La rentrée, c’est maintenant !

A l’issue d’un exercice 2020-2021 cataclysmique, marqué par une chute drastique du nombre de licenciés au sein de la quasi-totalité des fédérations, le Gouvernement entend relancer la pratique encadrée du sport. Pour cela, il a déployé tout un arsenal incitatif.

Une campagne de communication

« C’est trop bon de faire du sport. » Le slogan de la campagne de communication multi-support (TV, radio, digital et affichage), déclinée mi-août, par les pouvoirs publics, rappelle combien la chose est affaire de bien-être corporel et, mieux, de santé publique. Il est aussi question d’élan collectif et sociétal dans la foulée des Jeux olympiques de Tokyo et à trois ans de ceux de Paris. Il s’agit, on l’aura compris, de vanter le panel des bonnes raisons de se (re)mettre au sport.

A noter que d’ici le début du mois de septembre, un site Internet, intitulé Le bon sport pour moi, sera mis en ligne afin de fournir davantage d’informations sur les différentes disciplines proposées aux Français et de les aider à trouver celle qui leur sied le mieux via un quiz interactif. Nul doute que le noble art et ses atouts feront de nouveaux adeptes.

Le Pass’Sport

Il s’agit d’une allocation de rentrée d’un montant de 50 euros par enfant destinée à financer toute ou partie de son adhésion à une association sportive volontaire et, ainsi, à lui permettre de participer aux activités qu’elle organisera de septembre 2021 à juin 2022.

Elle s’adresse aux jeunes issus de familles aux revenus modestes. En l’occurrence, aux enfants de 6 à 17 ans révolus au 30 juin 2021 qui bénéficient de l’allocation de rentrée scolaire ou de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou de l’allocation aux adultes handicapés (entre 16 et 18 ans).

Le Pass’Sport pourra être utilisé auprès des clubs affiliés à une fédération, telle la FF Boxe, mais également dans les Quartiers prioritaires de la Ville (QPV) auprès de toutes les associations sportives agréées participant à l’opération, qu’elles soient rattachées ou pas à une fédération sportive.

Concrètement, les 3,3 millions de familles dont les enfants sont éligibles au Pass’Sport vont recevoir un courrier du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports pour les informer de l’existence et des modalités du dispositif. Sur présentation de ce document au club de son choix, le jeune pourra obtenir une réduction de 50 euros sur le montant de son inscription. Cette aide, au demeurant cumulable avec celles mises en place çà et là par les collectivités, devrait inciter de nombreux adolescents à franchir la porte des salles de boxe.

Rendez-vous sur Mon Club près de chez moi pour découvrir les salles de boxe à proximité de vous !

Le plan de relance du sport

Là, l’objectif est notamment de dynamiser l’emploi dans le secteur sportif et de consolider la reprise d’activité des associations. Dans cette optique, le but est de favoriser l’apprentissage, en particulier dans le cadre du plan #1jeune1solution. Pour enjoindre les employeurs à enrôler des apprentis, une aide exceptionnelle leur est octroyée d’un montant de 5 000 euros pour le recrutement d’un apprenti mineur et de 8 000 euros pour celui d’un apprenti majeur préparant un diplôme de niveau master (niveau 7) ou inférieur. Cette allocation exceptionnelle couvre 100 % du salaire minimum des apprentis de 16 à 20 ans et 80 % de celui de ceux âgés de 21 à 25 ans. Son applicabilité a été prolongée jusqu’au 31 décembre prochain. Sans compter le fait que la limite d’âge pour accéder à l’apprentissage a été repoussée à 29 ans révolus à l’entame de la première année du contrat et même plus pour certains publics, en particulier les sportifs de haut niveau.

Des avantages de nature à inciter les clubs de la FF Boxe à franchir le pas en embauchant des jeunes en formation qui soient, à terme, susceptibles de mettre leurs compétences fraîchement acquises au service de la discipline et de son essor.