Le Boxing Club Issoldunois n'a pas fait dans la demi-mesure. Pour son gala 2016, il propose aux adeptes du noble art une affiche exceptionnelle avec un titre de champion de France en jeu chez les lourds-légers.

Deux hommes pour une ceinture : Arsen Goulamirian (Blagnac, à gauche), à droite David Radeff (Strasbourg)
Dans le coin gauche, David Radeff, Strasbourgeois de 35 ans, champion en titre. A ma droite, son challenger, Arsen Goulamirian, 28 ans, né en Arménie et résidant à Blagnac. Une telle affiche ne s'était plus produite à Issoudun depuis la rencontre Chakim - Benbiou à Jean-Macé. C'était en avril 2008. Les anciens ajouteront que le BCI avait organisé deux autres championnats de France, déjà au Pepsi. Le premier, en novembre 2000, avait vu Djamel Lifa décrocher la ceinture face au Turc de Romorantin, Sedat Puskullu. Le second, en avril 2002, avait permis à Christophe Tandil de décrocher à son tour le trophée, cette fois face à Alban Girouard.

Trêve d'histoire, revenons sur le combat vedette de ce soir. Ce match promet beaucoup entre la « Machine », surnom de David Radeff, et « Féroz », surnom d'Arsen Goulamirian. Déjà tout un programme. Mais pour en arriver là, les deux hommes ont connu des parcours très différents. David Radeff, qui affiche à son palmarès 18 combats, 6 victoires (dont deux par K.-O.), 10 défaites (dont 3 K.-O.) et 2 nuls, boxe chez les professionnels depuis 2009. Avec des hauts et des bas.
Arsen Goulamirian avec les faveurs des pronostics
D'abord parce qu'il a « tiré » des adversaires de qualité, ensuite parce qu'il s'est diversifié en pratiquant d'autres disciplines comme le kick-boxing, où il a d'ailleurs décroché un titre européen. Depuis 2013 et une ceinture intercontinentale UBO, il boxe peu. Il a ainsi perdu deux combats en 2014 au Japon, avant de se lancer avec succès à la conquête du titre national. En deux temps, toutefois, car il s'est d'abord incliné début 2015 face à Engin Karakaplan avant de décrocher le Graal face au même Karakaplan fin 2015. Il remet son titre en jeu pour la première fois. Arsen Goulamirian a connu un parcours beaucoup plus linéaire et finalement tellement plus simple depuis qu'il boxe chez les pros en 2011 (15 combats, 15 victoires dont 9 par K.-O. !). Il vient de décrocher, en mars dernier, le vacant WBA-International face au Tchèque Lubos Suda. Rien d'étonnant de le voir postuler à une ceinture nationale. Goulamirian a déjà boxé à Issoudun, c'était en 2013, et il était en route vers une coupe de la ligue. En finale, il avait rencontré et battu par K.-O., un certain David Radeff. N'allez pas en tirer des conclusions hâtives, car depuis, beaucoup d'eau est passée sous les rings.
Source : La Nouvelle République

