Les participantes des finales des Championnats de France amateurs (CFA) seniors, le 11 décembre, à Pontoise, ont redonné du lustre au secteur féminin, plus que jamais en quête de forces vives en ce début d’olympiade. Même si la hiérarchie n’a pas été bouleversée, il reste forcément des places à prendre.

Pour le premier combat de la soirée, Davina Michel (-75 kg) voulait donner le ton et le la. Elle y est pleinement parvenue en étrillant Tallya Brillaux, dominée dans tous les domaines et comptée dans le deuxième et le troisième round. Trop souvent sur le reculoir, elle a subi la loi de la Martiniquaise plus puissante, plus entreprenante et nettement plus impactante avec son bras arrière.

Dans une configuration semblable, en -48 kg, Rim Bennama (Blagnac BC) a fait étalage de toute sa classe et de sa frappe pour dominer trop largement la vaillante Ranah Khalil (C Positif Drancy) par jet de l’éponge (2e). L’Occitane n’a pas fait de détail ni de cadeau afin de se parer de sa première ceinture nationale en seniors.

Fatia Benmessahel  a validé sa mue pugilistique

D’autres Bleues ont tenu leur rang et assis leurs prétentions à être le maillon fort de leur catégorie. Ainsi, en -51 kg,  Romane Moulai (Challenge Boxing) a littéralement étouffé la courageuse Romane Chotard (Boxing Beats Aubervilliers) en se montant à la fois plus incisive offensivement et plus hermétique défensivement. Elle aussi comptée deux fois, la Francilienne, encore tendre, a eu le mérite de ne jamais renoncer.

En -64 kg, Fatia Benmessahel (CSL Aulnay-sous-Bois) a validé sa mue pugilistique. Moins encline à tout miser sur le cardio et un rythme effréné, voilà la Francilienne encline à construire ses actions et à acquérir une technique ciselée. Ne reste plus qu’à l’élève ingénieure à allier les deux. En attendant, ses récents acquis l’ont aidée à venir à bout de Lilia Cherifi, fille d’Hacine et qui a visiblement fait fructifier son ascendance en se montrant, comme lors des tours précédents, entreprenante et généreuse dans l’effort même si l’ensemble reste, et c’est bien normal, à peaufiner.

Quant à Salma Friga (RC Valley) a confirmé devant Mélina Ainaoui (RO Saint-Sébastien) au terme d’un duel extrêmement serré au cours duquel les deux protagonistes se sont livrées sans retenue, la palme revenant d’un chouïa à la Phocéenne un tantinet plus précise dans les moments qui comptaient. Forte de son succès, elle s’est ouvertement positionnée comme candidate à l’équipe de France dont elle entend devenir la numéro une en -54 kg alors que Caroline Cruveiller détient ce statut officieux.

Marine Rostan sacrée après sept ans d’interruption

En -60 kg, Sabrina Belkhadra (Échirolles Boxe), dix-huit printemps, a également décroché la timbale de peu à l’issue d’une confrontation assez fermée contre Rania Ben Rejeb (Boxoum) et aspire désormais à un avenir chez les Bleues.

A vingt-sept ans, Fanny Galle veut encore y croire, elle qui a fait parler ses qualités physiques et son expérience pour prendre l’ascendant sur la toute jeune Tahitienne Heriani Temarono, courageuse, téméraire mais qui demande à voir sa boxe polie et affinée pour rivaliser à ce niveau. En progrès gestuellement, la sociétaire du BC Garges, elle, a réalisé le doublé puisqu’elle avait été sacrée en -64 kg lors de la précédente édition. Elle envisageait alors à passer professionnelle mais elle avait sursis à sa décision, faute de propositions. Celle-ci est toujours de mise, à moins d’avoir une opportunité d’être en lice pour une qualification olympique aux Jeux de Paris 2024.

C’est précisément l’ambition de la revenante Marine Rostan, sacrée en -57 kg après sept ans d’interruption suite à une blessure. Totalement requinquée, l’Agenaise a maîtrisé habilement et tactiquement les assauts assidus mais prévisibles de la Bordelaise Coletivi Yetongnon. Une ceinture qui, comme pour la plupart de ses comparses, la conforte dans son rêve d’être de la fête dans trois ans.

Les finales des Championnats de France seniors masculins, qui se sont déroulées, le 11 décembre, à Pontoise, ont, dans l’ensemble, été de bonne facture et ont concrétisé une très nette amélioration qualitative au fil des tours de la compétition. Ce qui, en cette période de Covid-19, est fort appréciable.

L’ordre de passage a octroyé à Ibrahim Boukedim (-52 kg) l’honneur de donner le tempo de la soirée. Le sociétaire du BC Héninois a, en effet, livré une copie à l’aune de sa boxe : diversifiée, entreprenante et enthousiaste. Bref, à l’image du médaillé européen qu’il fut chez les jeunes. Face à lui, l’inexpérimenté Enzo Borrel (ABC Carcassonne) a été digne de l’événement, ce qui augure des lendemains fastes.

En -56 kg, Romain Goreni (US Fontenaysienne) a également été brillant. Alors qu’il ne s’agit que de sa première année en seniors, son style et sa gestion du combat attestent d’une maturité qui incite à l’optimisme autant que sa propension à être sans cesse en activité, sans jamais tomber dans la monotonie.

En -60 kg, Alexis Germane (CBA de Sainte-Marie) a fait honneur à l’école pugilistique réunionnaise dont il est un pur produit. A la fois percutant et rapide de bras, il a accepté le bras de fer de cogneurs que lui a imposé le Troyen Karim Bathily Abdou, hélas disqualifié après avoir écopé de trois avertissements pour accrochages.

La passe de cinq pour Djamili Aboudou Moindze

On serait tenté d’affirmer qu’Hugo Grau (Boxe 85) avait fait le plus dur, en -69 kg, en éliminant, en demi-finale, le Normand Enzo Marguerite. Il s’est paré de sa première ceinture chez les seniors en dominant sans discussion le courageux Val-de-Marnais Tahar Belkhir (VGA Saint-Maur) qui a imposé un pressing constant mais bien trop prévisible pour être efficace. Le Vendéen a su faire avec maestria ce qu’il fallait, en l’occurrence, esquiver avec des pas de côté, multiplier les uppercuts et contrer dans le temps.

Tout comme son compère de l’équipe de France, Lounès Hamraoui (-64 kg), quelque peu malmené d’entrée par le rugueux Tahitien de Nantes, Tautuatemaeva Dauphin. Puis le Normand, à l’évidence entravé dans ses intentions par ses coupures à l’œil et derrière l’oreille, a su être davantage mobile et précis pour faire parler sa vista et désaxer prestement en sortie d’action afin de ne pas se laisser embringuer dans un rapport de forces de près.

Autre Bleu qui avait affaire à une position corsée, Moreno Fendero (-75 kg) s’en est sorti avec la manière et les honneurs devant Thierry Ngounda (B’O Boxing Yoka Achères) qui n’a pas lâché le morceau et tenté crânement sa chance, même après avoir été compté dans la reprise initiale. Simplement, le Chartrain, plus puissant mais aussi plus complet, a été plus impactant en combinant davantage et en délivrant des uppercuts du bras avant de toute beauté.

En super-lourds (+91 kg), Djamili Aboudou Moindze (Couderkerque Ring) a réalisé la passe de cinq en demeurant fidèle à lui-même : incisif, virevoltant sur les jambes, souple du buste et doté d’une vitesse d’exécution rare pour la catégorie. Il a toutefois été envoyé sur son séant, après avoir encaissé une droite en ligne de son jeune contradicteur, le Massicois Maxime Vaz qui a fait plus que très bonne impression alors qu’il ne compte même pas dix sorties chez les seniors ! Magnifique athlète, intelligent dans le carré magique et pourvu d’un bagage déjà fourni dont il use avec à-propos, il fait plus que son jeune âge, ce qui, en pareil cas, est un compliment.

L’adage est connu : l’enjeu tue le jeu. Les deux Roubaisien, Seydi Coupé (BC Roubais) et Soheb Bouhafia (ABC Roubaisien), qui se tirent la bourre pour s’accaparer le leadership des -91 kg, l’ont éprouvé à leurs dépens, à l’issue d’une confrontation extrêmement hachée, qui s’est déroulée pour l’essentiel à mi-distance et qui a été émaillée de nombreux accrochages. Elle a vu Seydi Coupé l’emporter au grand dam de son rival, forcément extrêmement marqué par cette défaite qu’il pense ne pas mériter.

La relève a répondu présent

Enfin, le succès peut-être la plus marquant émotionnellement et symboliquement a sûrement été celui, en -81 kg, de Cheikmar Koné (Académie de boxe Alain Marion), fils de Malamine Koné, au détriment d’Axel Yoka (B’O Boxing Yoka Achères), frère de Tony. Parce que ceux deux-là doivent batailler sur et en-dehors du ring pour se faire un prénom. Parce que le vainqueur du jour, qui, après une entame en sa défaveur, a imposé son cardio, son débit de coups, sa constance et l’efficacité de ses actions, n’a eu de cesse de démontrer, par un louable travail dans l’ombre, que sa présence à stade n’est que le fruit de ses mérites et non d’appuis dont des esprits revêches l’affublent.

Dans le discours de la plupart des lauréats, même des plus jeunes, les Jeux de Paris 2024 étaient une récurrence qui témoigne de la dimension galvanisante de cette grandiose échéance. Gageons, nonobstant, que pour la nouvelle et prometteuse génération, ce sont davantage les JO de Los Angeles, en 2028, qui sont dans le collimateur. Mais abondance de biens ne nuit pas. Elle est d’autant plus souhaitable pour lutter contre la Coid-19 qui a sérieusement amenuisé les forces vives de la discipline. Et c’est peut-être là le satisfecit essentiel de cette édition des CFA : la relève a répondu présent et laissé entrevoir un potentiel avéré aux allures de pierre fondatrice d’un édifice : celui de la reconstruction.

Les finales des championnats de France amateurs Élite femmes et hommes se sont déroulées ce samedi 11 décembre à Pontoise.

Interview du Président Dominique Nato

Résultats hommes (compte rendu ici)

52 kg

Ibrahim Boukedim (BC Heninois) bat Enzo Borrel (ABC Carcassonne) 4/1

56 kg

Romain Goreini (US Fontenaysienne) bat Emmanuel Maille (Noble Art de Canohes) 5/0

60 kg

Alexis Germane (CBA de Sainte Marie) bat Karim Abdou Bathily (Stade Troyen) disqualification 2eme reprise

64 kg
Lounes Hamraoui (Le Noble Art de Rouen) bat Tautuatemaeva Dauphin (Nantes PC) 5/0

69 kg

Hugo Grau (Boxe 85) bat Tahar Belkhir (C Positif Drancy) 5/0

75 kg 

Moreno Fendero (Boxe Chartraine) bat Thierry NGouda (BO Boxing Yoka Achères) 5/0

81 kg

Cheikhmar Koné (Académie de Boxe Alain Marion) bat Axel Yoka (B'O Boxing Yoka Achéres) 4/1

91 kg

Seydi Coupe (BC Roubaix) bat Soheb Bouafia (ABC Roubaisien) 5/0

+91 kg

Djamili Moindze Aboudou (Coudekerque Ring) bat Maxime Vaz (Gwadaboxing Club) 5/0

Résultats femmes (compte rendu ici)

48 kg

Rim Bennama (Blagnac Boxing Club) bat Ranah Khalil (C Positif C) arrêt de l'arbitre 2eme


51 kg

Romane Moulai (Challenge Boxing) bat Romane Chotard (Boxing Beat Aubervilliers 5/0

54 kg  

Friga Salma (RC Valley) bat Melina Ainaoui (RO Saint Sébastien)

57 kg

Marine Rostan (Pennes Agen) bat Coleviti Yetongnon (CAM Bordeaux) 5/0

60 kg

Sabrina Belkhadra (Echrirolles Boxe) bat Rania Ben Rejeb 4/1

64 kg

Fatia Benmessahel (CSL Boxe Aulnay Sous Bois) bat Lilia Cherifi (BC Montuel)

69 kg

Fanny Galle (BC Garges) bat Heriani Temarono (AS Moorea Boxing Club) 5/0

75 kg

Davina Michel (BC Garges) bat Tallya Brillaux 5/0

Les demi-finales des Championnats de France amateurs (CFA) seniors se sont déroulées, le 10 novembre, à Pontoise. Leur teneur a été dans l’ère du temps : la vaillance et la volonté ont pris le pas sur l’esthétique et l’inspiration. Ce qui n’a pas empêché le spectacle d’être haletant.

Entraîneur national en charge de la filière masculine, Malik Bouziane est quelque peu resté sur sa faim à l’issue de cette journée dense mais qui n’a guère donné lieu à des révélations. « Le niveau était moyen, concède-t-il. Cependant, les combats étaient beaucoup plus engagés et équilibrés que lors des tours précédents mais, le plus souvent, au détriment de la technique. La plupart se sont contentés de délivrer des coups isolés et quelques enchaînements mais sans réellement combiner. A la clef, inévitablement, un déficit de continuité dans les actions. Pourtant, on ne cesse de répéter que c’est l’une des exigences incontournables pour performer à l’échelon international… On a senti qu’il y avait un manque général de repères et d’automatismes. Toutefois, les pensionnaires des pôles, que ce soient celui de Nancy ou de l’Insep, ont été au rendez-vous.  »

Plus complet et plus rapide de bras, Hugo Grau (-69 kg) s’est adjugé la demi-finale la plus observée de l’après-midi aux dépens du valeureux Enzo Marguerite en pleine progression. Certains Bleus ont d’ailleurs dû s’employer pour passer l’obstacle. Ils y sont parvenus sans discussion mais pas toujours avec toute l’aisance et le brio attendus, à l’image de Moreno Fendero (-75 kg), Soheb Bouafia (-91 kg), Seydi Coupé (-91 kg) ou de Djamili Aboudou Moinze (+91 kg) qui, à sa décharge, n’était plus remonté sur un ring depuis février dernier


Au demeurant, l’essentiel - le résultat - est là et c’est souvent la loi du genre des CFA : la victoire importe davantage que la manière. Pour autant, outre Hugo Grau, des individualités se sont chargées de faire mentir l’adage et y ont mis les formes. Cela a été le cas d’Ibrahim Boukedim (-52 kg), beau vainqueur de Théo Ticout, d’Alexis Germane (-60 kg), de Lounès Hamraoui (-64 kg) et de Maxime Vaz (+91 kg) qui a fait montre de belles prédispositions devant le rugueux Geoffrey Versin. « Mis à part ceux que l'on connaît déjà, qui sont donc en structure ou font partie du groupe France, les espoirs repérés seraient plutôt programmés pour les Jeux de 2028 », conclut Malik Bouziane.

Heriani Temarono, Melina Ainaoui et Lilia Cherifi, les surprises

Quant à ces dames et demoiselles, elles ont globalement été à la hauteur de l’événement, estime Stéphane Cottalorda, entraîneur national en charge de la filière féminine : « Nous sommes montés de niveau comparé à ce que nous avions pu voir lors des huitièmes et des quarts de finale. Le progrès est aussi notable qu’appréciable. Cela s’est ressenti tant techniquement que tactiquement mais également en termes d’engagement et d’agressivité. » Un bilan plutôt flatteur à mettre essentiellement à l’actif des boxeuses les plus expérimentées et qui, du reste, ont déjà été identifiées par le staff. A cet égard, on peut citer Rim Bennama (-48 kg) qui a vaincu Ambrine Zitouni, issue des juniors, à l’issue d’un duel de toute beauté aux allures de finale avant l’heure. Toutes deux sont des habituées de l’Insep.


Émilie Sonvico (-69 kg) est, en revanche, passée à côté après avoir été comptée deux fois et dominée par la Tahitienne Heriani Temarono qui a fait parler sa puissance et créé la surprise du jour. Même si elle demeure très perfectible gestuellement, l’entraîneur national a goûté sa performance tout autant que celle de Melina Ainaoui (-54 kg) qui a pris l’ascendant sur Zoé Couvercelle en étant explosive et en soignant ses préparations d’attaque. Là encore, la finale contre Salma Friga, ancienne membre de l’équipe de France junior, s’annonce prometteuse. Enfin, la revenante Marine Rostan (-57 kg) poursuit son petit bonhomme de chemin. Comme d’autres, elle fait partie des candidates susceptibles d’intégrer le collectif national senior.

La Fédération française de boxe a tenu absolument à organiser les championnats de France Elites 2021, après la crise sanitaire qui a fortement perturbé les réunions de boxe depuis le début de la crise sanitaire en Mars 2020. Retrouvez ici toutes les infos relatives aux CFA Elites 2021

Les demi-finales femmes et hommes, organisées par MK Events, se disputent ce vendredi 10 décembre et les finales auront lieu le samedi 11 décembre au  Complexe sportif des Maradas de Pontoise. La compétition sera retransmise gratuitement sur Fight Nation

Premiers résultats :

Femmes

48 kg

Rima Bennama bat Ambrine Zitouni 5/0

Ranah Khali bat Elodie Balardelle 5/0

51 kg

Romane Moulai bat Elona Courtade par forfait

Romane Chotard bat Ilada Kaba 5/0

54 kg

Melina Ainaoui bat Zoe Couvercelle 4/1

Friga Salma bat Charlotte Rigor-Alves 4/1

57 kg

Marine Rostan bat Syrine El Mesbahi 5/0

Coleviti Yetongnon bat Julina Nilusmas 4/1

60 kg

Rania Ben Rejeb bat Eva Amsellem 4/1

Sabrina Belkhadra bat Charléne La Rizza 5/0

64 kg

Lilia Cherifi bat Anaïs Dives par arrêt de l'arbitre 1er round

Fathia Benmessahel bat Leana Khalili 5/0

69 kg

Fanny Galle bat Magali Germane 5/0

Heriani Temarono bat Émilie Sonvico 3/2

Hommes

64 kg

Tautuatemaeva Dauphin bat Ionut Berinde 3/2

Lounes Hamaraoui bat Clément Saumon 5/0

52 kg

Boukedim Ibrahim bat Theo Ticout 5/0

Enzo Borrel bat Wail Jamai 5/0

56 kg

Romain Goreni bat Nathan Leotte 5/0

Emmanuel Maille bat Maheddine Hadjamar 5/0

60 kg

Alexis Germane bat Nasser Bellazereg 5/0

Karim Abdou Bathily bat Zakaria El Madjouli 5/0

69 kg

Hugo Grau bat Enzo Marguerite 5/0

Tahar Belkhir bat Luigi Bascle 3/2

75 kg

Moreno Fendoro bat Baptiste Cheval 5/0

Thierry Ngouda bat Louis Ameline 4/1

81 kg

Axel Yoka bat Raphaël Monny 3/2

Cheikmar Kone bat Maxandre Midoux KO 3

91 kg

Soheb Bouafia bat Sall Ibrahima 5/0

Seydi Coupe bat Karamba Kebe 4/1

+91 kg

Djamili Moindze Aboudou bat Mustapha Diop 4/1

Maxime Vaz bat Geoffrey Versin 5/0

Tableaux de compétitions et infos pratiques des phases finales des CFA 2021

La dernière session de la FCN prenait place une nouvelle fois dans l'emblématique salle du Boxing Beats, où 22 participants provenant de toute la France (IDF, Lorient, Suisse, Saint-Etienne) s'étaient réunis pour apprendre et découvrir le métier de cutman.

Laurent Boucher et Franck Romeo remercient tous les participants pour leur implication, leur sérieux et leur rigueur durant tout le week-end, riche en échange et en partage d'expériences.

crédit photo/Laurent Gudin

Les deux techniciens-formateurs remercient également Mouloud Bouziane, président du Comité régional d'Ile-de-France de Boxe, pour sa venue et son discours sur l'importance de professionnaliser l'encadrement des combattants, et sur la mixité des intervenants (4 femmes, un record !). Remerciements appuyés au Boxing Beats (@said_bennajem) pour l'accueil toujours idéal, sans oublier la Fédération Française de Boxe partenaire essentiel de la FCN.

À vos agendas ! La nouvelle année arrive à grands pas, et c'est déjà le moment de prendre rendez-vous.

La première session de l'année pour la FCN se tiendra le week-end des 22 & 23 janvier 2022, à Royat (63130) en collaboration avec le comité régional d'Auvergne-Rhône-Alpes et le Royat Boxing Club de Momo Gharbi !

En espérant vous retrouver nombreux et nombreuses pour cette grande première dans la région !

Les inscriptions sont désormais ouvertes sur le site officiel www.formation-cutmen-nationaux.com.

Pour plus de renseignements, écrivez à: cutmen.nationaux@gmail.com.

Le super champion WBA des lourds-légers (26 v) défendra sa ceinture face à son challenger officiel, le Russe Aleksei Egorov (11 v), le 10 décembre, à Ekaterinbourg. Un combat aux allures de renaissance tant il marque la fin d’une longue période d’inactivité forcée.

Deux ans qu’il ronge son frein, depuis la dernière fois qu’il est monté sur le ring. C’était le 28 décembre 2019, à Marseille, contre le Moldave Constantin Bejenaru, vaincu assez aisément. Et quand on connaît Feroz, ce n’est pas la situation qu’il chérit le plus, lui le battant qui n’aime rien moins qu’en découdre. Bref, le fauve, contraint à tourner en rond comme un lion en cage en raison de la crise sanitaire et des aléas du boxing business, attend d’être lâché sur le ring sibérien. Inutile de dire qu’il a le mors aux dents.

D’autant que ces vingt-quatre mois ont été jalonnés de galères en tous genres. Ainsi devait-il remettre en jeu son titre, le 13 décembre 2020, au Cannet, contre un autre Russe, en la personne de Yury Kashinsky (19 v, 1 d) mais une blessure - une fracture du cartilage chondro-costal de la 9e côte - survenue à l’entraînement, lors d’une séance de sparring, avait contrecarré ses plans. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts et l’intéressé s’est séparé de son promoteur, Sébastien Acariès.

Confronté à des difficultés d’obtention de visa, il n’a pas, non plus, pu se préparer, comme à son habitude, à Big Bear Lake, en Californie, avec son mentor, Abel Sanchez, qu’il n’a pas vu depuis 2019. C’est pourquoi le natif d’Erevan s’est entraîné un mois, en août, au Mexique avant d’enchaîner à Aix-en-Provence avant de repartir en Espagne, dans la Sierra Nevada, pour bénéficier des effets galvanisants de l’altitude. De l’autre côté des Pyrénées, il a répété ses gammes sous l’autorité de Don Charles, le coach de l’Anglais Dereck Chisora qui fait en quelque sorte office d’intérimaire de luxe.

Défier, en cas de succès, Lawrence Okolie, le champion WBO

Néanmoins, le tenant sera fin prêt et se veut confiant. « Aleksei Egorov a eu une grosse carrière amateur, explique-t-il. C’est un boxeur assez technique et offensif. Il sait à la fois mettre la pression et contrer. Cependant, il n’a jamais rencontré des adversaires de mon calibre ni aussi expérimentés que moi. Je vais faire ce que je sais faire : en l’occurrence, lui mettre la pression dès les premières reprises et l’épuiser. On verra ce que cela va donner à partir du quatrième ou du cinquième round... Le but est de le briser. Ma boxe ne changera pas. Je me sens bien. J’ai vraiment retrouvé mes sensations en octobre. »

Même si Arsen Goulamirian n’est pas du genre à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir achevé, l’idée, en cas de succès, sera d’affronter, ensuite, un Anglais, histoire de se faire mieux apprécier du public d’outre-Manche puis de défier le champion WBO de la catégorie, le sujet de Sa Gracieuse Majesté, le puncheur Lawrence Okolie, notamment tombeur avant la limite du Belge Yves Ngabu et du Polonais Krzysztof Glowacki. En clair, le Franco-Arménien a toujours (très) faim. Qui en doutait ?

Le 4 décembre, devant son public, l’Angevin (14 v, 1 n, 3 d) s’est emparé du titre WBA international et de celui IBO international des super-mouches en dominant aux points, à l’unanimité des juges, le Péruvien Juan Hinostroza (10 v, 2 n, 10 d). L’heure de la renaissance a sonné.

Qu’éprouvez-vous au lendemain de cette victoire probante ?

Je ressens de la fierté mais je suis surtout très content du travail accompli. J’ai remis les pendules à l’heure. J’avais peur de la défaite car si j’avais perdu, j’aurais arrêté la boxe. En effet, je veux respecter ma carrière et ne pas en gâcher la fin. J’ai gagné la Coupe de la Ligue, j’ai été champion France, de l’Union européenne et d’Europe. Ce que j’ai fait n’est pas anodin et, sans prétention, tout le monde n’aurait pas pu le faire. Nous savions que Juan Hinostroza est rugueux. Comme tous les Sud-Américains, c’est un guerrier. J’ai construit mon combat progressivement car cela faisait deux ans que je n’en avais pas disputé un avec un tel enjeu. J’ai mis deux à trois rounds pour entrer dans le vif du sujet. Une fois que cela été le cas, c’était beaucoup mieux. Dans un premier temps, j’ai analysé la boxe de mon adversaire, remisé et contré. Puis, j’ai vraiment imposé mon cardio et mon rythme d’autant que j’étais plus rapide de bras et précis que lui. Je le touchais nettement derrière ses actions.

Vous êtes descendu en super-mouches…

Comme j’ai changé de catégorie, j’étais dans le flou mais cela s’est bien passé. C’est cette échéance que m’a proposée mon promoteur, Gérard Teysseron, qui m’a fait descendre en super-mouches. Cela n’a pas été dur de faire la limite. Il a simplement fallu gérer mon poids mais je n’étais pas dans la privation. Je savais que c’était possible. C’est une catégorie dans laquelle je voulais déjà boxer même si elle n’est pas reconnue en France ni en Europe. Au final, je pense que c’est ma catégorie de prédilection car c’est là que le compromis vitesse-puissance m’est le plus favorable. Je m’y sens très bien. Contre le Péruvien, j’ai boxé de manière très fluide. J’ai largement progressé depuis deux ans. Avec mon préparateur physique, j’ai notamment beaucoup travaillé la puissance. Pour ce qui est de la vitesse et de la précision, j’ai également trouvé que c’était très bien. Mon bras avant touche nettement plus, ce qui me permet de mieux construire mes actions.

« Je n’ai pas su remonter la pente comme il aurait fallu »

Même s’il y a, bien sûr, eu la crise sanitaire, pourquoi n’avez-vous pas boxé pendant quatorze mois, depuis votre défaite en championnat d’Europe, contre Karim Guerfi, le 23 novembre 2019 ?

Parce qu’après cette défaite, j’ai fait une dépression. J’avais placé beaucoup d’espoirs dans ce combat qui était, en quelque sorte, la dernière échéance dans la mesure où je rêvais de disputer, ensuite, un championnat du monde. Karim Guerfi est un très bon boxeur et un très grand champion mais, pour moi, ce n’était pas insurmontable. Plus que la décision, il y a eu le fait que j’ai été ouvert par deux chocs de tête. Puis, il y a eu la Covid-19 et un changement de club. Il a fallu me relever de tout cela. Je n’ai pas su remonter la pente comme il aurait fallu. J’ai arrêté de m’entraîner pendant treize mois. A un moment, j’ai même envisagé d’arrêter à la boxe. J’en ai parlé à ma femme. Ma fille était à côté et s’est mise à pleurer en me disant que j’avais toujours voulu faire un championnat du monde. Le lendemain, j’étais à la salle et depuis, je n’ai plus levé le pied à l’entraînement. Cela a été une véritable épreuve de devoir me relever et je pense en être sorti beaucoup plus fort.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

Le but, c’est d’être champion du monde. Pour l’instant, il n’y a rien de planifié. J’étudierai toutes les propositions avec mon promoteur mais je pense vraiment me tourner vers les super-mouches. Par exemple, je ne pense pas que je disputerai de nouveau un championnat d’Europe en coqs. Par ailleurs, j’ai la chance d’être très bien entouré par toute une équipe autour de moi que j’ai constituée et regroupée au sein de l’association que j’ai créée. Elle s’appelle TGO pour Team Georges Ory. Elle est composée des membres de mon staff technique et d’entrepreneurs qui me soutiennent. Je les ai rencontrés et sollicités par le bouche à oreille. C’est grâce à tous ces gens que je peux aujourd’hui continuer à m’accomplir sur un ring.

Propos recueillis par Alexandre Terrini

Huit galas étalés sur deux journées, avec des combats de boxe professionnelle au programme, se sont déroulés sur le territoire Français en ce premier week end de décembre.

Vendredi 3 décembre

A Pessac

Baptiste Castagnero (11 v, 20 d) s’est adjugé la coupe de France Elites des poids super-moyens en battant par TKO 6 Anthony Beccaria (4 v, 2 d, 1 n).

Anthony Beccaria est allé au tapis dès le premier round suite à un large crochet droit sur le haut du crâne. Baptiste Castagnero a tenté d’abréger le combat et les deux boxeurs ne se sont pas ménagés lors de ces trois premières minutes. Les échanges ont repris de plus belle à la seconde reprise entre deux boxeurs qui avaient laissé leur défense aux vestiaires pour se livrer une véritable bataille de tranchées. Au 5eme round, Anthony Beccaria a encaissé une terrible série de coups des deux mains, au bord de la rupture et balloté, il est parvenu à rester debout. Baptiste Castagnero prenait son temps pour porter l’estocade au 6eme round, il secouait son courageux rival avec son direct du gauche avant de délivrer un coup décisif au corps qui a incité l’arbitre à stopper le combat.

Brandon Deslauriers (13 v, 4 d, 1 n) a battu le Georgien Levani Lukhutashvili (10 v, 11 d) par abandon à la 2eme reprise pour une ceinture WBF international des lourd-légers.

Après un 1er round maitrisé où il avait déjà ébranlé son adversaire avec un crochet gauche suivi d’un uppercut droit, Brandon Deslaurier a touché le Georgien au 2eme round avec un court crochet. Levani Lukhutashvili s’est immédiatement arrêté de boxer en se plaignant de douleurs dans la bouche. Après examen du médecin, le visiteur n’a pas repris le combat.

Le poids moyen Francis Tchoffo (20 v, 19 d, 1 n)  a largement battu aux points (97-91, 99-88, 96-91) le jeune (20 ans)  Serbe Nikola Vlajkov (10 v, 9 d, 1 n) pour le compte d’une ceinture WBF international.

En super-plume Abderrahman Cherragi (6 v, 6 d, 2 n) s’est largement imposé aux points (60-54, 60-54, 60-54) devant Jean Noël Alvarez (7 v, 42 d, 2 n).

A Chaumont

En poids super-coqs, Jeremy Bernardin (6 v, 1 d) a battu aux points (60-54) le Bulgare Trayan Slavev (4 v, 28 d, 3 n).

En poids mi-lourds, le jeune (20 ans) Agop Margaryan (2 v, 1 d) a essuyé une 1ere défaite en s’inclinant avant la limite (TKO 4) devant l’Alsacien Samir Ghodbane (3 v, 3 d).

En poids mouche féminin, Souad Masmoudi (2 v) a dominé la Serbe Dragana Golic (0 v, 6 d).

Samedi 4 décembre

A Angers

Georges Ory (14 v, 3 d, 1 n) s’est emparé des ceintures WBA/IBO international des poids super-mouches en battant aux points (97-93, 97-93, 97-93)  Juan Hisostroza (10 v, 10 d, 2 n). Lire ici

Dans la catégorie des super-moyens, Lancelot Proton De La Chapelle (2 v) a battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) l’expérimenté Martin Owono (8 v, 35 d, 4 n). «Nous avions mis une tactique en place et elle a bien fonctionné indique Lancelot Proton de La Chapelle. J’ai boxé à mi-distance et distance avec mon jab et mes crochets. Quand il avançait, mon uppercut est bien rentré. C’était un bon test, je n’ai pas été mis en danger, je suis satisfait du résultat. Cela me fait deux combats en quinze jours, je dois boxer à nouveau en Février ».  

A Pont Sainte Maxence

En marge d’une rencontre amateur opposant une délégation Italienne à une équipe Française composée de boxeurs régionaux de premier plan, le BCOP proposait un combat professionnel mettant aux prises Daniel Blenda Dos Santos (18 v, 1 d) et le Tchèque Tomas Bezvoda (11 v, 17 d).

L’élève de Giovanni Boggia s’est montré appliqué, prouvant qu’il n’était pas qu’un puncheur. Patient et construisant son combat avec son bras avant, Daniel Dos Santos a gagné tous les rounds, le Tchèque a été secoué à la 3eme reprise avec un court uppercut. Tomas Bezvoda s’est avéré robuste et doté d’une bonne défense avec ses esquives basses et une garde fermée. Le Français a souvent trouvé l’ouverture avec des coups tranchants et de belles accélérations. Daniel Dos Santos confiera après le combat ne pas avoir systématiquement cherché le KO mais plutôt à faire des rounds avant un prometteur championnat de France contre Kevin Thomas Cojean.  Le verdict est sans appel en faveur du Français : 80-72.

A Rosny-Sous-Bois

Siril Makiadi (14 v, 2 d, 1 n) effectuait sa rentrée deux ans après un match nul concédé face à Dylan Bregeon en championnat de France des lourd-légers. Hier soir il faisait face à David Spilmont (11 v, 7 d, 1 n) pour son 1er combat dans la catégorie des poids lourd.

Le gaucher nordiste qui boxait pour la 4eme fois de l’année a posé des problèmes à Siril Makiadi par sa mobilité et sa vivacité qui lui ont  permis de contenir et d’esquiver les droites de Siril Makiadi. Finalement les deux hommes e sont quittés sur un match nul : 57-57, 57-57, 58-57.

En poids mi-lourd, Kevin Lesa Nguivason (4 v, 1 d) a mis KO au 3eme round Cédric Severac (1 v, 9 d, 1 n).  Malgré une bonne entame de combat, Cédric Severac a encaissé un lourd crochet gauche, Kevin Lesa Nguivason  a enchainé avec un uppercut du bras arrière suivi d’un crochet du bras avant précis et puissant qui a mis fin au combat.

La finale du critérium des poids super-moyens qui mettait aux prises Idriss Dogbegan (4 v) à Attemane Zanoune (1 v, 1 d) a vu la victoire aux points du 1er nommé, 38-37.

A Istres

Le poids plume Riad Labidi (2 v) s’est montré expéditif pour son 2eme combat professionnel en bttant par KO à la 1ere reprise Alexis Barateau (0 v, 4 d, 1 n). Riad Labidi a touché son rival au corps avec un pur crochet gauche, Alexis Barateau s’est retrouvé au tapis, se tordant de douleur et dans l’incapacité de reprendre le combat.

A Rennes

L’invaincu poids mi-lourds Leonardo Mosquea (7 v) a poursuivi sa lancée victorieuse en battant par TKO à la 4eme reprise Sadok Sebki (5 v, 9 d, 2 n).

A Capestan

Le poids moyen Nayan Deslion (6 v, 2 d) a battu avant la limite (TKO 4) Marvin Daniel (2 v, 10 d, 2 n).

Samedi soir dans le flambant neuf Espace Mayenne de Laval, Jordy Weiss (28 v) a préservé son invincibilité (lire ici ) tout en s'emparant de deux ceintures (WBA/IBO international) face à l'Espagnol Aitor Nieto (25 v, 7 d, 1 n). Retour sur cette performance avec le champion Lavallois.

Etes-vous satisfait de votre prestation ?

Oui, la victoire est là, il y a deux ceintures de plus. Je n’ai pas pris beaucoup de coups. En fait, je prends rarement de gros coups en combat, je souffre plus à l’entrainement. J’ai bloqué avec les gants ou esquivé, mon doublé du bras avant a super bien fonctionné, c’est dommage que je ne mettais pas la droite derrière, j’ai vraiment pris du plaisir à boxer. J’ai boxé sur la défensive et quand j’ai avancé, je me suis dit qu’il ne fallait surtout pas le prendre à la légère car il avait des arguments à faire valoir. Il était explosif et ses rafales pouvaient être dangereuses. Je ne suis pas tombé dans son piège car il attendait que je vienne à la bagarre. Les juges ont vu la précision de mes frappes, c’est l’essentiel. Je suis satisfait même si tout ne fut pas parfait.

Vous avez été notamment blessé à la dernière reprise..

Oui, manque de vigilance avec un peu de relâchement de ma part. Vous savez, on sort parfois de son combat, un peu moins d’attention, trop de confiance et voilà. J’étais en super forme, je sentais que je pouvais encore accélérer mais le sort en a décidé autrement et j’ai géré. Je m’en souviendrai car l’arbitre peut arrêter le combat sur blessure.

Cette revanche a-t-elle été plus dure que votre 1ere rencontre ?

Au 1er combat, je fus marqué au visage alors que là, j’ai «défiguré » l’Espagnol. Je l’ai bien secoué, je lui ai donné des gauches, bien appuyés, très puissants. Au fil des rounds, je voyais ses yeux gonfler, je lui ai ouvert les deux arcades sur des coups propres. J’avais pour consigne de mon coach Anglais (Ryan Barett) de démarrer fort et d’appuyer mes coups. Je me suis dit que ce serait encore un combat dur, mais cela s’est bien mieux passé que prévu. Attention, Nieto est dur, le gars il enclenche la marche avant et il ne lâche rien, je le respecte énormément, mais j’étais mieux, ce qui fait que cette revanche fut moins compliquée pour moi.

Vous semblez avoir progressé sur la  puissance…

Oui, on a axé un travail spécifique avec Rémy Lancou, mon préparateur physique qui est un spécialiste du travail athlétique pour les combattants et les athlètes de haut niveau.

Crédit photo/ Kévin ROUSCHAUSS - LAVAL la ville

Vous êtes-vous senti en danger dans ce combat ?

Sincèrement, je ne me suis jamais senti aussi bien dans les vestiaires. J’étais sur de ma forme, de ma progression sur la puissance, j’étais serein. Après pendant le combat, j’avais le cardio, les dix rounds ne m’ont pas posé de problèmes.  Je sens que j’ai franchi un palier, à part la dernière reprise où j’ai tourné du fait de la blessure qui saignait beaucoup, je n’ai jamais été inquiet.

Un championnat d'Europe face à un Français

Boxer dans une salle avec 3000 spectateurs acquis à votre cause, ne vous a pas mis trop de pression ?

J’étais prêt, c’est la 1ére fois que j’ai autant de public, la dernière fois que j’ai boxé à la maison, nous avions dû refuser du monde car la salle était trop petite. Je n’ai ressenti aucune pression, que du bonheur, entendre la foule scander mon nom m’a galvanisé. Il y a eu une communion entre moi et le public. Quand mon adversaire prenait son temps après la minute de repos, je levais les bras pour demander du soutien au public et ce dernier était réceptif.

Quelle sera la suite, un championnat d’Europe ?

Je vous le dis clairement et franchement car j’ai les pieds sur terre, je ne me sens pas encore prêt pour affronter le Russe David Avaneysyan qui est champion d’Europe. Je n’ai jamais refusé personne, la preuve, j’ai rencontré mes challengers officiels en Union Européenne et accordé une revanche à Aitor Nieto mais dans une carrière, il faut respecter le timing. Je pense que le Russe va laisser son titre et pourquoi ne pas envisager ce titre EBU contre un autre Français, il y a du beau monde derrière au classement, Il y a Ahmed El Moussaoui, Mehdi Mouhib... Ce serait super pour la boxe de notre pays, un tel combat me motiverait énormément.

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