Une ceinture à sa portée

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Bilitis Gaucher dispute ce samedi à Marseille son deuxième championnat de France de l’année, mais avec cette fois-ci des chances réelles de s’imposer.

Bilitis Gaucher lors de sa victoire face à Jekaterina Lecko

L'année 2015 de Bilitis Gaucher aura été riche en événements. D'abord son premier championnat de France à Nîmes fin mars (1) ; puis son départ tumultueux de l'US Vendôme mi-avril ; enfin, ce samedi, elle tentera de remporter sa première ceinture nationale face à la Marseillaise Johanne Cavarec, qui boxera dans sa salle. « Je suis motivée et dans de bien meilleures dispositions qu'il y a trois mois et demi, précisait la Loir-et-Chérienne. Je considère cette fois-ci que j'ai vraiment mes chances, ce qui n'était pas le cas à Nîmes ».

"Je suis mieux préparée que jamais"

D'abord, Gaucher, 26 ans, boxera dans sa catégorie de poids, les légers (moins de 61,200 kg). Pour la pesée de vendredi soir, elle n'a pas eu besoin de s'astreindre à un régime. « Je suis au poids à l'aise ; psychologiquement, c'est apaisant ». Elle a aussi eu beaucoup plus de temps pour se préparer, avec le luxe de se trouver deux sparring partners, Victoire Piteau, membre de l'équipe de France cadettes/juniors, et Angelo Bordeau, tous les deux du club de Saint-Maur (Indre). « Ils se sont relayés pour des oppositions durant trois semaines. Je peux vous assurer que les huit rounds, je les ai bien travaillés et je vais les tenir ». Ce partenariat devrait déboucher sur le fait que la Loir-et-Chérienne choisira Sébastien Piteau, le président de Saint-Maur, comme entraîneur la saison prochaine. Tout en signant sa licence sous les couleurs du CP Blois. Mieux encadrée puisque Piteau sera samedi dans son coin tout comme son entraîneur actuel Thierry Primault, Bilitis Gaucher, forte de sa première expérience, se sent aujourd'hui plus en confiance. « Mon objectif, c'est de gagner et comme je suis à l'extérieur, j'ai intérêt à ce que le combat ne soit pas serré. Sinon, il y a toujours un risque que les décisions soient en ma défaveur ». Le palmarès de son adversaire devrait l'aider à la rassurer : quatre combats pros seulement, c'est peu pour une fille de 33 ans, d'autant qu'elle en a perdu deux sur KO. « Fidèle à mon habitude, je n'ai pas pris trop de renseignements sur elle. On m'a simplement expliqué que nous avions la même garde toutes les deux et que visiblement son point fort, c'est de doubler son bras-avant avant de lancer son bras arrière. Je suis prévenue : je dois casser cette stratégie ». Gaucher devra surtout boxer avec son style qui lui est propre, celui d'une contre-attaquante et d'une fille qui n'a peur de rien ni de personne. « Je suis mieux préparée que jamais. La ceinture, je la veux ». Réponse dans la nuit de samedi à dimanche.

Samedi à 23 h 30, à La Bastide, à Marseille. (1) Elle avait été surclassée par Duchemin, mais le combat s'était déroulé dans une autre catégorie que la sienne, en super-plume.

Par : Pierre Michel

Source : La Nouvelle République

 

 

 

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