Ce samedi, à Châteauroux, la Française (7 v, 2 n) tentera de s’emparer du titre WBC youth des super-mouches face à la Mexicaine Yazmin Martinez Jimenez (3 v, 2 n, 2 d). Avant de voir plus grand en cas de succès.

C’est la troisième fois que la Tricolore briguera cette ceinture. En février et en avril 2025, elle avait, en effet, concédé, à deux reprises, un match nul devant la Vénézuélienne Yohandri Rondon. Ce week-end, elle en découdra face à Yazmin Martinez Jimenez qui présente un profil comparable. « C’est un peu le même type de boxeuse. Elle avance beaucoup et cogne fort mais étant assez propre gestuellement. C’est un style qui peut s’avérer un peu épuisant mais qui, au moins, n’est pas compliqué à lire. Je pense avoir la technique et l’expérience nécessaires pour l’emporter », suggère l’Indrienne.
Elle sait qu’elle ne devra pas rééditer la même erreur que contre Yohandri Rondon. En clair, elle sera dans l’obligation de ne pas jouer les diesels et de démarrer pied au plancher en ne laissant pas passer les deux premiers rounds avant d’entrer dans le vif du sujet. « Ensuite, ce sera à moi de m’adapter le plus vite possible à ce qu’il se passera, sourit-elle. Le game plan consistera à travailler de loin, en prenant le plus possible l’initiative pour empêcher la Mexicaine de rentrer sur moi et dès qu’elle sera à mi-distance, de désaxer et de sortir de la zone de contact en la mettant dans le vent. »
« J’ai confiance en mes qualités et en mes compétences »
L’étudiante en sixième année de médecine, actuellement en stage au sein du service d’hématologie de l’hôpital d’Orléans, a pu ne pas travailler à compter de mercredi, histoire d’arriver le plus fraîche et dispo possible sur le ring. Domiciliée dans la ville de Jeanne d’Arc, elle se rend chaque semaine à Châteauroux s’entraîner sous la houlette de son coach Sofien Bahi. A la salle, l’accent a été mis sur le cardio pour être en capacité d’effectuer huit rounds à haute intensité mais aussi les moyens de défense et les déplacements. Sachant qu’au départ, la Castelroussine devait recevoir la réplique d’une Ghanéenne avant qu’il y a dix jours, Yazmin Martinez Jimenez ne soit finalement désignée.
« Cela ne m’a pas perturbée tant que ça car il faut toujours être prêt à ce genre de scénario, assure Lauryne Brankaer. Si je gagne, j’aimerais aller plus haut et disputer un championnat d’Europe ou du monde. J’ai conscience de mon niveau et donc confiance à la fois en mes qualités et en mes compétences. »

