Tony Yoka et sa compagne Estelle Mossely possèdent les meilleures chances de titres olympiques au sein de l’équipe de France formée d’une imposante délégation de onze membres.

« Il y aura des médailles, mais les JO sont une compétition si particulière qu’il est bien difficile de faire un pronostic plus précis », a dit le DTN Kevinn Rabaud. « Tony Yoka et Estelle Mossely partent favoris car leurs titres mondiaux ont été acquis sur les mêmes formats que ceux usités au JO », a-t-il ajouté. En effet, chez les hommes, les combats se déroulent également en 3 rounds de 3 minutes alors que chez les femmes, il s’agira de 4 rounds de 2 minutes. Chez les poids lourds (-91 kg) et super-lourds (+91 kg), le nombre de sélectionnés est limité à 24, contre 32 dans les autres catégories, ce qui devrait également permettre à Tony Yoka d’être classé N.2 et d’éviter le premier tour.

La France peut également gagner des médailles grâce au champion du monde APB des poids mi-lourds Mathieu Bauderlique (81 kg), à Paul Omba Biongolo (-91 kg), qui ne cesse de s’améliorer, à Christian M'Billi Assomo-Hallier (75 kg), lauréat du TQO Européen en avril 2016 à Samsun (Turquie), à l’expérimenté Souleymane Cissokho (69 kg), vainqueur du TQO Mondial en juin 2016 à Bakou (Azerbaïdjan), à Sofian Oumiha (60 kg), un surdoué, et à Sarah Ourahmoune (51 kg), troisième de sa catégorie lors des derniers Mondiaux. « Jamais une délégation française n’a été aussi nombreuse, rappelle Kevinn Rabaud. Avec 9 athlètes chez les hommes, on fait aussi bien qu’à Pékin (2 médailles conquises, ndlr) mais, pour la première fois des Françaises se sont qualifiées ». Autre nouveauté, le port du casque sera aboli à Rio chez les messieurs mais conservé chez les dames.
Les femmes triées sur le volet
La qualification olympique chez les femmes a été extrêmement sélective dans les trois catégories représentées. Chez les poids légers (60 kg), Estelle Mossely devrait être classée N.2 et rentrer directement en quarts, soit à un duel d’une médaille. Notre représentante devra se méfier de l’Irlandaise Katie Taylor (championne olympique aux Jeux de Londres en 2012), de la Russe Anastasia Beliakova et de la Finlandaise Mira Potkonen.

En poids mouche (51 kg), Sarah Ourahmoune, qui a décroché le bronze aux derniers Mondiaux, ne devrait pas être tête de série. Ses principales rivales seront la Britannique Nicola Adams (championne olympique aux Jeux de Londres en 2012), la Thaïlandaise Peamwilai Laopeam et de la Kazakhe Zhaina Shekerbekova. Chez les poids moyens (75 kg), l'Américaine Claressa Shields, championne olympique aux Jeux de Londres en 2012, voudra confirmer après son titre de championne du Monde obtenu en mai dernier au Kazakhstan, mais attention à la Britannique Savannah Marshall et à la Batave Nouchka Fontijn.
Cuba veut assoir son statut
Avec sept médailles acquises dont quatre en or lors des derniers Mondiaux, Cuba se présente comme la nation qui domine la planète boxe chez les amateurs. Un statut que l'île compte bien assoir Rio. Dans la catégorie des lourds, Erislandy Savon, neveu de Felix Savon (triple champion olympique de la catégorie), tentera de prendre sa revanche sur le Russe Evgeny Tishchenko qui l'a battu en finale des Championnat du monde 2015. En 81 kg, Julio César de la Cruz partira favori car il est champion du Monde mais il devra faire attention à l'Irlandais Joseph Ward, finaliste aux Mondiaux. L'Irlande comptera aussi sur Michael Conlan (56 kg), champion du Monde en titre, pour rafler l’or. Le principal rival de Cuba sera la Russie mais il faudra aussi surveiller l'Azerbaïdjan, l'Ouzbékistan et la France !
Crédit photos Denis Boulanger

