Sarah finit en argent

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La boxeuse française Sarah Ourahmoune a refermé samedi le dernier chapitre de son histoire avec le noble art sur l’argent olympique, la seule médaille d'envergure qui manquait à son illustre palmarès. Bravo et merci madame !
 
 
 
Au Pavillon 6 du Rio Centro, en finale des poids mouche (48-51 kg), la boxeuse du Boxing Beats Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) s’est inclinée aux points (0-3 ; 37-39 trois fois) face à la Britannique Nicola Adams (33 ans), considérée comme la meilleure boxeuse du monde toutes catégories de poids confondues. Sarah Ourahmoune (265 combats) décroche ainsi la cinquième médaille pour les boxeurs français aux JO 2016, après l’or de Estelle Mossely (- 60 kg), l’argent de Sofiane Oumiha (- 60 kg) et le bronze de Souleymane Cissokho (- 69 kg) et de Mathieu Bauderlique (- 81 kg). L’équipe de France de boxe réalise le meilleur total de son histoire. Et l'exceptionnelle moisson des Bleus n'est pas terminée puisque Tony Yoka, l’amoureux de Mossely, est engagé en finale des poids super-lourds (+ 91 kg), dimanche, contre le Britannique Joseph Joyce.
 
 
 
À 34 ans, l’aînée de l’équipe de France de boxe a réussi un retour fracassant pour réaliser son rêve olympique. Quatre ans plus tôt, la championne du monde 2008 avait échoué à se qualifier pour les Jeux de Londres. Dans la foulée, elle mettait entre parenthèses sa carrière de boxeuse pour donner naissance à sa fille. Ce n’est qu’en 2014, deux ans avant Rio, qu’elle faisait son retour sur les rings. « Sarah a relancé son projet après sa maternité. Elle a un tempérament d’acier. Il y a eu des moments durs. Elle travaillait beaucoup et les résultats ne suivaient pas. Lors des Mondiaux 2014, son premier grand championnat depuis son retour, elle était sortie au premier tour », se rappelle, Anthony Veniant, entraîneur de l’équipe féminine. Après sa victoire en quart de finale, contre la Kazakhe Shekerbekova, qui lui assurait une médaille, la Francilienne faisait part de son soulagement : « Je m’imaginais partir sans médaille et ça me faisait peur au vu de ce projet collectif et familial lourd. C’est un gros poids en moins cette médaille. Je me sens de mieux en mieux. Ma fille ne me manque pas tant que ça. Les jours passent vite. Je me sens bien ». Son coach expliquait comment il avait tenté de la libérer : « Elle avait quelques incertitudes. Il faut aller chercher un sourire, faire sortir la joie qu’elle a en elle ».
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit images - AIBA - Karim de la Plaine

 

 

 

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