Roxana Maracineanu promet un plan de relance

La ministre des Sports a affirmé, à l’Assemblée nationale, qu’un plan de relance du sport était en phase d’élaboration pour venir en aide à ce secteur qui, comme d’autres, va payer un lourd tribu à la pandémie de coronavirus.

19,4 milliards d’euros sur un chiffre d’affaires annuel de 77,7 milliards d’euros pour les 112 000 entreprises du sport que compterait le pays : c’est le montant des pertes, évalué par le ministère, pour le sport français en 2020. Soit un manque à gagner de 25 % comparé à l’année dernière. Une véritable catastrophe économico-sociétale.

Parmi les acteurs les plus impactés, figurent, évidemment, les fédérations avec un déficit cumulé, pour 70 % d’entre elles, de 608,3 millions d’euros pour causes de baisse des contrats de sponsoring, de diminution des recettes de billetterie d’événements annulés, de réduction sur les droits des licences réclamée par les clubs qui craignent, en outre, de devoir faire face à une baisse drastique du nombre de leurs adhérents. Certes, pour les associations sportives, le trou dans les caisses est très difficile à quantifier. Cependant, au regard des premiers retours – sur la base d’un panel de quelque 3 800 structures – du Conseil social du mouvement sportif (Cosmos), lequel représente les employeurs, le chiffre de 121 millions d’euros est d’ores et déjà avancé.

« Sanctuariser les subventions publiques »

Bref, il y a péril en la demeure. La ministre des Sports, Roxana Maracineanu en a pleinement conscience. C’est pourquoi, le 12 mai, lors de la traditionnelle séance des questions au Gouvernement posées par les députés, elle a assuré que l’Administration planchait sur un plan « en cohérence avec le projet des territoires ». Et de préciser que « l’enjeu sera de remettre les Français en mouvement, garder captifs les fonds privés investis dans le sport, sanctuariser les subventions publiques et travailler à ouvrir des portes nouvelles à nos associations ».

A combien s’élèvera ce soutien ? La ministre ne l’a pas dit mais a insisté pour placer la démarche de l’État aussi bien sur le plan comptable que sur celui du vivre ensemble et du « lien social ». « Nous avons besoin, plus que jamais, de faire société, a-t-elle martelé. Je suis attachée à nos tissus associatifs. Leurs actions de solidarité, ces dernières semaines, illustrent le rôle que les associations ont déjà et la place qu’elles peuvent occuper demain en termes d’éducation, de santé, d’inclusion et de citoyenneté. Je me suis battue pour qu’elles soient protégées. »

Un champ d’intervention pluriel qu’a depuis longtemps investi a FF Boxe, laquelle sera, bien sûr, attentive au soutien que l’Exécutif pourra apporter. Néanmoins, la Fédération française de boxe n’a pas attendu les décisions ministérielles pour agir et travaille actuellement à un plan de relance qui sera présenté, pour adoption, au prochain Comité directeur avant d’être décliné sur le terrain.