Des JO à la jauge ?

Pour l’instant, et espérons que ça dure, il est hors de question, dans l’esprit du CIO, d’annuler les Jeux olympiques de Tokyo, quand bien même la pandémie de Covid-19 ne serait-elle par éradiquée d’ici là. En revanche, des aménagements sont sérieusement envisagés, en particulier concernant le remplissage de tribunes, lequel ne serait que partiel.

En clair, les Jeux pourraient avoir lieu devant « un nombre limité de spectateurs », a indiqué, le 29 juillet, à la BBC, le Directeur général du comité d’organisation, Toshiro Muto. « Tout le monde devrait se concentrer sur la tenue de l’événement l’année prochaine. Nous sommes sur la même longueur d’onde » que le Comité international olympique (CIO) et son Président, Thomas Bach, a tout d’abord expliqué, en préambule, Toshiro Muto alors que l’événement est censé se dérouler du 23 juillet au 8 août 2021.

Puis, Toshiro Muto a rappelé que Thomas Bach « ne veut pas » que les JO soient à huis clos. En revanche, le CIO « pourrait peut-être réfléchir à un nombre limité de spectateurs en prenant pleinement en compte la distanciation sociale » afin d’éviter toute propagation du Covid-19 et la formation de clusters dans un pays qui, jusqu’à présent, a su relativement bien juguler l’épidémie comme en atteste son bilan sanitaire flatteur (1.001 morts et 31.900 cas recensés). « Nous devons construire un environnement où le public se sent en sécurité. Les athlètes comme la famille du CIO pourraient être soumis à des tests avant et après leur arrivée au Japon », a, en outre, averti Toshiro Muto.

La découverte d’un vaccin éprouvé n’est pas « une condition préalable »

Le Directeur général du comité d’organisation préfère jouer franc-jeu, convaincu qu’il serait « trop optimiste de supposer que toutes les restrictions en vigueur au Japon seront levées » l’été prochain. Ce qui conduit les autorité nippones à « réfléchir à d’autres options » en matière d’organisation alors que l’entrée sur le territoire national est aujourd’hui interdite aux visiteurs de plus de cent pays.

Par ailleurs, la découverte, d’ici là, d’un vaccin éprouvé ou d’un traitement médicamenteux fiable serait « un avantage mais pas une condition préalable » à la tenue des Jeux, a assuré Toshiro Muto. D’ailleurs, pour le Président du comité de coordination du CIO pour les JO 2020, John Coates, les Japonais « avancent en partant du fait qu’il n’y aura pas de vaccin » afin de se préparer à tous les scénarios. Ce qui est déjà, disons-le, un moindre mal.

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