Le champion du monde des super-lourds présente la délégation tricolore.

Le tournoi olympique débute ce dimanche pour deux des dix Français engagés à Rio de Janeiro, Souleymane Cissokho et Sofiane Oumiha. Tony Yoka, leader naturel de cette équipe de France, fait les présentations.
Elie Konki, 24 ans (-52 kg)
« Mon meilleur pote. On a commencé les sélections ensemble à 14 ans. On vient des Mureaux (Yvelines), je suis parrain de sa fille. Il m’a toujours dit "si tu n’avais pas été là, j’aurais arrêté la boxe". Il a beaucoup évolué dans sa boxe, il est devenu plus technique alors qu’il avait tendance à s’emballer. Un peu je-m’en-foutiste, mais s’il est bien entouré, il va se dépasser ».
Sofiane Oumiha, 21 ans (-60 kg)
« C’est la perle, le diamant de l’équipe de France. C’est encore un jeune branleur mais ce mec a un don. Il est toujours dans le timing avec très peu de déchet technique. Il trouve toujours la faille de ses adversaires. Quand il sera mature et se mettra à bosser dur, il fera très mal ».
Hassan Amzile, 28 ans (-64 kg)
« Un homme bien. C’est un mec droit et serviable. Depuis deux, trois ans, il a pris de la maturité et s’est imposé comme le patron de la catégorie. Il est toujours à un cheveu de la médaille. Avec sa taille (1,83m), il a une allonge de fou mais longtemps il allait se coller aux adversaires. Il est super déterminé et persuadé qu’un jour ça passera ».
Souleymane Cissokho, 25 ans (-69 kg)
« C’est un leader à cause de son sérieux et son expérience de la vie. Il est technique, bosseur et… malchanceux. Il a souvent été blessé ou volé. Mais on sent qu’il ne veut pas laisser passer sa chance. Il est déterminé. Il a faim. Il fait du bien à l’équipe ».
Christian Mbilli, 21 ans (-75 kg)
« C’est LA machine. On l’appelle "solide", il fait tout à fond. Il n’est pas fin techniquement ou tactiquement mais quand il est sur le ring, il ne lâche pas son adversaire d’un centimètre. Les mecs en bavent, ils n’en peuvent plus face à son débit de coups ».
Mathieu Bauderlique, 27 ans (-81 kg)
« Dur dans sa tête, il n’est pas là pour rigoler. S’il faut aller à la castagne, il ne se pose pas de questions. Les jeunes s’inspirent de lui. C’est un gros frappeur, très fort physiquement. A l’Insep il ne s’épanouissait pas, il est reparti chez lui à Hénin-Beaumont pour passer pro. Il a remporté le titre mondial APB. S’il parvient à revenir sur le rythme amateur, il va faire très mal ».
Paul Omba-Biongolo, 20 ans (-91 kg)
« Lui c’est le joker, je savais qu’il allait se qualifier. Il est en équipe de France depuis un an et demi, et il a énormément progressé techniquement ou mentalement. Il avait tendance à trop chercher la bagarre. Avec son aisance et son allonge, il avait mieux à faire. Il apprend à ne pas se laisser submerger par ses émotions et s’affine techniquement. Sur le ring, il est méchant mais il a un bon fond ».
Sarah Ourahmoune, 34 ans (-51 kg)
« La doyenne, la maman. On a tous un énorme respect pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle a accompli. Championne du monde 2008. Elle est partie, a fait un enfant. Elle est revenue. On la voit chaque jour s’entraîner, elle est ultra déterminée. On est tous fiers d’elle. C’est une des premières femmes qui m’a impressionné par sa technique. Elle bouge, esquive, revient. Superbe ».
Estelle Mossely, 23 ans (-60 kg)
« Déterminée et têtue. Ingénieur en informatique, championne du monde de boxe, cordon bleu en cuisine… Je ne sais pas comment elle arrive à faire autant de trucs dans sa vie. Parfois je dois la calmer, lui dire qu’elle doit se reposer. Elle est dotée de belles qualités pugilistiques, elle devient plus précise pour faire la différence. Elle affine son alternance entre puissance et déplacements ».
Recueilli par Karim Ben-Ismaïl, à Rio de Janeiro
Source : L’Equipe
Crédits images : Denis Boulanger/Presse Sports

