Denis Masseglia plaide pour une radio 100 % sport

Lors de la présentation de ses vœux, fin janvier, le Président du Comité national olympique et sportif de français (CNOSF) a fait part de ses ambitions quand bien même ne briguera-t-il pas un nouveau mandat dans la mesure où il en a accompli le nombre maximal autorisé.

Denis Masseglia veut croire à des lendemains qui ne déchantent plus : « La pratique sportive régulière peut aussi servir de moyen de prévention. Le fait de le mettre encore plus en évidence à cause de la pandémie est un élément qui doit permettre, demain, d’avoir encore plus de gens qui se disent que le sport est important pour leur santé et leur équilibre. Cela fait partie des choses sur lesquelles on doit pouvoir capitaliser. » Le Président du CNOSF appelle les associations sportives à être au rendez-vous de cette demande majorée, celles de la FF Boxe ne faisant pas exception à la règle dans la mesure où elles sont susceptibles, elles aussi, de tirer leur épingle du jeu : « Peut-être qu’à la sortie de cette pandémie, nous aurons l’envie d’être plus ensemble et d’être plus dans le partage. Il faudra que nos clubs et nos associations, dont c’est la raison d’être, puissent être à la hauteur et offrir davantage de services. Je sais que beaucoup de clubs vont avoir des difficultés mais je sais aussi qu’ils vont pouvoir repartir car il va y avoir un engouement pour la pratique sportive. »

Le Pass’Sport « sera un élément important de l’année 2021 »

Pour franchir le gué, la perspective du Pass’Sport – cette aide financière visant à prendre en charge une partie du coût d’inscription dans un club sportif (notamment affilié à la FF Boxe) d’un jeune de moins de seize ans – est essentielle. « Ce sera un élément important de l’année 2021, confirme le Président du CNOSF. C’est un vrai enjeu pour la Nation. Il faut que nos jeunes fassent davantage de sport. » Quant à la loi sport et société sur laquelle doit se prononcer le Parlement, même si l’on « aurait aimé qu’elle soit plus ambitieuse et plus large, elle doit permettre un progrès et une forme de modernisation dans la relation à la fois avec l’Éducation nationale et la Santé ».

Outre une base de pratiquants la plus étoffée possible, le sport a besoin, pour retrouver le chemin de la croissance, d’une visibilité accrue. Dans cette optique, le CNOSF a lancé, il y a près de deux ans, la chaîne de télévision Sport en France. Un succès : « Aujourd’hui, on a dépassé le cadre d’une télévision pour les sports dont on ne parlait pas. Se sont rajoutés des sports dont on parlait et qui ont choisi de venir sur Sport en France parce que cela leur assurait une meilleure visibilité. Quelque part, c’est leur chaîne, laquelle est aujourd’hui la chaîne du mouvement sportif. Nous avons notre place dans le Paysage audiovisuel français (Paf). » De fait, des réunions de boxe ont eu droit de cité sur Sport en France.

Autre pièce du puzzle, une plate-forme de streaming

Un bilan flatteur mais inachevé. En somme, il convient de parfaire l’édifice. « Il ne sera pas complet si l’on n’a pas aussi une radio sous forme web ou hertzienne. Si une opportunité se présente, nous tâcherons de la saisir », avertit Denis Masseglia. Autre pièce du puzzle, « une plate-forme de streaming qui nous permette d’avoir beaucoup plus d’images de tous les événements »,pugilistiques ou autres. Pour cela, le CNOSF développe « un beau projet » avec l’Afdas, l’Opérateur de compétences (Opco) du secteur du sport. « L’Afdas est prêt à nous accompagner pour former tout un ensemble de personnes, y compris des bénévoles, à prendre des images localement pour abonder cette plate-forme sur laquelle on pourra agréger des images qui renforceront le potentiel de chaque fédération », précise Denis Masseglia. De quoi promouvoir les diverses disciplines, dont la boxe, et attirer de nouveaux pratiquants, en particulier les adeptes du noble art.

Autre chantier à boucler, celui du Pacte de loyauté adopté le 29 juin 2020 et dont la vocation est de réguler les relations entre les fédérations délégataires et les fédérations affinitaires. A cette fin, Denis Masseglia appelle à l’avènement d’un acte 2 dudit Pacte. Plusieurs fédérations délégataires ont en effet déploré auprès du CNOSF que certains de leurs clubs licencient leurs membres auprès des fédérations affinitaires auxquelles elles reprochent de proposer des tarifs très inférieurs. Une pratique contre laquelle lutte, au demeurant, la FF Boxe.