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Laid Douadi est de retour

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Le protégé de Mohamed Nichane (22 v, 1 n) a donné un nouvel élan à sa carrière en s’adjugeant la couronne nationale des légers aux dépens du valeureux Kodjo Yetongnon (10 v, 2 n, 5 d), battu aux points (96-94, 937-93, 95-95), le 19 novembre, à Hénin-Beaumont

On ne le répètera jamais assez mais le coronavirus a fait rater beaucoup de choses à beaucoup de monde. Laid Douadi est, hélas pour lui, bien placé pour le savoir. Après avoir conquis la ceinture nationale, en novembre 2019, aux dépens d’Aboubeker Bechelaghem,  il avait abandonné son bien dans la foulée dans l’espoir de se projeter à l’échelon supérieur et, par là même, de monter dans les classements. Or, peu après, l’épidémie de Covid a débuté, synonyme de calme plat en termes d’organisations. Si bien que le Nordiste n’a eu aucune possibilité d’en découdre qui soit conforme à ses ambitions. Une traversée du désert qui a duré deux ans avant d’avoir cette nouvelle opportunité hexagonale.

Et il a dû batailler pour ne pas la manquer. « Franchement, Kodjo est très solide, assure-t-il. Il ne m’a pas lâché pendant les dix rounds et n’a fait qu’avancer, ce qui m’a arrangé car cela convenait à ma boxe », explique le pugiliste des Hauts-de-France. Lequel a fait ce qu’il sait si bien faire : laisser sciemment venir, remiser, désaxer et déclencher toujours en mouvement. Le tout en ne rechignant pas ponctuellement à enchaîner en restant en face. A ses yeux, son succès ne souffre aucune contestation : « C’est moi qui ai inscrit les touches les plus nettes et, en aucun cas, je ne me suis fait toucher. En outre, j’ai été le plus actif, même en reculant, et le plus précis. J’étais à l’aise. »

« Je pense avoir le niveau pour faire un championnat de l’Union européenne »

De son côté, Kodjo Yetongnon avait été prévenu sur le tard et n’avait eu que deux semaines pour se préparer. Ce qui ne lui a pas simplifié une tâche qu’il subodorait compliquée dans la mesure où il n’ignorait rien du pedigree de son rival. « Laid a une boxe de qualité, reconnaît-il. Il bouge tout le temps et est rarement campé sur ses appuis. On voit qu’il vient de l’école des amateurs. Cela m’a gêné pour le cadrer. En revanche, le peu de fois où j’ai réussi à le faire, ça s’est avéré efficace. Le but était de l’étouffer car c’est mon style d’autant que je suis un peu plus petit et musculeux que les autres. Mon objectif est de réussir à épuiser mon adversaire et de l’amener dans des zones où il finit par craquer sur le plan du cardio. Le fait que Laid ne se soit jamais posé et qu’il soit tout le temps parti lui a permis de tenir. Nous avons été bons tous les deux. Les juges ont décidé de le donner vainqueur. Je n’ai pas l’impression d’avoir pris plus de coups que ça mais, au contraire, d’avoir été plus tranchant. Pour autant, j’accepte le verdict car au sein de ma team, nous ne sommes pas du genre à contester. Crier au vol n’est pas notre façon de faire. Je sais que j’ai les capacités pour aller chercher cette ceinture. C’est pourquoi mon but est d’avoir une nouvelle chance de la briguer. »

Quant au nouveau champion de France, il s’est parfaitement relancé à l’issue d’une confrontation aux allures de renaissance tant attendue. « J’étais prêt et j’ai retrouvé à la fois mes sensations et mes automatismes, se réjouit-il. Cette victoire fait du bien et remonte le moral. Je pense défendre mon titre, a fortiori si je n’ai pas de proposition en vue d’une échéance continentale. Je pense avoir le niveau pour faire un championnat de l’Union européenne. A moi de gagner en puissance et d’arriver à plus avancer. » Vers un destin rêvé.

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