Masson à Boulogne S/Mer

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Depuis Rio, la boxe a le vent en poupe. Mais pour tous ceux qui suivent la discipline régulièrement Thomas Masson n’avait pas attendu les sacres olympiques pour porter haut les couleurs de la discipline. Depuis Rio, la boxe a le vent en poupe. Mais pour tous ceux qui suivent la discipline régulièrement, Thomas Masson n’avait pas attendu les sacres olympiques pour porter haut les couleurs de la discipline. Après quatre titres de champion de France, le Bruaysien, natif d’Arras, s’était emparé de la ceinture européenne aux dépens de Soltéanu dans la ville où il est licencié. Une position qu’il avait brillamment confortée, en mars dernier, chez lui, face à Angel Moreno au terme d’un match plein, où sa technique, sa maîtrise du geste, sa capacité d’adaptation eurent raison d’un rival coriace. Cette permanence au sommet de l’élite continentale confirmait les dispositions exceptionnelles d’un garçon qui n’était pas un surdoué au départ mais qui, à force de travail et de rigueur, prenait place parmi les grands représentants des rings.


 

Le 12 novembre, à Boulogne-sur-Mer, il va de nouveau remettre son titre en jeu devant Valery Yanchy, un Bielorusse qui réside en Espagne. Masson n’est pas du genre à se prendre la tête avec la carte de visite de son opposant. « Je prends chaque combat l’un après l’autre et je fais confiance à Joël Legrand pour conduire ma carrière. »
 
« Je me suis reposé »
 
Jusqu’alors, le couple a plutôt bien fonctionné même si le fils de son professeur cohabite quasiment au même niveau et dans la même catégorie. « Cela n’a jamais été un problème. Au contraire, Vincent est devenu un sparring de très haute qualité pour l’entraînement et nous en tirons tous deux bénéfice. » Depuis qu’il a été prévenu par Gérard Teysseron, le promoteur qui a enlevé les enchères du combat, Masson n’a pas précipité les affaires. « Après Moreno, je me suis reposé. J’ai pris des vacances en juin du côté de Saint-Raphaël et j’ai passé le reste de l’été à m’entretenir. » Il faut croire que la séquence a été plutôt légère puisqu’il reconnaît accuser 5 kg de trop par rapport au poids de sa catégorie. « C’est à peu près le même écart entre deux combats à chaque fois. Avec une séance de cardio de 20 minutes le matin ou une séance de fonds de 45 minutes, en alternance, je me remets peu à peu dans l’allure. Il me reste deux mois avant l’échéance. À mon âge, 26 ans, je connais mon corps et sais comment le malmener et à quel rythme pour arriver à point quinze jours avant la rencontre. Je vais débuter les séances de ring la semaine prochaine. » La confiance règne.
 
PAR ROGER DEMEURE

 

 

 

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