Clap de fin pour le TQO de Londres

Cette mesure a été prise ce lundi. Les membres du CIO en charge de la mise en place et du déroulement de la compétition ont en effet décidé que celle-ci s’arrêtait ce soir. Et ce, en raison, bien sûr, de l’épidémie de coronavirus qui sévit sur le Vieux Continent.

Il s’agit de minimiser les risques de contagion tant pour les spectateurs que les athlètes, les membres des staffs, les officiels et les bénévoles. Au total, 342 sportifs originaires de 43 pays se sont alignés à cet évènement avec l’espoir de décrocher, dans la capitale anglaise, leur précieux sésame pour les Jeux de Tokyo.

Dimanche 15 mars, la task force avait, dans un premier temps, opté pour la poursuite du Tournoi de qualification olympique (TQO) à huis clos. Ce dernier était censé se dérouler du 14 au 24 mars. Cependant, il était déjà question de modifier le calendrier et de raccourcir la durée la TQO, notamment en augmentant le nombre de combats programmés quotidiennement. Finalement, l’évolution de la situation sanitaire sur place ainsi que le principe de précaution ont incité le Comité international olympique à décréter la fin du Tournoi.

Concrètement, les boxeurs et les boxeuses qui, à Londres, se sont déjà qualifiés pour Tokyo le resteront. Ceux qui étaient encore en lice participeront au prochain TQO européen, sachant que la composition des tableaux devraient être identiques. Enfin, ceux qui ont été éliminés pourront retenter leur chance lors du TQO mondial qui se déroulera en France… à condition d’être sélectionnés pour cette échéance.

Quid des Jeux ?

Par ailleurs, à moins de cinq mois des Jeux olympiques de Tokyo, le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, fera le point, ce mardi, avec les fédérations internationales sous la forme d’une conférence téléphonique. Objectif : « Tenir les fédérations internationales informées de la situation tout comme les Comités nationaux olympiques et les sportifs », précise le CIO, lequel « va faire un point des actions menées » pour répondre aux conséquences de la crise actuelle.

En toile de fond, la question du maintien des Jeux aux dates prévues cet été. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a confirmé, vendredi 13 mars, que Tokyo accueillerait bien les JO en juillet. Le Président du CIO, Thomas Bach, s’est, quant à lui, montré plus nuancé en avertissant que le CIO se conformerait aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au sujet d’un éventuel report alors que, de son propre aveu, l’annulation, en raison de l’épidémie, de certaines épreuves qualificatives pose déjà « de sérieux problèmes », quand bien même le CIO est-il disposé à faire preuve de « flexibilité » sur le sujet.