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Une première et la der pour Vincent Legrand ?

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En battant, le 19 novembre, à Bruay-la-Buissière, Santiago San Eusebio (3 , 2 n, 7 d) par jet de l’éponge (5e), le Nordiste (34 v, 1 d) s’est paré de sa première ceinture nationale chez les pros, en l’occurrence celles des coqs. Il envisage néanmoins de raccrocher les gants.

On peut avoir été multiple champion de l’Union européenne et champion d’Europe, avoir passé la trentaine et n’avoir jamais été champion de France. Le Nordiste a réparé cette anomalie à son palmarès en prenant assez aisément l’ascendant sur Santiago San Eusebio. « J’ai imposé ma boxe dès le premier round puis je l’ai déroulée au fil des reprises, analyse le Bruaysien. Vu mon avantage de taille, le but était de tenir mon adversaire à ma distance avec mon bras avant tout en multipliant les combinaisons de deux-trois coups. Parfois, je l’ai aussi fait reculer pour imposer ma puissance même si l’essentiel du temps, il s’est efforcé d’avancer pour compenser son déficit d’allonge. » Le local a donc souvent et sciemment reculé, remisé et désaxé. Un triptyque qui lui a permis de dominer son sujet sans s’exposer.

« Je suis plutôt dans l’optique d’arrêter »

Santiago San Eusebio explique, quant à lui, avait été averti tardivement et n’avoir eu qu’une bonne semaine pour se roder en vue de l’événement. Pas facile quand on sait qu’il travaille dans le bâtiment. « Le but était de partir à la guerre mais je n’avais pas effectué d’entraînement spécifique, regrette-t-il. Si bien qu’à un moment donné, j’ai été quelque asphyxié et les jambes ne suivaient plus. Lui avait un bon coup d’œil et l’expérience. J’aimerais avoir une nouvelle chance nationale et être prévenu plus longtemps en amont. »

Ce titre, que Vincent Legrand a disputé parce que l’occasion s’en est présentée, ne devrait pas changer grand-chose pour la suite. « A la base, j’avais envie d’en finir avec la boxe, avoue-t-il. Quand on m’a soumis cette opportunité, j’ai accepté parce que j’étais encore bien en jambes et toujours licencié. Néanmoins, je ne pense pas que je le serai encore l’année prochaine. Je suis plutôt dans l’optique d’arrêter à moins que l’on me propose quelque chose de vraiment intéressant au niveau international, dans un délai pas trop long mais avec suffisamment de temps pour me préparer comme il faut. » Le rêve de tout pugiliste, en somme.

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