Pour la troisième année consécutive, le collectif Esprit Boxe, composé de membres, actuels ou anciens, des équipes de France, interviendra sur six îles de loisirs franciliennes pour y promouvoir le noble art, ses valeurs et ses vertus.

Çà et là en Île-de-France, Esprit Boxe va donc proposer, pendant trois à cinq jours, des initiations sur un ring gonflable qui sera, à chaque fois, installé dans un Village sport vacances. Et ce, sur six îles, celles de Saint-Quentin-en-Yvelines, de Draveil, de Buthiers, de Torcy, de Jablines et de Bois-le-Roi. Le tout, du 11 juillet au 19 août1. Le profil des publics qui seront conviés sera très variable. Il pourra s’agir aussi bien d’enfants que d’adultes, de personnes en situation de handicap, de jeunes issus de maisons de quartier etc.

« Le but est vraiment de faire aimer la boxe aux gens »

Ce genre d’événement est aussi l’occasion de passer le témoin et de susciter une vocation de transmission chez les athlètes d’Esprit boxe, les anciens de l’association épaulant les nouveaux venus en matière d’encadrement pour assurer une appréciable continuité, tous étant, a minima, titulaires du prévôt fédéral. Cette année, sont notamment impliqués Samir Machrouh, Sthélyne Grosy, Thaïs Larché, Maxime Devignaud, Anthony Bret, Nassim Hamitouche, Alvin Zeffou, Christopher Missengue ou encore, Ambrine Zitouni.

Selon l’organisation prévue sur certains sites, des créneaux seront réservés aux centres de loisirs tandis sur d’autres, l’accueil se fera au fil des arrivées, quel que soit le type de participants. Il sera aussi possible que des clubs environnants se joignent à cette action - financée par la région Île-de-France, laquelle est partenaire de la FF Boxe - en l’animant pour se faire connaître et, qui sait, enrôler, dans leurs rangs, de futurs licenciés. A l’inverse, Esprit Boxe orientera systématiquement vers une association affiliée à la FF Boxe ceux désireux d’aller plus loin.

Esprit Boxe a fait découvrir la boxe à de nombreux volontaires au Stade de France, retrouvez les cet été en région parisienne

Chaque séance s’étendra d’une quinzaine à une quarantaine de minutes selon l’affluence du moment, les gants étant fournis par Esprit Boxe. Bien sûr, plus la durée sera importante, plus la déclinaison de la discipline sera exhaustive. Le contenu sera, dans tous les cas, peu ou prou identique. L’intervenant présentera son parcours, expliquera ce qui l’a séduit dans le noble art et passera en revue les fondamentaux (position de garde, déplacements, direct, crochet et uppercut). Le tout étant souvent agrémenté par des exercices ludiques à deux mais toujours sans contact. « Le but est vraiment de faire aimer la boxe aux gens et de leur faire découvrir les différentes formes de pratique pour qu’ils comprennent que la boxe, ce n’est pas uniquement donner des coups, c’est aussi du cardio, de la technique, du renforcement musculaire etc. », résume Samir Machrouh, cofondateur et responsable d’Esprit Boxe.

Paris Sport Dimanches gants aux poings

Dans la même logique, Esprit Boxe est présent tous les dimanches, du 22 mai au 16 octobre, au Parc Martin-Luther-King, dans le XVIIe arrondissement de la Capitale, dans le cadre de l’opération Paris Sport Dimanches mise en place par le CNOSF et la Mairie de Paris. Et ce, lors de deux tranches horaires, 10 h 00-11 h 00 et 11 h 00-12 h 00. Le but est, là encore, de solliciter les fédérations pour faire connaître gratuitement leur sport aux Parisiens, adolescents comme adultes, en amont des Jeux de 2024.

Le fait de disposer d’une heure d’enseignement et de pouvoir revenir chaque semaine permet de débuter un véritable apprentissage de la chose pugilistique. « Il s’agit en quelque sorte d’un mini-club de cinq mois avec une majorité de femmes, explique Samir Machrouh. On constate une vraie évolution dans les acquis car on a la possibilité d’approfondir les choses. » Et de franchir le pas à la rentrée en se licenciant à la FF Boxe.

1 Renseignements sur les page Facebook et Instagram d’Esprit Boxe

Dimanche 26 juin, la délégation tricolore a connu une entame mitigée avec un bilan de deux victoires et de deux défaites. Si Moreno Fendero et Soheb Bouafia l’ont emporté, Hugo Grau et Salma Friga, eux, ont été éliminés d’entrée.

Fidèle à lui-même, Moreno Fendero (-75 kg) a été capable du meilleur. L’Albanais Arjon Kajoshi, un peu plus grand que le Chartrain et qui avait tendance à avancer, en a fait les frais et a été battu sans discussion (3-0). « Moreno, à qui l’on avait demandé d’être actif et de ne surtout pas reculer, a été propre, organisé et sans déchet dans sa boxe, se félicite Malik Bouziane, entraîneur national en charge de la filière masculine. Non seulement il était bien organisé mais il était également détendu, si bien qu’il n’a pas tout le temps cherché à faire mal. Il a, en outre, misé sur sa vitesse et a su imprimer des changements de rythme. » Bref, que du positif.

Soheb Bouafia (-91 kg) s’est, lui aussi, sorti d’affaire (3-0) aux dépens du Turc Burak Aksin dont le game plan consistait à lever les mains, à bloquer et à délivrer deux crochets pour, ensuite, s’accrocher, l’arbitre réprimandant alors… le Roubaisien. Lequel a eu l’intelligence de tirer tout le parti de son bras arrière, de délivrer une pléthore d’uppercuts bienvenus et de boxer en pivot pour ne pas s’exposer. Le Nordiste a fait la différence dans le troisième round en allant au charbon et en en faisant plus que son rival du jour.

Hugo Grau a manqué le coche

En revanche, Hugo Grau (-60 kg), qui avait pourtant hérité d’un tirage au sort favorable l’autorisant à nourrir de légitimes espoirs d’aller loin dans la compétition, a manqué le coche devant l’Égyptien Omar Elsayed, un bagarreur battant à sa portée mais vainqueur (2-1) sur les bulletins des juges. Le Vendéen a eu le tort de ne pas exploiter son allonge pour rester à distance. Au lieu de cela, il déclenchait de loin pour, trop souvent, se retrouver collé à son opposant, nettement plus petit que lui, au moment de frapper. En outre, lorsqu’il n’attaquait pas, il reculait au lieu de tourner et de gérer les débats avec son bras avant pour passer sa droite à bon escient. Il faut ajouter à cela des mains basses et une propension à en découdre tête baissée, ce qui a d’ailleurs valu, à l’intéressé, un avertissement dans la deuxième reprise. « Hugo avait les armes pour l’emporter, regrette Malik Bouziane. Il n’a pas suffisamment respecté les consignes. Peut-être a-t-il aussi eu du mal à gérer le stress. »

Du côté des filles, Salma Friga (-54 kg) s’est inclinée (3-0) devant la Marocaine Widad Bertal qui l’a gênée par sa mobilité et son sens tactique. « Salma n’a pas suffisamment pris l’initiative et a un peu trop laissé son adversaire s’exprimer, analyse Stéphane Cottalorda, entraîneur national en charge de la filière féminine. A lieu de lui couper la route, elle a eu trop tendance à la suivre. Sans compter un cadrage qui n’était pas suffisamment efficace et un manque d’activité dans les séquences un peu plus longues. Il faut néanmoins savoir que Salma avait une gêne à l’épaule qui l’a empêchée de s’investir pleinement et de jouer crânement sa chance en mettant le rythme et l’intensité qu’il eut fallu. En somme, elle a fait avec les moyens techniques et physiques qu’elle avait. C’est pourquoi ce n’est pas une réelle déception d’autant que la logique sportive a été respectée. »

Tout sur les bleu(e)s aux jeux méditerranéens 2022

Retrouvez ci dessous, les résultats des boxeurs professionnels Français qui se sont produits sur les rings de l’hexagone lors de ce premier week-end de l'été 2022.

La Crau

En poids super-welters, Marine Beauchamp (3 v) a battu la serbe Milica Stojisin (2 d) par arrêt de l’arbitre au 3eme round.

A Torun

Le poids mi-lourds, Jonathan Cotteret (8 v, 7 d, 1 n) qui boxait hier soir en Pologne contre Pawel Czyzyk (9 v, 1 d) s'est incliné sur blessure à l'œil droit au 4eme round.

A Baillargues

Le champion de l’union européenne des lourds-légers, Jean-Jacques Olivier (14 v, 2 d) a battu aux points par décision majoritaire (77-75, 77-75, 76-76)  le letton Reinis Porozovs (18 v, 18 d, 1 n).

En super-légers, Enzo Blanc (9 v) est resté invaincu en disposant aux points (60-54, 59-55, 59-55) du solide géorgien Konstantine Jangavadze (5 v, 25 d, 3 n) bien connu des boxeurs français.

En lourd-légers, Marlon Brun (13 v, 1 d) a battu Adel Belhachemi (7 v, 15 d, 4 n) par abandon à l’appel de la 4eme reprise

En lourd-légers, Brice Clavier (6 v, 3 d) a battu le géorgien Geriso Aduashvili par abandon à l’appel de la 3eme reprise. Le géorgien a pallié au forfait de l’ex champion de France amateur des poids lourds Rany Hadj Aissa (1 v).

En super-moyens, Elian Damiens Dhebecourt (3 v) a disposé aux point (39-37, 39-37, 39-37) d’Amine Mohamedi (1 v, 1 d, 1 n).

En coq, Rakyb Mohamed Radji (2 v) s’est imposé aux points (40-36, 40-36, 39-37) face à Emmanuel Maille (1, 1 d v).  

A Soultz

En super-moyens, Loris Barberio (8 v, 2 d) s’est imposé aux points (58-56) l’italien Alessandro Ruggiero (6 v, 10 d, 2 n).

A Paris

En super-welters, après huit ans d’absence sur le ring,  Samir Machrouh (6 v, 1 d)  a effectué un retour victorieux  en stoppant Raphael Boquet (3 v, 43 d, 1 n) au 5eme round. Samir Machrouch a envoyé son adversaire au tapis à la 4eme reprise.

En mi-lourds, Kevin Lesa Nguivason (5 v, 2 d) a largement battu aux points (60-54, 60-54, 60-54) le géorgien Giorgi Kandelaki (12 v, 48 d, 3 n).

A Sartrouville

En super-welters, Imrane Bentchakal (6 v)a battu  le géorgien Giorgi Kirvalidze (4 d) par arrêt de l’arbitre au 2eme round.

En super-légers, Ishaq Bentchakal (2 v, 1 n) a défait aux points (60-54) le géorgien Shota Jvaridze (9 d).

Le Comité international olympique (CIO),  par la voix de son directeur des sports, Mr Kit McConnell, a annoncé vendredi 24 juin à la presse que l’IBA (association internationale de boxe) sera de nouveau exclue de l’organisation de son propre sport aux jeux olympiques de 2024 qui se dérouleront à Paris. Cette décision inclut les épreuves de qualification olympique.

En 2019, la commission exécutive du CIO avait déjà écarté la fédération internationale de boxe amateur de toute gestion de la boxe aux  JO de Tokyo 2020* et nommé M. Morinari Watanabe, président de la fédération internationale de gymnastique, pour diriger un groupe de travail chargé de l’organisation de la boxe pour ce tournoi olympique.

Le CIO indique que cette décision est prise « dans l’intérêt des athlètes et de la discipline en raison de préoccupations qui demeurent concernant la gouvernance, le système d'arbitrage et de jugement ainsi que les finances de l’IBA. L'administration du CIO mettra en place des modèles de remplacement pour organiser ces compétitions de boxe, en travaillant étroitement avec le comité d'organisation de Paris 2024 et les représentants des athlètes ".

La dépendance financière de l’IBA vis-à-vis de l’entreprise russe Gazprom inquiète le CIO au même titre que le contexte de la réélection à la présidence de l’IBA de Mr Umar Kremlev le 15 mai alors que la candidature de son concurrent n°1, le hollandais Boris van der Vorst et de trois autres prétendants, n’aient été jugées illégales la veille du scrutin. La requête déposée par le néerlandais auprès du tribunal arbitral du sport (TAS) a abouti le 14 juin. Le TAS a demandé la réintégration des quatre hommes en tant que candidats éligibles et de nouvelles élections devraient avoir lieu.

La boxe aux JO de 2028 à Los Angeles reste en suspens

Par ailleurs, le CIO note qu’aucun accord n’a encore été trouvé avec les villes concernant les tournois  de qualifications, l’instance olympique a également noté que le nombre d'arbitres et de juges certifiés était insuffisant pour assurer le déroulement de ces épreuves. La présence de la boxe aux JO de 2028 à Los Angeles reste en suspens et sera discutée ultérieurement.

Le conseil d’administration de l’IBA, qui s’est réuni le même jour, a voté en faveur de la tenue d'un deuxième congrès extraordinaire cette année au cours  duquel les fédérations nationales devront décider de la nécessité d'organiser de nouvelles élections présidentielles suite aux décisions prises par le TAS.

Oran, la capitale dite "la Joyeuse", va recevoir la 19ème édition des Jeux Méditerranéens du 25 juin au 05 juillet 2022.

Cet événement, organisé pour la première fois à Alexandrie en 1951, a vu le jour dans une période de grande tension politique dans l’idée d’un sport pacificateur et fédérateur. Le bassin méditerranéen est le point de rencontre de trois continents l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Les jeunes sportifs des pays méditerranéens se rencontrent dans une ambiance conviviale propice au renforcement des liens d’amitié et de solidarité, malgré les différences de culture, de religion et de langues. Plus de 25 disciplines sportives y sont représentées.

Lors de la précédente édition, en 2018, Sofiane Oumiha (-60 kg) avait décroché la médaille d’or alors que Bengoro Bamba (-75 kg), Paul Omba-Biongolo (-91 kg) et Djamili Aboudou (+91 kg) étaient revenus en France avec le bronze.

Cette édition d’Oran sera un tournant historique pour notre discipline car, pour la première fois, les femmes participeront au tournoi de boxe Jeux Méditerranéens. Nos boxeuses parmi les plus expérimentées, sortant des championnats du monde d’Istanbul, seront présentes à cette épreuve. Le collectif homme, en partie renouvelé, a vu l’éclosion de jeunes talents qui sont venus enrichir le groupe de performance présent sur l’olympiade tokyoïte.

5 françaises et 7 français seront présents au départ de cette dernière compétition de rang de la saison 2021/2022.

Les résultats des Bleu(e)s

Vendredi 1er juillet (Compte rendu ici)

Finales

-60 kg : Mohamed Hamout (Maroc) bat Enzo Grau - 3/0

-50 kg : Giordana Sorrentino (Italie) bat Romane Moulai - 3/0

Jeudi 30/06 (Compte rendu ici)

1/2 finales

-60 kg : Enzo Grau bat Abdelnacer Benlaribi (Algérie) - 3/0

-91 kg : Moh Said Hamani (Algérie) bat Soheb Bouafia - 3/0

-75 kg : Ahmad  Ghousoon (Syrie) bat Moreno Fendero - 3/0

-50 kg : Romane Moulai bat Busenaz Cakiroglu (Italie) - WO

-60 kg : Hadjila Khelif (Algérie) bat Amina Zidani - 3/0

-63 kg : Assunta Canfora (Italie) bat Thais Larché - 3/0

Mercredi 29/06 (Compte rendu ici)

1/4 de finales

-52 kg : Said Mortaji (Maroc) bat Ibrahim Boukedim - 3/0

75 kg : Moreno Fendero bat Aly Abdallah (Egypte) - 3/0

-60 kg : Enzo Grau bat Tadej Cernoga (Slovénie) - 3/0

1/2 finales

+91 kg : Vincenzo Fiaschetti (Italie) bat Djamili Aboudou Moindze - 2/1

Mardi 28/06 (Compte rendu ici)

1/4 de finales

-91 kg : Soheb Bouafia bat Dzemak Bosnjak (Bosnie) - 2/1

-60 kg : Amina Zidani bat Mariam Hussein (Egypte) - RSC1

Lundi 27/06 (compte rendu ici)

1/8 de finales

-52 kg : Ibrahim Boukedim bat Haris Aganovic (Bosnie) - RSC2

-81 kg : Mohamed  Assaghir (Maroc) bat Cheikhmar Kone bat - 3/0

1/4 de finales

-63 kg : Thais Larché bat Tara Bohatjuk (BIH) - 3/0

-66 kg : Omaima Belahbib (Maroc) bat Fatia Benmessahel - 2/1

+91 kg : Djamili Aboudou Moindze bat Mohammed Mlaiyes (Syrie) - 3/0

Dimanche 26/06 (compte rendu ici)

1/8 de finales

-91 kg : Soheb Bouafia bat Burak Akasin (Turquie) - 3/0

-75 kg : Moreno Fendero bat Arjon Kajoshi (Albanie) - 3/0

-69 kg : Omar Elsayed (Egypte) bat Hugo Grau - 2/1

-54 kg : Widad Bertal (Maroc) bat Salma Friga - 3/0

LA SELECTION FRANCAISE

Les Bleues

-50 kg : MOULAI Romane

-54 kg : FRIGA Salma

-60 kg : ZIDANI Amina

-63 kg : LARCHÉ Thais

-66 kg : BENMESAHEL Fatia

Encadrement

Stéphane COTTALORDA - Elias FRIHA - 1 kiné

Les Bleus

-52 kg : BOUKEDIM Ibrahim

-60 kg : GRAU Enzo

-69 kg : GRAU Hugo

-75 kg : FENDERO Moreno

-81 kg : KONE Cheikhmar

-91 kg : BOUAFIA Soheb

+91 kg : ABOUDOU MOINDZE Djamili Dini

Encadrement

Malik BOUZIANE - Luis Mariano GONZALES COSME - Cédric BIGANZOLI (Kiné)

Ce vendredi 24 juin à Massy, l’invaincu Milan Prat (15 v) disputera le titre vacant de l’union européenne des poids super-welters contre un autre invaincu en la personne du belge Amaury Masseneaux (10 v, 1 n).

Ce championnat de l’union européenne sera le principal combat d’encadrement du grand gala organisé par le Ring de Massy et diffusé sur Fight Nation, où la tête d’affiche sera tenue par Anderson Prestot qui tentera de détrôner le champion d’Europe des poids moyens, l’italien Matteo Signani. Le championnat de France des poids moyens entre Franck Zimmer et Kalilou Demebele et un 4eme combat professionnel compléteront le programme.

Le jeune (22ans) boxeur, entrainé par Kassa Barradji, est devenu en quelques mois l’un des pugilistes les plus appréciés  de l’hexagone. Son style offensif est spectaculaire, avec des victoires avant la limite comme en raffole le grand public. Malgré une apparente insouciance, Milan Prat s’est fixé des objectifs élevés dans son sport et il ne lésine pas sur les moyens pour les atteindre. « Je suis parti cinq semaines à Londres dans le quartier de Finchley où j’étais déjà allé. J’ai travaillé d’arrache-pied là-bas, j’ai croisé Josh Kelly, Abass Baraou et d’autres excellents boxeurs. J’ai progressé par rapport à ma précédente préparation ici », indique le français qui est rentré au pays le week end dernier.

En quinze sorties dans les rangs professionnels, Milan Prat n’a pas perdu une seule reprise, un excellent bilan qui pourrait provoquer un excès de confiance ? « Pas du tout, mon adversaire est invaincu, je ne le connais pas. On se prépare dur, je ne sous-estime jamais un adversaire, j’ai des ambitions et je ne peux pas me permettre de buter sur ce championnat de l’union européenne. Le haut niveau c’est sérieux, je suis prêt pour douze, quinze voire vingt rounds s’il le fallait», confie le drancéen.

 "On avance étape par étape "

Avec son punch, il parait peu probable que le combat aille à son terme, « je sais que je frappe mais mettre mon adversaire KO n’est pas la priorité qui reste la victoire, si cela arrive tant mieux. Dans ma préparation, j’ai cherché à améliorer ma défense, à corriger mes défauts, à peaufiner mes points forts ».

Pour la majorité des observateurs, Milan Prat sera le grand favori de ce rendez-vous continental. Même si l’ex champion de France se veut prudent et rechigne à évoquer la suite, il consent à indiquer que ce combat doit l’amener vers le championnat d’Europe (EBU). En cas de victoire, il effectuera un bond conséquent au classement EBU où il pointe actuellement à la 10eme place. «C’est mon team qui gère tout cela, moi je me prépare pour être au maximum à chaque combat et boxer, si plus tard l’opportunité d’être champion d’Europe se présente, nous irons, peu importe qui aura la ceinture à ce moment-là. J’entame ma 3eme année en professionnel, beaucoup de boxeurs ont refusé de me rencontrer même en proposant de bonnes bourses, donc on avance étape par étape avec l’objectif de monter jusqu’à ce qu’ils n’aient plus le choix ».       

La FF Boxe et l’association Premiers de Cordée ont renouvelé le partenariat qui les lie depuis plusieurs années. Il ne pouvait en être autrement tant la concomitance de leurs objectifs respectifs les incite à continuer d’unir leurs forces.

Le rappel, en préambule de la convention, des missions respectives des deux parties fait office d’énoncé des motifs qui les poussent à interagir. En effet, la Fédération française de boxe est « en charge de diriger et de contrôler la boxe sur le territoire français, notamment au travers de l’aspect éducatif, social et solidaire, et a pleinement intégré dans sa stratégie globale une démarche de responsabilité sociétale ». De son côté, Premiers de Cordée « développe des actions citoyennes et d’intérêt général sur les axes sport pour tous et sport santé. Les deux programmes développés sont le sport à l’hôpital (sous la forme) d’initiations sportives à destination des enfants hospitalisés et les actions handisport (dans le cadre) d’initiations handisport et de sensibilisations au handicap à destination des enfants scolarisés et des entreprises. »

Le niveau d’exigence sera réel

Dès lors, les deux instances ont logiquement décidé de mettre en commun, pour le restant de l’olympiade, « leur savoir-faire en matière de développement du sport comme outil éducatif et, plus particulièrement, de développer la pratique de la boxe auprès des enfants hospitalisés et ou en situation de handicap dans le cadre du programme Sport à l’hôpital. » Dans cette optique, la Fédération s’engage à valoriser les ateliers de découverte de la boxe programmés auprès du public hospitalisé ou en situation de handicap et, plus précisément, des enfants. À cette fin, les comités régionaux de la FF Boxe seront explicitement incités à décliner ladite convention dans leur ressort territorial.

En la matière, le niveau d’exigence sera réel dans la mesure où Premiers de Cordée mettra en place une démarche qualité comportant la mise en œuvre, lors de ses actions, de divers critères tant qualitatifs que quantitatifs (nombre d’enfants concernés, répartition hommes-femmes, tranches d’âge visées etc.). De son côté, la FF Boxe désignera des intervenants pour animer les séances tout comme ces structures déconcentrées pourront être mobilisées pour mettre à disposition leurs compétences auprès des publics concernés.

Un échange de bons procédés

Plus largement et très classiquement, Premiers de Cordée assurera la promotion de la Fédération à l’occasion de tous les événements auxquels les deux entités participeront de concert. De même, cette dernière aura la possibilité de participer aux opérations impliquant les partenaires de Premiers de Cordée. Inversement, la FF Boxe plaidera la cause de l’Association auprès de ses membres lorsque ces derniers seront désireux d’implanter la discipline en milieu hospitalier. Enfin, Premiers de Cordée se verra octroyer des espaces destinés à accroître sa visibilité lors des diverses manifestations organisées par la Fédération.

Un échange de bons procédés qui atteste de nouveau, si besoin en est, que le noble art pour tous se décline aussi hors du ring.

Veuillez retrouver ci dessous les résultats des boxeur(se)s français qui ont combattu sur les différents ring de l'hexagone au cours de ce week-end de juin.

A Laval

Dans la catégorie des poids welters, l’invaincu Jordy Weis (29 v) a largement battu aux points le puncheur vénézuélien Ivan Matute (30 v, 9 d).

Le Lavallois a réalisé un combat plein et sérieux, en dominant son adversaire pendant les six rounds de l’affrontement. Le français a secoué durement Ivan Matute lors des deux dernières reprises. Jordy Weis, en attente d'une opportunité européenne, devrait maintenant boxer le 29 octobre 2022, toujours à Espace Mayenne pour son 30e combat professionnel.

A Saint-Nazaire

Le poids lourd-légers Brice Clavier (4 v, 3 d) a fait forte impression en stoppant Karim Ouerfelli (3 v, 5 d) dès le 1er round. Le nazairien a démarré le combat en trombe pour toucher rapidement son adversaire avec un uppercut gauche. Brice Clavier a ensuite acculé Karim Ouerfelli le long des cordes et enchainé avec une grosse série de crochets des deux mains qui a laissé son rival sans réaction. L’arbitre a sagement mis fin au combat.

En poids moyens, Rayhan Messaoudi (2 v, 1 n, 1 d) a battu aux points (39-37) Gianni Carullo (1 d). Ce dernier effectuait ses débuts dans les rangs professionnels et il n’a cessé d’avancer sur Rayhan Messaoudi pendant les quatre rounds du combat. Le combat a été engagé et disputé à un haut rythme.

En poids super-coqs féminins, Melina Ainaoui (1 v) a dû s’employer pour battre  aux points par décision partagée (39-37, 39-37, 37-39) Narymane Benloucif (1 v, 1 d) et ainsi remporter son 1er combat professionnel.

A Aix en Provence

Le jeune poids moyens Souleimane Mohammedi (9 v, 1 n) a battu aux points (80-72) le frappeur nicaraguayen Pablo Mendoza (10 v, 12 d).

A Blagnac

En poids plume, Odelia Ben Ephraim (3 v, 1 d) a battu aux points (58-56) Karla Merida (2 v, 1 d, 1 n).

A Maubeuge

Quatre combats professionnels encadraient le championnat de France des poids super-welters entre Kamel Benyattou et Mathis Lourenco.

En poids Légers, l’invaincu ex champion de France, Laïd Douadi (21 v, 1 n) a battu  aux points (60-54, 60-54, 60-54) une seconde fois le dur Sylvain Chapelle (17 v, 32 d, 2 n).

En poids mi-lourds, Gaetan NTambwe (5 v)  a battu aux points (60-54, 60-54, 58-56) le géorgien Badri Gogichashvili (10 v, 18 d, 5 n).

photo Vincent Fenech

Le poids lourd-légers Seydi Coupe (1 v), a effectué des débuts victorieux dans les rangs professionnels en battant aux points (40-34, 40-35, 40-35) le géorgien Mevludi Kapanadze (1 v, 3 d). Seydi Coupe a envoyé le géorgien au tapis au 3eme round.

En poids super-légers, l’invaincue belge Oshin Derieuw (16 v) a défait aux points (58-56, 59-56, 60-54) Elsa Hemat (4 v, 7 d, 2 n).

Cette année, la Journée olympique se tiendra, pour ce qui est de la Seine-Saint-Denis, le dimanche 26 juin. L’occasion de s’adonner gratuitement à une myriade de sports dont, bien sûr, le noble art.

Il s’agit là d’un événement majeur et incontournable qu’il sera possible de vivre en famille ou entre amis. Et ce, dans un lieu prestigieux, aux abords du Stade de France. Pour cela, comme ses homologues, la FF Boxe s’est mobilisée, via Esprit Boxe, afin de faire découvrir sa discipline. Ce qui explique qu’elle mettra les petits plats dans les grands puisque deux rings mobiles seront installés sur lesquels environ mille personnes seront attendues. Elles seront encadrées par six intervenants qui se relaieront dans le carré magique pour animer des cessions allant d’une dizaine de minutes à un peu plus, selon le nombre de gens qui se succèderont pour mettre les gants.

Inciter les plus déterminés à adhérer à un club

Très classiquement, il s’agira de vanter les vertus et les atouts de la boxe, d’en montrer les principales techniques, en somme, d’en promouvoir une image positive et éclectique afin de la faire aimer du public et inciter les plus déterminés à adhérer à un club. Ce dispositif sera accessible à tous, sans condition d’âge.

Par ailleurs, durant ce même week-end, Esprit Boxe proposera des initiations dans certaines villes qui ont sollicité le collectif parce qu’elles organisent, elles aussi, à cette date, une Journée olympique. Ce sera le cas à Nogent-sur-Marne (94), les 25 et 26 juin, dans le cadre du Festi’Marne, ainsi que dans le XVIIIe arrondissement de Paris, le 25 juin. Avis aux amateurs.

L’Assemblée générale de la FF Boxe, qui s’est tenue, le 18 juin, au siège du CNOSF, a acté, dans la concorde et l’union, l’ère qui s’ouvre, sur tous les plans, pour la discipline après deux ans de disette pour cause de coronavirus. Il était temps !

Les bons points du CNOSF

C’est à Brigitte Henriques qu’il est revenu d’ouvrir cette AG… en distanciel, sous la forme d’un message vidéo. L’occasion, pour la Présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), de délivrer des satisfecit à la FF Boxe, notamment pour sa capacité à « aller chercher de nouveaux pratiquants en offrant un panel de pratiques » et à « diversifier ces dernières en les adaptant à tous les publics avec, en toile de fond, l’idée d’inclusion au sens large ». Autres bons points, la digitalisation croissante et l’esprit d’innovation comme la mise en place du questionnaire en ligne intitulé « Quel boxeur es-tu ? » et destiné à orienter au mieux les futurs adeptes du noble art. En somme, Brigitte Henriques a loué « le volontarisme » de la FF Boxe avec laquelle, comme avec les autres fédérations, le CNOSF entend œuvrer dans « la coconstruction ».

Des perspectives porteuses au bout d’un long tunnel

Président de la FF Boxe, Dominique Nato a soumis son rapport moral aux allures de perspectives porteuses au bout d’un bien trop long tunnel épidémique. Il y a d’abord la vérité et le poids des chiffres avec, actuellement, un bataillon conséquent de 50 247 licenciés dont 29% de femmes, soit presque autant qu’avant les ravages de la Covid-19. Un élan retrouvé grâce aux « clubs qui se sont surpassés pour remobiliser nos anciens pratiquants et en séduire de nouveaux » mais aussi à « tous ceux qui se sont mobilisés sur les territoires pour organiser des réunions de boxe professionnelle et amateur » et enfin, aux « comités régionaux et aux comités départementaux qui pilotent la politique fédérale au profit des clubs sur les territoires ». Pour ce qui est des comités régionaux, le conventionnement qui les lie à la FF Boxe a, au demeurant, été reconduit, pour une durée de trois ans, sous la forme de contrats d’objectifs.

Après avoir pris acte du fait que les pugilistes tricolores se sont de nouveau mis à « briller sur la scène internationale, lors des grands championnats, tant en seniors que chez les jeunes » et que la DTN est en ordre de marche et de bataille dans l’optique des Jeux de Paris, Dominique Nato a insisté sur le travail accompli par les différentes commissions fédérales. Et d’évoquer, pêle-mêle, l’organisation revue et corrigée des CFA seniors masculins et féminins par la Commission nationale de boxe amateur (CNBA); le toilettage et la consolidation de la formation des cadres par la Commission des formations ; le « nivellement par le haut » impulsé tous azimuts par la Commission nationale des officiels (CNO); la présence obligatoire d’un cadre technique diplômé dans le coin de chaque boxeur ou boxeuse imposée par la Commission nationale de boxe éducative assaut (CNBEA); le label RSO Insertion à l’intention des clubs déployé par la Commission fédérale RSO; la création d’une Commission juridique, statuts et règlements qui œuvre sous la houlette de Marie-Lise Rovira ainsi que d’un Comité d’éthique présidé par Michel Corbière.

« La LNBP repartie du bon pied »

La boxe professionnelle n’est pas en reste avec une « Ligue nationale de boxe professionnelle (LNBP) repartie du bon pied », dixit Dominique Nato, emmenée par un nouveau président en la personne de Robin Dolpierre. Autre cheval de bataille, la professionnalisation des pugilistes professionnels obligés, depuis le 1er janvier, d’adopter un statut sociétal tandis que le matchmaking sauvage, assimilable à l’exercice illégal de la profession d’agent sportif, sera sévèrement combattu. Autre dérive pointée par le Président de la FF Boxe, la multiplication, « ces derniers mois, tant sur le terrain que sur les réseaux sociaux, de propos et d’attitudes inadmissibles vis-à-vis de nos officiels ». Et d’avertir : « nous serons impitoyables avec ceux qui manqueront de respect à nos arbitres et à nos délégués. Les coupables devront être lourdement sanctionnés par les différentes instances disciplinaires. »

Toujours est-il que la FF Boxe n’est pas seule et entend se lier avec d’autres acteurs susceptibles de concourir à l’essor du noble art dans l’Hexagone, à l’image des organismes du sport scolaire et universitaire (UNSS et FFSU), des Grandes écoles ainsi que, dans le registre du vivre ensemble, la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP). Autant d’entités avec lesquelles les conventions ont été reconduites. Un dynamisme  fructueux qui fonde « des relations au beau fixe et des échanges fructueux avec l’Agence nationale du sport (ANS) », s’est réjoui Dominique Nato.

« La vie institutionnelle de la FF Boxe a été très riche »

Comme l’exercice le commande, la Secrétaire générale de la FF Boxe, Marie-Lise Rovira est, quant à elle, revenue plus en détails, dans son rapport d’activité, sur les évènements qui ont jalonné le précédent exercice. « La vie institutionnelle de la FF Boxe a été très riche, cette saison », a-t-elle rappelé en préambule. Et de citer, entre autres, les élections au sein de la Ligue nationale de boxe professionnelle (LNBP) et la signature, par la FF Boxe, du Contrat d’engagement républicain en signe d’adhésion aux principes fondamentaux de la République (liberté de conscience, fraternité, égalité, non-discrimination…). L’occasion, en outre, de balayer tous les aspects de la vie fédérale, qu’il s’agisse des Relations humaines (RH) avec le recrutement de cinq alternants et d’un salarié dans le cadre du mécénat de compétences ; du déploiement programmé d’un outil de gestion numérique ; ou de la signature de partenariats, en particulier avec les équipementiers Double D et Le Coq Sportif.

Un bilan comptable, fin 2021, excédentaire

De quoi conforter la relance en cours, laquelle s’est traduite de manière sonnante et trébuchante par un bilan comptable, fin 2021, excédentaire de 361 282,45 euros qui trouve sa source tant dans le versement d’aides exceptionnelles de l’État durant la crise sanitaire que dans une gestion avisée de ses deniers par la FF Boxe. A noter que l’arrêté des comptes de 2021 et le budget prévisionnel de 2022, présentés par le Trésorier Patrick Forrett, ont été votés à l’unanimité générale.

Président de la Ligue nationale de boxe professionnelle (LNBP), Robien Dolpierre a, lui, précisé les priorités de son action à la tête de l’instance : valoriser les championnats de France, augmenter le nombre de licenciés en boxe professionnelle mais également de combats franco-français même « si cela fait peur aux athlètes français » et agir pour que tous les matchmakers soient en règle, autrement dit, que plus aucun d’eux n’exerce dans la plus totale illégalité.

« Pas d’interaction budgétaire en la FMMAF et la FF Boxe »

De son côté, Serge Pautot s’est attelé au rapport de la Fédération française de MMA (FMMAF). Outre ses 1 950 licenciés, cette dernière, qui a vocation à devenir autonome en 2025, peut s’enorgueillir de la tenue des premiers championnats de France en janvier dernier ; de l’envoi, dans la foulée, de quatre compétiteurs au Mondiaux d’Abou Dabi ; de la validation, par le ministère, du Code sportif et du règlement de la discipline, sachant que la formation des cadres technique et des officiels bat son plein. Le tout sur les fonds propres de la FMMAF, abondés par une dotation de l’Agence nationale du sport (ANS). « La FMMAF est dans l’autogestion. Il n’y a pas d’interaction budgétaire avec la FF Boxe », a redit Dominique Nato.

Pour ce qui est du strict plan sportif, le Directeur technique national (DTN), Mehdi Nichane, a réitéré sa ligne directrice, en l’occurrence, « construire à partir de ce qui existe pour continuer à faire grandir » l’existant et non faire table rase du passé. Et ce, dans tous les domaines. Ce qui signifie, en particulier, renforcer la mise en place des gants de couleur dont la détention sera obligatoire pour être autorisé à participer aux divers championnats ou encore, toiletter l’offre de formations, par exemple, en remplaçant l’assistant boxe par l’assistant prévôt et en instaurant la possibilité de passer le prévôt fédéral à l’issue d’un cursus d’un an.

Une course contre la montre à… seulement deux ans des Jeux

En matière de (haute) performance, la chose s’apparente à une course poursuite effrénée contre la montre à… seulement deux ans des Jeux de Paris 2024. Dans ces conditions, la révolution copernicienne du système attendra. Il convient avant tout de « prioriser nos actions pour répondre aux objectifs qui nous attendent », a insisté Mehdi Nichane qui a expliqué que lors de ces douze derniers mois, il a fallu le temps que, dans le cadre du réagencement de la Direction technique nationale, « tout le monde s’adapte et s’y retrouve sur le terrain ». Une nécessité car l’ampleur de la tâche est singulièrement compliquée par le règlement. A cet égard, Mehdi Nichane a détaillé la complexité et la subtilité des différents modes de qualification olympique agrémentés, oserait-on écrire, par une nouvelle ventilation des catégories qui ne sert pas forcément la cause des Tricolores. Pour cela, il convient de ne pas se voiler la face et de décréter une exigence totale, d’abord dans les critères de sélection, lesquels sont au nombre de quatre. A savoir, les résultats sportifs obtenus lors des douze derniers mois et face à quels adversaires ; le niveau de forme affiché au cours des trois mois précédents ainsi que la gestion du poids et la dimension épidémiologique (survenue de blessures) ; la participation effective à des actions cibles ; enfin, le sérieux et l’application dans le respect du projet sportif. Avec un leitmotiv : « les grandes compétitions, en clair, les championnats d’Europe et du monde, ne sont pas le laboratoire pour apprendre. On y apprend plus à perdre si l’on n’est pas prêt », a martelé le DTN.

Mettre à l’honneur les serviteurs assidus du noble art

Pareil rendez-vous n’eut pas été complet s’il n’avait pas été parachevé par la mise à l’honneur de serviteurs assidus du noble art. Albert Mauriac, illustre entraîneur de la fratrie Tiozzo à Saint-Denis, a donc été élevé au rang de Chevalier du Mérite de la boxe tout comme Mohamed Jamaï, Président de la commission fédérale RSO (développement durable, féminisation, santé et éducation) ; Jacques Chiche, qui a longtemps épaulé l’illustre Jean Bretonnel avant d’ouvrir son club dans le XIXe arrondissement de la Capitale, a, quant à lui, été fait Commandeur tandis que Bernard Benabdallah, membre du Comité directeur de la FF Boxe, est désormais Officier du Mérite de la boxe. Le passé était sous les feux des projecteurs mais aussi le présent et l’avenir avec des récompenses décernées aux médaillés mondiaux Davina Michel et Samuel Kistohurry ainsi qu’au récent vice-champion d’Europe, Lounès Hamraoui, les deux derniers étant accompagnés, pour la circonstance, de leur entraîneur de club. Tout un symbole dans la mesure où ces façonneurs de l’ombre ont plus que jamais vocation à être associés au parcours de leurs ouailles une fois en équipe de France.

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