Alors que le Creps de Nancy, qui abrite le pôle fédéral, s’apprête à accueillir de nouveau des pensionnaires, il est encore trop tôt pour savoir si la boxe y sera de retour d’ici l’été.
« La doctrine ministérielle s’est appliquée à tous les établissements publics sportifs, rappelle, en préambule, Dominique Nato, Directeur du Creps de Nancy. De fait, l’ensemble des établissements du réseau Grand Insep, dont font partie les dix-sept Creps, a été soumis à la même réglementation. Concrètement, un protocole sanitaire très strict a été déployé pour protéger les gens depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19. » La grande majorité des cinquante-cinq agents du Creps ont ainsi été placés en télétravail pendant deux mois. Et ce, afin d’assurer la continuité du service, qu’il s’agisse de la gestion du Centre ou du maintien des enseignements délivrés aux sportifs, non plus en présentiel mais à distance, en e-learning. Pour le reste, les athlètes n’ont évidemment pas pu s’entraîner in situ pendant le confinement, lequel a été synonyme de chute d’activité et de pertes financières pour le Creps alors que son budget de fonctionnement est en parti alimenté par des fonds propres.
« Tout a été mis en place pour assurer la sécurité »
Mi-mai, le processus de reprise d’activité a été validé en concertation avec le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et les organisations syndicales. Le télétravail est, aujourd’hui, encore de mise, quand cela est possible, pour une partie des employés. En revanche, les personnes affectées aux différents services techniques œuvrent de nouveau sur place.

Si bien que le Creps rouvrira ses portes aux futurs champions le 2 juin. Ils devront, comme c’est la norme, se soumettre, au préalable, à un ensemble de tests physiques et médicaux, ne serait-ce que pour éviter les cas de contamination au coronavirus. « L’hébergement se fera à raison d’un par chambre et l’ensemble des règles en vigueur depuis le début de la pandémie, notamment d’hygiène et de distanciation sociale, seront strictement respectées dans tous les domaines comme à la cantine, insiste Dominique Nato. Tout a été mis en place pour assurer la sécurité des uns et des autres. »
« Pourquoi ne pas programmer au moins un regroupement ? »
Justement qu’en est-il des onze membres du pôle France jeunes de boxe ? Dans la mesure où il s’agit de mineurs, les parents de chacun d’eux ont été sondés par la FF Boxe afin de connaître leurs desiderata concernant une réintégration de leurs enfants. Pour l’instant, la Direction technique nationale (DTN) attend d’avoir le retour définitif de toutes des familles pour se positionner et déterminer si elle décline ou pas un dispositif à l’intention des jeunes. Et ce, sachant que l’on est en fin de saison et qu’aucune compétition majeure n’est, bien sûr, programmée dans les prochains mois. D’autant qu’il en va du Creps comme de l’Insep et des autres infrastructures dédiées au haut niveau : à ce jour, la pratique des sports de combat n’a pas été de nouveau autorisée par le ministère.
Quelles que soient les modalités qui seront arrêtées, Stéphane Cottalorda, responsable du pôle, veillera à ce que la réathlétisation des uns et des autres se fassent dans les règles de l’art : « Au départ, il faut que les exercices soient effectués avec peu d’intensité, surtout dans une discipline comme la boxe, explique-t-il. Pourquoi ne pas programmer au moins un regroupement afin de bien finir l’année ? La salle est en effet suffisamment grande pour que l’on puisse proposer des séances sans opposition et conformément au canevas élaboré par la Fédération. »

