Michel Mothmora disputera son cinquième championnat de France dans un mois, samedi 21 octobre au palais des sports de Blois, face à Karim Achour.

Michel Mothmora enchaîne actuellement les mises de gants avec le CP Blois, avant de retrouver Karim Achour pour la quatrième fois en combat officiel. Photo cor. NR, Nicolas Derré
Au soir du 15 novembre 2014, à Gien, Michel Mothmora venait de s'incliner pour la quatrième fois lors d'un championnat de France, la seconde face à Karim Achour, le tout après un combat dont l'issue lui reste encore aujourd'hui en travers de la gorge. « On ne va pas réécrire l'histoire, mais ce soir-là, de mon ressenti, j'ai gagné, même si ce n'est pas le résultat qui a été acté par les juges ». Depuis cette nuit d'automne, Mothmora a parcouru du chemin. Il a disputé cinq combats internationaux et conquis une ceinture mondiale WBF qu'il a perdue en mars dernier à Fort-de-France, face à l'Argentin Diego Diaz Gallardo. Quant à Achour, il a gardé son titre national jusqu'en 2015 avant d'être destitué pour dopage, puis de le reconquérir en juin contre Kamel Abdesselam.
"Je dispose de plus d'outils techniques"
Michel Mothmora et Karim Achour vont se retrouver face à face sur un ring pour la quatrième fois. « Nos routes sont destinées à se croiser, sourit le Blésois. Quand j'étais champion du monde WBF, Davy Armand a repris la ceinture nationale et j'ai eu l'opportunité de l'affronter, mais j'ai préféré rester en WBF, alors qu'il était peut-être moins fort que Karim. Même chose pour Abdesselam. Il était écrit qu'il fallait qu'on se retrouve. Cela va me permettre de montrer ce que je vaux à tous les médisants qui pensent que ceux qui sont en WBF sont des champions en bois. Ce titre me tient à cœur ». Après sa défaite sur son île natale, Mothmora a quitté son coach Michel Chagnoux pour se rapprocher de Blois, là où il travaille. Licencié au club de Patrick Clément, il s'entraîne avec Mustapha El Haoudar. « Je suis reconnaissant envers Michel pour tout ce qu'il a fait pour moi, mais ce n'était plus possible de continuer comme cela. Le regard de " Mouss " est différent, cela change pas mal de choses dans ma préparation. Depuis 25 ans que je boxe, j'avais pris certaines habitudes, pas forcément mauvaises, mais pas bonnes non plus pour autant. Ma boxe évolue : pour partir à la guerre, il faut avoir des armes. Je dispose de plus d'outils techniques ». Le Blésois enchaîne également les mises de gants, quasiment une par semaine, que ce soit avec des pros de la région comme le Jocondien Maurice Possiti, son sparring-partner habituel, ou avec Julien Piednoir (MMA), ou encore des amateurs du CP Blois. « Ils adaptent leur style à celui d'Achour pour faire une préparation plus spécifique, ce que je ne faisais pas jusqu'à présent. On boxe en dix reprises, je n'avais jamais fait autant de rounds pour préparer un combat ! Mais je suis très bien suivi, j'ai également un staff médical qui s'occupe de moi ». Dans le même temps, il est professeur de cuisine à la PJJ et s'occupe de la mise en place de « son » gala du 21 octobre avec le Michel Mothmora boxing club (MMBC), en partenariat avec le CP Blois. Les places seront en vente dès le 25 septembre pour cette soirée au palais des sports, où le Blésois espère enfin décrocher le titre qui le fait rêver depuis toujours.
Programme du gala
La soirée de gala du 21 octobre, autour de Michel Mothmora, permettra également de faire monter sur le ring plusieurs amateurs prometteurs du CP Blois. Ainsi, six à sept licenciés du club de Patrick Clément devraient participer à la soirée. Il y aura notamment les juniors Léo Rabotin (58 kg), champion régional l'an dernier, et Sako Talasyan (vainqueur du critérium national de boxe éducative, qui fera son entrée chez les amateurs), mais aussi Lucie Riquelme (senior, 48 kg), ainsi que Yurik Martirosyan (senior, 69 kg), son frère Vigen (de retour après un court arrêt), et Logan Léveillé (senior, 74 kg). Soulimane El Chheb (senior, 84 kg), de retour au club, pourrait également combattre ce soir-là. En plus du championnat de France, un autre combat professionnel sera proposé : le néo-Castelroussin Thomas Faure affrontera le Parisien Kévin Buval. Les organisateurs sont actuellement en pleine négociation pour monter un troisième combat pro.
Gala de Blois, samedi 21 octobre. Ouverture des portes à 18 h, premiers combats à 18 h 30. Réservation : www.billetweb.fr/gala-de-boxe (à partir du 25 septembre).
Par Paulin Aubard
Source : La Nouvelle République

