La Toulousaine (2 v, 1 n, 3 d) est redevenue championne de France des poids mouches en battant, aux points (77-75, 77-75, 78-74), le 31 octobre, à Royan, l’autre cochallenger, Maloway Canlers (2 v, 3 d). Une renaissance.
La sociétaire du Boxoum n’a eu qu’à rester elle-même pour faire la décision. « Je suis une boxeuse contre-attaquante. J’ai donc laissé venir Maloway, explique-t-elle. Dès le départ, j’ai vu que je me sentais à l’aise et que je n’avais pas de difficulté pour dérouler ma boxe. C’est pourquoi j’ai continué dans cette configuration même si, parfois, j’ai également avancé dans la mesure où il fallait que je fasse le combat puisque j’étais à l’extérieur. Je la touchais très nettement et, ensuite, je désaxais afin de ne pas rester en face ni lui permettre de remiser. »
A la clef, un succès probant après une parenthèse de quatre ans loin des rings, en raison de contraintes professionnelles. L’Occitane est, en effet, militaire. Un statut pas forcément compatible avec une carrière dans le carré magique même si la Haute-Garonnaise n’a jamais cessé de s’entraîner. Elle qui avait déjà conquis le titre, dans la même catégorie, en 2022, espère, à présent, avoir une opportunité continentale ou internationale qui la motiverait pour prolonger son parcours entre seize cordes. C’est qu’à trente-quatre printemps et désireuse de fonder une famille, elle s’interroge sur la suite à donner à son parcours logistique. Pour prolonger le bail, il faudrait un défi qui soit suffisamment stimulant. « Néanmoins, ce titre m’a relancée et me donne envie de continuer, sourit-elle. J’ai encore plein de choses à améliorer. Ces quatre ans d’interruption m’ont un peu fait perdre confiance en moi. Et, sur le plan technico-tactique, il faut que j’arrive à davantage y aller et mettre plus de rythme pour faire mal, en somme, à ne pas être autant dans l’attente. »

Maloway Canlers a « appris beaucoup de choses »
De son côté, Maloway Canlers a la lucidité de reconnaître qu’elle est tout simplement tombée sur plus forte qu’elle. « Je suis vraiment contente d’avoir disputé ce championnat de France car que l’on gagne ou que l’on perde, c’est toujours un honneur de boxer pour ce titre, affirme, en préambule, la Royannaise. C’était un joli combat car Hadria est très technique. L’objectif était de reculer le moins possible, d’enclencher la marche avant et d’être toujours offensive. C’est ce que j’ai fait mais, honnêtement, Hadria a un bagage technique supérieur au mien et plus d’expérience. Elle savait comment s’y prendre pour me faire aller dans mes travers. Elle a, en outre, un très bon coup d’œil et a bien réussi à me contrer. Quant à moi, je n’ai pas su répondre comme je l’aurais voulu. Tout cela a joué sur l’issue de la confrontation. Au final, j’ai appris beaucoup de choses. J’ai également vu que j’avais énormément progressé, aussi bien sur le plan technique que mental. » De bon augure pour la suite.


