Des JO de Tokyo lights ?

Alors que la pandémie de coronavirus a déjà contraint le Comité international olympique (CIO) et les organisateurs à décaler les Jeux d’un an, il est maintenant question qu’ils se déroulent dans une version réduite à sa plus simple expression ou presque.

La classe politique nippone n’en fait plus mystère : les Japonais planchent sur des Jeux revus et corrigés à la baisse, en se limitant au strict nécessaire. Pour le dire autrement, les dirigeants réfléchissent à tout ce qui pourrait être « rationalisé et simplifié », selon les mots de la gouverneure de la capitale nippone, Yuriko Koike. Et l’on parle déjà d’une cérémonie d’ouverture loin d’être fastueuse mais, au contraire, de nettement moins grande envergure que ses devancières ainsi que d’un nombre de spectateurs limité en tribunes.

Sur le plan sanitaire, il n’est pas exclu que l’ensemble des participants – athlètes, responsables, encadrants, officiels et spectateurs – soit obligé de se soumettre à un test de dépistage du coronavirus. Il est également envisagé que les déplacements des sportifs hors du village olympique soient limités et que celui-ci soit le lieu où le uns et les autres devront passer l’essentiel de leur temps en-dehors des compétitions.

Éviter le pire

Ces dispositions restrictives ont un seul objectif : éviter le pire, c’est-à-dire l’annulation de l’événement. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a, en effet, jugé « difficile » d’accueillir les Jeux tant que l’épidémie ne serait pas jugulée ou, du moins, contrôlée. Sachant que le Président du CIO, Thomas Bach, a averti que les JO auront lieu en 2021 ou… pas du tout, en clair, qu’un nouveau report serait impossible, autant pour des raisons logistiques que financières. Le CIO est, en outre, peu favorable à ce qu’ils se tiennent à huis clos. L’idée est donc de concevoir une configuration alternative si un vaccin ou un traitement contre le Covid-19 ne sont pas trouvés d’ici là. Dans cette optique, des mesures adaptées seront débattues à partir de cet automne.

En attendant, circulation persistante du virus oblige, les autorités japonaises ont renoncé aux festivités prévues le 23 juillet, censées marquer le compte à rebours à un an du début des Jeux. Et ce, à la fois pour ne pas favoriser la formation de nouveaux clusters mais également parce qu’au vu des circonstances, un « ton modéré » est de mise…

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