Déconfinement : les rings sont encore loin

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a détaillé, le 29 avril, le calendrier et les modalités du déconfinement progressif et par étapes du pays. Si le sport va évidemment en bénéficier ainsi que les organisateurs d’événements, la boxe, elle, demeure soumise à de sérieuses restrictions.

Si le déconfinement démarrera officiellement, comme prévu, le 3 mai avec la fin des restrictions de circulation – en clair, de la limitation de dix kilomètres autour du domicile – en journée, c’est le 19 mai qui marquera un premier véritable tournant. En effet, le public sera alors autorisé à revenir assister en tribunes à des manifestations dans les stades en plein air et dans les enceintes fermées. Et ce, dans la limite de 1 000 spectateurs en extérieur et de 800 en intérieur. Ce qui mettra un terme au huis clos jusque-là en vigueur lors des galas pugilistiques. Un moindre mal pour les promoteurs et les clubs de la FF Boxe. Les compétitions pourront, en outre, se terminer plus tard dans la mesure où le couvre-feu sera décalé à 21 h 00.

En revanche, si cette date actera la reprise des activités sportives en extérieur et dans les lieux couverts dans le cadre de protocoles adaptés, celle-ci ne concernera pas les disciplines de contact, en particulier les sports de combat et les arts martiaux. Ce qui signifie qu’il ne sera possible de s’adonner au noble art qu’à compter du 9 juin et encore, uniquement en extérieur. En somme, il ne sera toujours pas praticable dans les salles, que l’on soit mineur ou majeur, sauf à titre dérogatoire si l’on fait partie des publics prioritaires (athlètes professionnels ou de haut niveau, patients devant avoir une activité physique sur prescription médicale etc.). D’ailleurs, le Gouvernement n’a, pour l’instant, pas ouvert la voie à une généralisation des disciplines de contact ni, donc, de la boxe. Pareil scénario ne figure, de surcroît, pas au programme de la quatrième phase du déconfinement à partir du 30 juin. Le couvre-feu, lui, sera retardé à 23 h 00 avant d’être supprimé pour de bon le 30 juin.

Un pass sanitaire pour être spectateur

Par contre, dès le 9 juin, la jauge maximale de public, lors des épreuves sportives, sera augmentée et portée à 5 000 spectateurs. Lesquels devront, pour s’asseoir dans les gradins, exciper un pass sanitaire. Il s’agit d’un document, authentifié grâce à un QR code, qui atteste que son détenteur a été vacciné contre la Covid-19, qu’il a été testé négatif récemment ou encore, qu’il est porteur d’anticorps après avoir contracté la Covid-19. « Ce pass contiendra une preuve de vaccination, de test négatif ou toute preuve d’une non-contamination au virus afin de pouvoir se déplacer », a précisé le Premier ministre, Jean Castex. Il revêtira deux formes : soit en format papier et il faudra alors demander sa délivrance au professionnel de santé qui aura effectué le test ou la vaccination, soit en format numérique accessible via l’application TousAntiCovid.

Si la situation sanitaire continue de s’améliorer, les jauges seront supprimées le 30 juin au regard, toutefois, de l’évolution épidémique locale.