La salle issoldunoise était pleine à craquer pour la soirée de boxe du Boxing Club Issoldunois, hier soir, où dix combats étaient proposés, dont six professionnels.

Pour son gala annuel, le BC Issoudun avait vu les choses en grand en offrant une soirée six étoiles. Six, comme le nombre de combats professionnels proposés hier soir au Pepsi qui avait fait le plein. La soirée démarrait avec une petite fausse note et un K.-O. concédé par un amateur du club, Fayssal Dimesseste, envoyé au tapis dès la première reprise par Dorian Dromas (Belleville). Et déjà dès le deuxième combat de la soirée, deux pros se jetaient dans l'arène. Littéralement, d'ailleurs, pour Hervé Ketonu, le « Grizzly » montrant beaucoup de fougue mais brassant également souvent de l'air. En face, Gelo Geloyan exploitait la moindre opportunité en contre, il était tout près de faire vaciller son adversaire. Mais Ketonu encaissait et repartait au combat, Geloyan s'imposait néanmoins logiquement aux points.
Match nul pour Braik
Le second Issoldunois en piste, Yoann Lotfi, ne connaissait pas plus de réussite que Dimesseste. Même s'il mettait Massaev en danger, il devait au final s'incliner aux points face au boxeur manceau. Venait ensuite le tour d'Aghilas Braik d'entrer dans l'arène. Le boxeur formé à Saint-Maur, désormais licencié au Ring Berruyer, disputait son troisième assaut chez les rémunérés face à Kalilou Dembélé (Saint-Ouen), lequel restait sur un match nul pour son premier combat. D'emblée, les deux boxeurs faisaient l'étalage de leur technique, aucun ne prenant vraiment le dessus. Petit à petit, le Berruyer parvenait néanmoins à placer quelques bons coups. « Mais j'ai eu un coup de barre dans le 2e round, indique Braik. C'est la première fois que ça m'arrive, peut-être que j'ai enchaîné trop vite ce combat après celui du 12 mars dernier à Bourges, qui avait été très intense. Ensuite, j'ai encaissé, j'ai tenu au mental, beaucoup de boxeurs seraient allés au sol ». Dembélé n'avait en effet pas dit son dernier mot : il donnait tout dans le 4e et dernier round, levant les bras au gong final. Néanmoins, les juges donnaient un nouveau match nul au boxeur de Saint-Ouen. « Mais Kalilou a gagné », assuraient de concert Braik et Boudelli.

La soirée ne faisait que commencer, avant notamment les combats de deux autres boxeurs locaux, Vanessa Bourgouin et Melvin Moreau, ainsi que le professionnel Castelroussin Sirak Hakobyan et la cerise sur le gâteau, le championnat de France entre David Radeff et Arsen Goulamirian.
Par Paulin Aubard
Source : La Nouvelle République

