JO : comment cela va se passer

Au fil des semaines, on en sait de plus en plus sur les modalités des prochains Jeux olympiques d’été, à Tokyo. Les organisateurs commencent en effet à finaliser, sous forme de guides pratiques, les protocoles qui seront appliqués.

L’existence de règles drastiques à respecter et susceptibles d’être renforcées au gré de l’évolution de la situation sanitaire durant les prochains mois est, en soi, une bonne nouvelle : elle confirme que les JO auront bel et bien lieu. Sauf cataclysme, cela ne fait en effet plus guère de doute. « La tenue des Jeux est notre cap inflexible et, à ce stade, nous ne discutons de rien d’autre », a ainsi affirmé le Directeur général du comité d’organisation, Toshiro Muto avant de préciser qu’une éventuelle annulation « n’est pas en discussion ». Dans ces conditions, les autorités nippones planchent sur la tournure que prendra l’événement.

-> Pour ce qui est des membres des fédérations internationales et l’on suppose, par déduction, des fédérations nationales, ils devront, pêle-mêle :

– télécharger une application quatorze jours avant le départ et l’implémenter en y enregistrant au quotidien des paramètres relatifs à leur santé.

– Se soumettre à un test PCR soixante-douze heures avant de s’envoler pour le Pays du soleil levant.

– Établir un programme et un planning de ce qu’ils envisagent de faire sur place.

– Lister les personnes qu’ils sont appelés à côtoyer de manière récurrence et/ou rapprochée au cours de leur séjour.

– Une fois à bon port, il leur sera demandé d’effectuer un nouveau test PCR. Il en ira de même tout au long de leur séjour.

– Leur mobilité et leurs occupations seront limitées au strict nécessaire. Il leur sera en effet interdit de faire du tourisme ou du shopping, d’aller au restaurant etc. Les déplacements ne seront possibles que pour rejoindre les lieux autorisés, en particulier des compétitions.

– Leur température sera systématiquement prise avant d’y entrer et si elle est supérieure à 37,5 degrés, ils se verront refuser le droit d’y pénétrer.

– Les seuls moyens de transport autorisés seront ceux mis spécialement à disposition par les organisateurs. Les transports en commun seront prohibés.

Des contraintes « extrêmement difficiles » pour ceux qui ne veulent pas se faire vacciner

-> Pour ce qui est des athlètes :

– ils seront tenus d’exciper un test négatif réalisé dans les trois jours avant leur départ pour le Japon.

– Une fois qu’ils auront posé le pied dans le pays, ils seront placés en quatorzaine, laquelle sera toutefois sera aménagée pour leur permettre de continuer à s’entraîner.

– Tout comme les encadrants, ils seront soumis à des tests réguliers au village olympique et dans les villes hôtes.

Concernant la vaccination, la doctrine n’est pas encore cristallisée mais il est probable que son caractère non obligatoire soit confirmé. Néanmoins, en ce qui concerne les athlètes français, elle sera fortement recommandée. Denis Masseglia, Président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) plaide en ce sens : « J’ai pris position pour la vaccination et j’espère que tous les athlètes français seront dans cette optique-là. C’est la tenue des Jeux qui est l’enjeu final. Nous ne sommes pas tout seuls. Pour nos amis japonais, recevoir des athlètes et des personnes accréditées venus du monde entier exige un peu de précautions. » Il est fort probable que ceux qui n’auront pas voulu se faire vacciner se voient imposer des contraintes « extrêmement difficiles » ayant « un effet dissuasif », dixit Denis Masseglia qui a évoqué, à leur propos, « une forme de quarantaine, de quinzaine et une batterie de tests ». Ce qui est censé les faire réfléchir à deux fois avant de persister dans une telle ligne de conduite.