son 1er revers chez les professionnels.
Henri Manga (2 v) a ajouté une seconde victoire à son jeune palmarès en battant aux points (40-36, 40-36, 39-37) Jimmy Wailly (4 v, 12 d, 3 n).

Mathis Vegas (8 v) est devenu champion de France des poids super-coqs en battant aux points (99-91, 99-91, 99-91) Sébastien Iacobas (4 v, 3 d, 2 n). A lire ici
Meryl Vegas (21 v, 5 d) qui restait sur deux défaites avant la limite, s'est relancé en battant aux points (59-55, 58-56, 58-56) Alain Christian Sangue (11 v, 6 d, 1 d).