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Expéditif Milan Prat

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Le 19 novembre, au Cannet, le Francilien (18 v, 1 nc) n’a pas tergiversé pour s’emparer, sans trembler, de la ceinture EBU vacante des super-welters. Pour cela, il a dominé en à peine deux reprises le Néerlandais Stephen Danyo (20 v, 3 n, 6 d).

Jusqu’où s’arrêtera-t-il ? C’est la question qui bruisse sur les lèvres des suiveurs de la boxe hexagonale. Ce fan de cinéma, auquel il a emprunté son surnom, Natsuko, a le sens de la mise en scène, lui qui se plaît à innover en montant sur le ring accoutré de manière sans cesse différente. Cette fois, ces cheveux étaient teints en bleu aux couleurs de l’Europe tout comme son short étoilé.

Et il lui a fallu moins de dix minutes gravir le toit du Vieux Continent. Avec cette manière qui lui est propre, jamais dans le stress mais avec un relâchement appréciable comme pour mieux libérer sa puissance chirurgicale sans se précipiter. C’est que le Francilien n’est pas un angoissé de nature en proie aux états d’âme.

Fidèle aux consignes de son coin

Il entamait d’ailleurs les hostilités sereinement, en avançant sur son opposant mais sans se ruer. Il était, de surcroît, fidèle aux consignes de son coin qui lui demandait de ne pas se précipiter, de rester concentré et de donner son bras avant en ligne puis de viser le plexus avec sa droite. Toutefois, on sentait que ses premières accélérations n’étaient pas indolores pour contradicteur, lequel montrait néanmoins de bonnes dispositions en répliquant sporadiquement en uppercuts ou en crochets pour contourner les mains levées du Français.

Ce dernier commençait à ostensiblement marteler les flancs de son rival et dès qu’il se mettait à enchaîner, on sentait qu’il faisait mal. Pour autant, le Batave était loin d’être malmené et débordé. Mieux, il proposait une défense vigilante qui mêlait blocages, esquives du buste et pas de côté. Du classique mais bien fait.

Deux ans pour disputer un titre mondial

Jusqu’à ce que dans le deuxième round, un cross du droit au menton du local envoie Stephen Danyo au tapis alors que les débats étaient somme toute équilibrés. Compté, le visiteur repartait gaillardement au front mais se faisait prestement cueillir par une gauche à la mâchoire. Il prenait sciemment son temps pour se relever, histoire de récupérer autant qu’il le pouvait. L’arbitre y voyait une forme déguisée de renoncement et l’arrêtait, certains diront trop précocement. Peut-être mais à vrai dire, on voyait mal le natif de Rotterdam être en mesure de changer le cours de la confrontation.

Milan Prat se donne désormais deux ans pour disputer un titre mondial. Il a tout pour cela même si une garde plus imperméable serait opportune pour tendre encore davantage vers la perfection.

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