Tony Yoka était de passage à la Fédération lundi afin de s’entretenir avec le DTN Kévinn Rabaud. Le super-lourd n°1 de la catégorie amateur au niveau national fait le point sur sa situation, après des Jeux européens bien maîtrisés.

La médaille de bronze aux Jeux Européens
« Pour une première édition, j’ai été agréablement surpris de la manière dont l’événement était organisé, à savoir, de manière très professionnelle. De la cérémonie d’ouverture jusqu’à la fin, l’organisation fut excellente. Comme vous le savez, la boxe, lors de ce type de manifestation, est l’un des sports où l’on reste le plus longtemps. On a donc passé une bonne vingtaine de jours là-bas, et revenir avec une médaille fait toujours plaisir.
Le retour en France
En rentrant de Bakou avec Estelle (ndlr : Estelle Mossely, médaillée d’argent en 60 kg) on est parti présenter nos médailles à nos familles respectives, ainsi qu’au Secrétaire d’Etat aux sports, M. Thierry Braillard. S’en sont suivis quatre, cinq jours de vacances dans le Jura, où nous étions coupés du monde. Quand je dis « coupés du monde », nous n’avions presque pas de réseau, aucune nouvelles de la boxe, et ça fait du bien avant d’attaquer la dernière ligne droit.

La reprise
Nous avons dans un premier temps eu plusieurs sollicitations, grâce à nos performances lors des Jeux européens, provenant des médias, et de potentiels sponsors. Dans un second temps, j’ai mis entre parenthèses l’aventure APB, car je me focalise à fond sur les championnats du monde amateurs qui se dérouleront en octobre (ndlr : du 8 au 17 octobre, à Doha). Pour cela, je m’entraîne à l’INSEP, aux Mureaux, à Chanteloup-les-Vignes grâce à un accord de partenariat passé avec le club ainsi qu’à Noisy-le-Grand. C’est toujours intéressant d’échanger et de travailler avec un super-lourd comme Carlos Takam. Pendant les championnats d’Europe (ndlr : les qualifiés aux championnats du monde ne peuvent participer aux championnats d’Europe), je reste sur une préparation individualisée.
Les objectifs
Concernant les championnats du monde, je vise le titre. Pour obtenir la qualification olympique, il faut de toute façon devenir champion du monde dans ma catégorie. En effet, à la différence des autres, nous ne serons que 16 boxeurs aux Jeux olympiques, contre 32 dans les autres catégories. D’où l’importance de bien préparer cet événement. Quoiqu’il arrive, s’il n’y a pas de qualification dès les championnats du monde, j’aurai une ultime chance au début de l’année 2016, avec un tournoi qualificatif olympique WSB/APB ou un tournoi qualificatif olympique AOB, voire les deux (ndlr : l’AIBA ne s’est pas encore prononcée sur ce sujet) ».

