Champion de France cadet, le jeune Sablais a participé en septembre aux championnats du monde, à Saint-Pétersbourg. Chez les Grau, la boxe est une affaire de famille.

Sur le ring, face à une adversaire, Enzo ne pense qu'à une chose : « Le détruire » ! Des paroles qui surprennent dans la bouche de l'adolescent à la tête d'ange, calme et réservé. Mais qui traduisent toute la détermination de ce boxeur d'à peine seize ans, entraîné par son père, Nicolas Grau, au sein de l'école Boxe 85 que celui-ci a créée. Et c'est à cette école, avec un entraînement journalier depuis l'âge de 8 ou 9 ans, avec « beaucoup de travail », avec « de la constance et de la persévérance », qu'Enzo Grau est arrivé au plus haut niveau. En équipe de France depuis deux ans, champion de France minime en 2012 et 2013, champion de France cadet en 2015, le jeune garçon a participé début septembre aux championnats du monde cadet à Saint-Pétersbourg, avec seulement deux autres Français, parmi 410 jeunes du monde entier. Éliminé en quart de finale face à un Indien, le Sablais n'a pas dit son dernier mot.
Prendre le bon wagon
Il vient d'intégrer le Creps de Nancy qui accueille le pôle France Jeunes de boxe. En classe de première, il y combinera sports et études. Et participera en 2016 aux compétitions nationales ou internationales dont décideront ses entraîneurs. « Il a pris le bon wagon », se réjouissent les parents, pourtant éprouvés par la séparation. Car Enzo vise loin. Pas la boxe professionnelle mais un haut niveau en amateur. Et pourquoi pas les Jeux olympiques dans une dizaine d'années. C'est en tout cas son ambition. Et il a tous les atouts pour y parvenir. Sérieux, motivé, mental d'acier, Enzo est « centré sur l'objectif », reconnaît son père. Pas ou peu de sorties avec les copains sablais, dont cependant « il ne se coupe pas », une excellente hygiène de vie, un soutien familial sans faille. Car chez les Grau, la boxe est une affaire de famille. On vit à son rythme. Le père et deux des trois garçons s'entraînent ensemble. « La boxe, on est addict, reconnaît Nicolas Grau. C'est une excellente école de la vie. Il n'y a pas de place pour la chance. Il faut être prêt physiquement. On paye le moindre faux pas. Mais c'est un sport ingrat. On n'en vit pas ». Cependant, à haut niveau, il ouvre des portes. C'est ce qu'espèrent Nicolas et Emma Grau pour leur fils. Enzo Grau a l'ambition de devenir champion du monde de boxe dans sa catégorie, et vise, à terme, les Jeux olympiques.
Source : Ouest - France

