Grugé, Aliliche veut rebondir

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Samedi dernier à Londres, outre-Manche, le boxeur professionnel palois s'est incliné aux points face à l'Anglais Chris Botwin au terme d'un combat pourtant maîtrisé par le Béarnais.
 
 
Ici à gauche, Karim Aliliche a tout donné face à Chris Goodwin. D.R.
 
Avant son départ pour Londres, Karim Aliliche ne se  faisait pas d’illusion : « En général, on considère que le local part avec un round d’avance ». Sa prophétie a pris toute sa mesure samedi soir à l’issue d’un combat homérique, son 17e  chez les pros, conclu par une défaite aux points 57 à 58 face au Britannique Christopher Goodwin. « Le combat a eu lieu dans le magnifique Park Club, qui avait organisé ce grand gala à l’occasion d’une soirée de charité en faveur des enfants défavorisés. Il y avait un peu plus de 1500 spectateurs dont d’anciens champions du monde anglais comme Anthony Crolla ou George Groves. Juste avant le combat, on nous prévient qu’il se disputera en six rounds de trois minutes et non en huit rounds comme prévu ».
 
Le titre national à Pau ?
 
Ce changement de donne incite le Palois de 32 ans à être très agressif d’entrée. « C’était une bonne stratégie qui m’a permis de prendre l’avantage et de mener à l’issue des trois premiers rounds. Au quatrième, j’ai ressenti une douleur costale, peut-être à cause d’un faux mouvement ou d’une côte fêlée. Goodwin en a profité pour revenir dans le match. Je reprends quand même les devants dans le 5e  round ». La dernière reprise se résume à un combat sans merci. « Je reconnais que Goodwin a été plus précis que moi dans ce dernier round. Mais j’en rapporte quand même quatre sur six ». Pourtant, le verdict des juges arbitres tombe, plutôt incompréhensible : victoire aux points 58 à 57 offerte à l’Anglais ! « Le public local a été très fair-play puisqu’il a reconnu qu’ils étaient meilleurs que nous au rugby mais que là, le match nul aurait été le plus logique... ». Avec un peu de recul, Karim Aliliche arrive aussi à relativiser : « Je ne suis pas si déçu que ça, car j’ai le sentiment d’avoir très bien travaillé. Avec Goodwin nous n’évoluons pas dans le même monde. Cela me permet d’être encore plus motivé à l’idée d’aller maintenant chercher cette ceinture nationale que je  convoite depuis si longtemps ». Un rendez-vous que Karim Aliliche espère organiser chez lui, à Pau, d’ici la fin de l’année. Et boxer à domicile, ce n’est jamais un handicap...
 
Par Jean Fauret
 
Source : La République des Pyrénées

 

 

 

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