Des carrés d’as

Cette quatrième journée du TQO européen a été, pour l’essentiel, consacrée aux demi-finales. L’occasion d’apprécier tout ce que la boxe olympique est capable d’offrir aux amoureux du noble art.

Bien sûr, lorsque l’on atteint le dernier carré d’un TQO, une partie des… jeux sont faits. Ceux qui sont encore en lice ont en effet validé leur ticket pour les JO et sont tiraillés par des motivations parfois contraires. En l’occurrence, se préserver pour ne pas risquer une blessure aux conséquences imprévisibles, ne pas trop se dévoiler pour ne pas permettre à des adversaires que l’on retrouvera ultérieurement de savoir précisément à quoi s’attendre, continuer pied au plancher pour être tête de série aux Jeux ou simplement pour effectuer un maximum de répétions générales, poursuivre sur sa lancée histoire de prendre un maximum de plaisir et d’emmagasiner un précieuse confiance…

Mus par ce panel d’aspirations plus ou moins compatibles, certains avaient déclaré forfaits, notamment parce qu’ils avaient été touchés au tour précédent, d’autres pour se ménager. Ceux – l’écrasante majorité – qui étaient au rendez-vous ne l’ont pas été à moitié et ont fait honneur à la compétition en livrant des prestations extrêmement abouties, à l’image du trio tricolore Billal Bennama – Samuel Kistohurry – Sofiane Oumiha ou encore de l’Anglais Pat McCormack, vainqueur d’un derby britannique intense, en welters, aux dépens de l’Irlandais Aidan Walsh.

Ces dames n’ont pas été en reste avec des leaders ou des numéros deux qui ont, dans l’ensemble, confirmé leur rang. En particulier, les Turques Buse Naz Cakiroglu (mouche) et Busenaz Surmeneli (welter) ou encore, les Irlandaises Michaela Walsh (plume) et Kellie Harrington (légère) ainsi que la Galloise Lauren Price (moyen). En moyens justement, la Russe  Zenfira Magomedalieva et la Hollandaise Nouchka Fontijn se sont livrés un duel de toute beauté et d’une grande limpidité qui a vu la Batave céder devant la fougue de sa rivale.

« C’est un superbe galop d’essai »

Hors du ring, les satisfecit étaient également de mise. Venu en observateur, Jean-Philippe Gatien, Directeur des sports du Comité d’organisation des Jeux olympiques (Cojo) de Paris 2024, a apprécié ce qu’il a vu : « L’organisation de ce TQO a été compliquée jusqu’au bout à cause de la crise sanitaire. C’est un superbe galop d’essai. Le comité d’organisation a fait montre d’une capacité d’adaptation exemplaire en lien avec la task force du CIO. Je suis très agréablement surpris par la qualité de l’événement et de la mise en place de différentes opérations. Les athlètes concourent en toute sécurité dans des conditions exceptionnelles. Par ailleurs, le produit est visuellement très attractif. Je n’ai entendu que des compliments à son propos. Ce TQO répond à toutes les exigences et offre de belles perspectives pour l’avenir. » En l’occurrence, dans l’optique des Jeux de Paris. « Je n’ai aucun doute sur la capacité d’intégrer un tournoi olympique de boxe, en 2024, dans des conditions exceptionnelles, qui viendra valoriser à la fois ce beau sport et cette fédération très active, a assuré Jean-Philippe Gatien. La France a démontré à de multiples reprises sa capacité d’organiser des événements quels que soient les sports dont la boxe. Il était important de montrer au CIO notre faculté de nous adapter dans un contexte difficile. » Mission accomplie.