Hakobyan veut se refaire à 9

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Le professionnel du BC Castelroussin, Sirak Hakobyan, va tenter d’aligner un neuvième succès d’affilée, ce soir. Avant une pause bien méritée.
 
 
Sirak Hakobyan boxera son dixième combat professionnel, ce samedi 16 avril, lors du gala d'Issoudun. Photos , Stéphane Delétang
 
Et d'un qui font six. Depuis la rentrée de septembre, sa toute première depuis qu'il a intégré le monde professionnel du noble art en janvier 2015, Sirak Hakobyan a enchaîné cinq victoires en autant de combat (dont 2 K.-O. techniques). Ce soir, dans l'antre issoldunoise, le protégé du BC Castelroussin va donc monter sur le ring une sixième fois en à peine six mois, son premier combat de la saison remontant au 21 novembre dernier et son succès sur Mahmoud Khayat à Fleury-les-Aubrais.
 
"Dernier combat avant septembre "
 
Une cadence infernale mais digérée sans maux de ventre jusque-là par l'intéressé. « Je me sens bien mais ce sera certainement mon dernier combat avant le mois de septembre », confie le boxeur. « Il a aussi envie de profiter, de s'amuser. Cela représente quand même beaucoup de concessions au quotidien », conçoit son entraîneur Bechelgui Bahi. Deux semaines après s'être défait d'Herman Ferdinand, dont le show initial s'est vite mué en poisson d'avril lors du deuxième gala du BCC de l'année, Sirak Hakobyan voit aujourd'hui Bernard Follea se dresser sur sa route. « Après le combat contre Ferdinand, il y a eu certaines critiques… J'ai l'habitude. Même chez les amateurs, quand je gagnais souvent avant la limite, les gens se posaient des questions. Chez les pros, c'est pareil, affirme le puncheur berrichon. Ma série de victoires (8) laisse penser que je choisis la facilité mais je travaille dur et je sais que rien ne tombe du ciel. Après, beaucoup de personnes me suivent et cela motive encore plus ». Bernard Follea, lui, est loin des projecteurs depuis deux ans. Le Rouennais de 31 ans qui s'entraîne à Aulnay-sous-Bois compte 5 victoires (dont 1 K.-O. technique), 4 défaites et 1 nul face à des adversaires aux pedigrees chargés. « Il n'a certes pas boxé depuis deux ans mais il participe tous les jours aux entraînements pros et réalise très souvent des mises de gants. Aulnay, c'est une véritable usine à pros, prévient Sofien Bahi, l'un de ses coachs. Au niveau des conditions de préparation, il est sans doute au-dessus de Sirak ». Un point pour Follea, entraîné rappelons-le par Nacer Lalaoui, mentor de Hugo Kasperski ou encore d'un certain Jean-Marc Mormeck. Mais la dynamique sur laquelle surfe Hakobyan a de quoi concentrer à l'extrême le Rouennais qui, pour sa reprise, n'a pas hésité à se frotter à un capital confiance gonflé à bloc… mais pas trop. Au risque de se faire surprendre. « Une défaite arrivera bien un jour ou l'autre. Je ne suis pas invincible. Si je perds, c'est que l'adversaire était meilleur et je l'accepterais. Le fait de gagner est une très bonne chose, mais il ne faut pas non plus se sentir trop puissant, confie le produit castelroussin. Parfois, la défaite permet aussi de rebooster. On se dit qu'il y a encore plus de travail à faire. Ce n'est pas la même motivation. Après mon premier combat perdu, je me souviens avoir redoublé d'efforts ». Avant que cela n'arrive, c'est bel et bien une neuvième victoire de suite - « Et rien d'autre ! » - que visera Sirak Hakobyan.
 
Par : Alan de Silvestri
 
Source : La Nouvelle République

 

 

 

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