ITW avec Aghilas Braïk

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Le pugiliste du Ring Berruyer (25 ans, 2 victoires, dont 1 avant la limite), seul professionnel du département du Cher, va disputer son troisième combat chez les rémunérés samedi 16 avril, au PEPSI d’Issoudun (Indre), cadre du championnat de France des lourds-légers entre David Radeff et Arsen Goulamirian. L’occasion de faire avec lui, le point depuis son passage dans la cour des grands.
 
 
« Aghilas, présente-toi en quelques mots pour ceux qui ne te connaissent pas encore.
 
- Je m’appelle Aghilas Braïk, j’ai 25 ans et je suis professionnel depuis la fin de l’année 2015. Je suis licencié au Ring Berruyer et j’évolue dans la catégorie des super mi-moyens. J’ai gagné mes deux premiers combats et je vais disputer le troisième samedi soir à Issoudun.
 
- Comment es-tu arrivé à la boxe ?
 
- J’ai réellement débuté la boxe vers l’âge de 19 ans. J’avais essayé vers 13 ans à Déols, mais l’appel du ballon rond avait été le plus fort. Mais le noble art n’a jamais été étranger à ma vie. Mon père, Djamel a été boxeur dans sa jeunesse et mon oncle, Loucif Hamani, a affronté le grand Marvin Hagler en 1980. Il y avait donc des prédispositions a ce que je fasse carrière dans ce sport si exigent, mais si merveilleux.
 
- Quelles différences notes-tu entre la boxe professionnelle et la boxe amateur ?
 
- Étant donné que je dispute actuellement des combats en quatre reprises de trois minutes, pour le moment, je ne distingue pas de différences notables entre le monde pro et celui des amateurs. Je n’ai que deux combats à mon palmarès. Le rythme est soutenu, sans réel temps mort. Lorsque je passerais sur six rounds, j’aurais d’avantage le temps de poser ma boxe, d’analyser celle de mon rival. Pour le moment, il faut aller au charbon tout de suite, ne pas s’endormir. Quatre rounds, ça va très vite et le combat peut rapidement être perdu.
 
 
- Tu es passé pro à plus de 25 ans. Est-ce pour toi plutôt un avantage, ou un inconvénient ?
 
- Je pense que c’est un avantage et non un réel handicap. La maturité est là, je suis posé et appliqué. Je ne pense pas que le temps puisse jouer contre moi. Je suis un jeune professionnel, c’est sûr, mais j’ai des ambitions. Je saurais saisir ma chance quand on me la donnera et profiter des opportunités qui se présenteront. En temps voulu, sans brûler les étapes. Mais rien n’est impossible, il suffit d’y croire.
 
- Que peux-tu nous dire sur ton entraîneur, Farid Boudelli, qui te suit depuis de nombreuses années ?
 
- Farid et moi avons une relation particulière qui va au-delà de celle entre un entraîneur et son élève. C’est un peu comme un grand frère, protecteur, auprès duquel j’apprends beaucoup. Il fait partie de la famille. Nous avons commencé le chemin ensemble et nous le finirons ensemble. Je ne me serais pas vu faire carrière sans lui.
 
- Tu vas disputer ton troisième combat samedi face à Kalilou Dembélé, une vieille connaissance. À quel combat t’attends-tu ?
 
- Je ne sais pas trop à quoi m’attendre avec lui. J’ai de vagues souvenirs quant à notre affrontement. Je me rappelle avoir été déclaré perdant, tout en l’ayant envoyé au sol par deux fois. Il bougeait pas mal, travaillait bien. Mais c’était il y a deux ans. Aujourd’hui, les choses ont changé.  J’ai deux ans de plus, j’ai progressé. Et puis, chaque combat est différent et je ne me mets pas la pression, je verrais bien samedi soir. Je m’adapterais.
 
 
- As-tu travaillé des choses spécifiques à l’entraînement ?
 
- Je travaille toujours énormément la condition physique, ce qui est très important pour être au top le jour J. Je vais courir tous les matins et je m’entraîne tous les soirs. Après, nous varions les types d’entraînements avec mon coach, pour être le plus complet possible. Je suis sérieux, motivé pour essayer de tirer le meilleur de moi-même.
 
- Un dernier mot pour tes supporters ?
 
- Je remercie toutes les personnes qui me suivent au quotidien et lors des galas. Aujourd’hui, Bourges est derrière moi, mais comme je suis originaire de Châteauroux, je peux aussi compter sur le soutien des gens de là-bas, comme à Issoudun, ou bien à Saint-Maur, où j’étais licencié avant. Ils me donnent de la force pour aller de l’avant. Entendre son nom scandé par des dizaines  de personnes vous galvanise, vous permet de vous dépasser ».
 
Par Romain Fabry
 
Crédit images : Ring Berruyer

 

 

 

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