TQO de Londres : Hambli in, Yoka out

Les deux Tricolores ont connu une fortune diverse pour leur entrée en matière, en seizième de finale, lundi 16 mars. Si Wahid Hambli (-69 kg) a préservé ses chances de qualification pour Tokyo, Victor Yoka (-75 kg) a vu les siennes s’envoler.

Face au jeune – 20 ans – Kosovar Patriot Behrami, Wahid Hambli « a eu un peu de mal à entrer dans le combat, raconte John Dovi, manager général de l’équipe de France senior masculine. On l’a senti moins explosif que d’habitude. Néanmoins, ses qualités lui ont permis de prendre rapidement le dessus. Il a boxé sur les jambes en faisant ce qu’il voulait : uppercuts, crochets, retraits etc. Résultat : le Kosovar a été dépassé de tous les côtés. Wahid n’est pas quelqu’un qui avance mais qui est extrêmement mobile. Il n’est pas forcément puissant car il ne termine pas toujours ses mouvements. Par contre, il a une vitesse d’exécution incroyable pour cette catégorie au service d’un excellent coup d’œil. Ses adversaires ont du mal à le cadrer car il est insaisissable. Il a une classe naturelle. » Une vista qui a débouché sur un succès sans appel (5-0) et qui a justifié la confiance que le staff a accordé au Mulhousien.

Victor Yoka n’a jamais véritablement trouvé la solution

En revanche, Victor Yoka n’a jamais véritablement trouvé la solution devant l’Anglais Lewis Richardson, à la fois fausse garde et longiligne. Deux caractéristiques qui ont sérieusement compliqué la tâche du Francilien, lequel s’est logiquement incliné (5-0). « Victor est entré dans une bataille en délivrant à chaque fois un ou deux coups quand Richardson, lui, donnait des séries dans un bon timing, précise John Dovi. Par ailleurs, au lieu de boxer en ligne à l’intérieur, Victor a trop privilégié les crochets larges et circulaires. Or, non seulement il a donné beaucoup de coups dans le vide dans la mesure où le Britannique esquivait très bien mais, de surcroît, il n’a pas pu passer son bras arrière comme il l’aurait souhaité. Le but était qu’il travaille d’abord au corps avant de remonter à la face, ce qui n’était pas évident. Il n’est pas parvenu à élever son niveau d’autant qu’il a opté pour une boxe agressive en allant à la guerre. Pourtant, ce n’est pas son style. Cela l’a conduit à commettre des petites erreurs alors que c’est un excellent technicien doté d’un bon direct du bras avant et qui privilégie les contre-attaques. »