« Ç’a été dur », souffle Nathalie Pili, la présidente du BC Saint-Avold, en jetant un regard complice à sa fille, Flora, qu’elle vient retrouver à proximité des vestiaires. La championne de France juniors acquiesce.

Flora Pili (à droite) n’a rien lâché devant Sofia Nabet. Photo Thierry Sanchis
En effet, pour ses premiers pas chez les seniors, la Naborienne a dû s’employer, hier chez elle, face à la revenante Sofia Nabet (Ring Berjallien). Mais au terme d’un combat particulièrement serré, elle a été déclarée victorieuse (deux juges à un) à l’issue de la finale du Prénational, dans la catégorie des -64 kg. Une décision que n’a pas digérée le clan berjallien. Et qui l’a fait savoir aux arbitres. Dans l’esprit de Flora Pili, le résultat est juste. « Je la touche, elle me touche, mais mes coups ont été plus nets », estime la Mosellane, dont un direct du gauche pendant la deuxième reprise a sans-doute fait la différence. Tenue éloignée de la compétition depuis le mois de juillet, la Lorraine, gendarme en Alsace, a donc effectué un retour gagnant pour se qualifier pour le championnat de France. Elle n’a pas déçu ses supporters qui se sont fait entendre au complexe sportif De Brack. « Je ne voulais pas perdre devant eux », avoue-t-elle. Toujours capable de faire mal, de saisir la moindre occasion, Flora Pili n’a rien perdu de sa boxe pendant les mois écoulés. « Pour un combat de reprise, le cardio était au top, même si les jambes étaient un peu lourdes ».
« Plus d’intensité »
À trois semaines du début du championnat de France, à Houdain (Pas-de-Calais), la Naborienne va récupérer avant de travailler « sur l’accélération et les enchaînements ». « Il faut plus d’intensité dans sa boxe », constate Pierre Pili, son entraîneur de père. « Je ressens la différence entre les juniors et les seniors », confirme la Mosellane, qui espère se hisser dans le dernier carré national. La seule finale de la première journée du a donc souri au Comité régional d’Alsace-Lorraine, présent en nombre en Moselle-Est. Chez les cadets, au sortir d’une bonne grippe qui l’avait sérieusement diminué ces derniers temps, Mathieu Ingold a parfaitement évité l’écueil des demi-finales en s’imposant aux points (deux juges à un) contre Jérôme Gaumet (Nevers). Le Naborien s’est montré nettement plus précis que son adversaire au cours de son combat pendant lequel il a souffert. « Ç’a été difficile parce qu’il était plus bagarreur que technique. C’était fatigant », souffle le protégé de Pierre Pili. Il est toutefois prêt à enchaîner aujourd’hui, en finale des -50 kg, face à Fatih Orhan (Ring Berjallien). Dans la foulée, Thomas Clausi (BC Metz) a validé son ticket pour les demi-finales en -54 kg, comme Cuma Kaya (BC Mussipontain) en -64 kg. « Pour un premier tour, c’était compliqué, estime Cuma Kaya. L’allonge de mon adversaire m’a gêné. Mais, heureusement, cela s’est bien passé ». Mattéo Donisi (CP Forbach) ne peut pas en dire autant : il a été éliminé du tableau des -66 kg.
Aujourd’hui (à partir de 10 h) au complexe sportif De Brack de Saint-Avold
Par Maxime Rodhain
Source : Le Républicain Lorrain

