L’étau se desserre… un peu

Dans son allocution télévisée du 24 novembre, le Président de la République, Emmanuel Macron, a précisé les pistes du déconfinement. Pour ce qui est des sports, et en particulier de ceux qui se déroulent en intérieur, le retour à la normale n’est pas pour demain.

Le déconfinement se déclinera en trois phases. A compter du 28 novembre, seules les activités extrasolaires en plein air des mineurs seront de nouveau permises. Ce qui signifie que les jeunes licenciés des clubs de boxe ne seront toujours pas autorisés à reprendre le chemin de la salle. Ils ne le seront, si tout va bien, qu’à partir du 15 décembre, date à laquelle les activités extrascolaires en intérieur seront possibles. Les jeunes pourront alors aller à l’entraînement gants aux poings, à condition, toutefois, que la France soit repassée en dessus du seuil des 5 000 contaminations quotidiennes. Les associations sportives sont, en outre, incitées, par le Gouvernement, à leur proposer des stages, histoire de compenser – quelque peu – le temps perdu.

Une réouverture des salles aux adultes le 20 janvier ?

Quid de la pratique des adultes, en particulier des sports de combat, lesquels inquiètent plus particulièrement le Gouvernement ? Là, l’Exécutif entretient le flou et la famille du noble art commence à trouver le temps plus que long, redoutant les pertes en ligne. La troisième étape du processus est en effet programmée le 20 janvier. Si la situation sanitaire évolue favorablement, les salles de sport seront habilitées à rouvrir leurs portes à tout le monde, y compris aux seniors. Par conséquent, il devrait en aller de même pour les associations pugilistiques. Cependant, à ce jour, cela demeure une forte probabilité et non un acquis.

Idem en ce qui concerne l’accueil du public. Si l’on sait que ce sera un dispositif de jauge relative qui sera appliqué, c’est-à-dire proportionnelle à la capacité d’accueil de chaque enceinte, il est envisagé que la présence de spectateurs en tribune soient effective à partir du 20 janvier, ce qui ravira les amateurs et les organisateurs de galas de boxe. Mais, là encore, rien n’est sûr.