Comment recevoir du public en bon ordre

Le ministère des Sports a récemment publié des « fiches de rentrée », lesquelles se veulent des supports présentant les mesures sanitaires réglementaires ainsi que des recommandations nationales. Celles-ci ont été formalisées sur la base des expertises scientifiques du Haut Conseil à la santé publique (HCSP), de l’agence Santé Publique France et du ministère de la Santé tout en étant adaptées aux enjeux pratiques des acteurs sportifs. L’une d’elles concerne les procédures administratives et la logistique adéquate pour accueillir des spectateurs. En particulier lors des galas de boxe.

1. La déclaration

– La déclaration auprès du préfet de département de l’accueil du public dans les établissements de type X (établissement sportif clos et couvert, salle omnisport, patinoire, manège, piscine couverte, transformable ou mixte, salle polyvalente sportive de moins de 1 200 m2ou d’une hauteur sous plafond de plus de 6,5 mètres) ou PA (établissement de plein air) n’est pas obligatoire jusqu’à 1 500 personnes. Sauf si le préfet fixe un seuil inférieur en fonction des circonstances locales.

– Au-delà de 1 500 personnes, ces établissements sont classés en première catégorie. L’exploitant qui souhaite accueillir plus de 1 500 personnes doit en faire la déclaration au préfet de département au plus tard 72 heures à l’avance.

Au-delà de 5 000 personnes, il est obligatoire, depuis le 15 août, de demander une dérogation au préfet de département à titre exceptionnel. Ce dernier analyse la situation sanitaire générale et celle du territoire où aura lieu l’événement ainsi que les mesures que l’organisateur mettra en œuvre pour garantir le respect de la distanciation physique et du port du masque ainsi que les dispositions spécifiques qu’il entend prendre pour prévenir la propagation du virus lors de la manifestation.

Et ce, sachant que « l’accueil du public doit se faire dans le respect des recommandations et selon une approche de gestion des flux de personnes, dans le cadre d’un protocole sanitaire établi par l’exploitant et/ou le propriétaire », insiste le ministère.

A noter que l’accueil du public est autorisé dans un établissement de type X ou PA uniquement dans les zones sorties de l’état d’urgence sanitaire. Autrement dit, sur l’ensemble du territoire de la République exceptées Mayotte et la Guyane.

2. Les conditions d’accueil du public (supporters et/ou spectateurs)

-A l’exclusion des pratiquants sportifs, le port du masque est obligatoire dans tous les établissements X et PA pour les personnes âgées de 11 ans et plus.

– Dans les établissements X ou PA situés dans des départements à circulation active du virus, il convient, outre le port du masque obligatoire, de respecter les règles cumulatives suivantes : disposer d’une place assise ;  observer une distance minimale d’un siège entre chaque personne ou groupe de 10 personnes maximum qui sont venues ensemble ou qui ont réservé ensemble ; interdire l’accès aux espaces permettant des regroupements sauf s’ils sont aménagés de manière à garantir la distanciation physique de un mètre.

– Dans les établissements X ou PA situés dans les autres territoires, le public doit porter un masque et avoir une place assise. En revanche, le respect d’une distanciation physique d’un siège d’écart est supprimé. Toutes les autres mesures barrière restent préconisées.

– Pour ce qui est de l’accueil de public debout, le Haut conseil à la santé publique (HCSP) recommande qu’il soit autorisé dans les Établissements sportifs recevant du public (ERP sport) ne disposant pas de tribune ou seulement de petite capacité. Mais à certaines conditions : le port du masque, une distanciation physique de 1 mètre, une gestion du flux de personnes, le respect des gestes barrière et enfin, l’information et la communication au public des mesures préventives.

– La prise de température n’est pas recommandée par le HCSP comme modalité de contrôle de l’accès à l’enceinte sportive. Elle demeure à la discrétion de l’organisateur, lequel peut l’imposer s’il estime qu’elle est complémentaire et qu’il a les moyens de la mettre en œuvre dans des conditions satisfaisantes.

– Quant aux buvettes, elles sont autorisées dans le strict respect du protocole sanitaire des hôtels, cafés et restaurants. Elles sont en outre soumises à l’obligation de demander l’ouverture d’un débit de boissons temporaire au maire de la commune et ce, au moins 15 jours avant.

Un arsenal certes exigeant mais qui n’empêche nullement la tenue des réunions pugilistiques.