Et de deux pour Ephrem Bariko

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Le 7 février, le pugiliste de Châteauroux (15 v, 1 d) a conservé, chez lui, pour la première fois, son titre de champion de France des moyens en battant, aux points (99-90, 100-89, 99-90), le valeureux Quentin Fontaine (8 v, 2 n, 8 d).

« Ce que je souhaitais, c’était confirmer et adopter une posture de champion », sourit Ephrem Bariko. Mission accomplie. Pour cela, la stratégie était claire : à savoir, « garder le centre du ring, attendre, provoquer mon adversaire pour le forcer à déclencher et le toucher derrière avec des enchaînements courts. Le tout sans prendre trop de risques ni courir après lui. Il ne fallait pas aller à la guerre mais, au contraire, être efficace. Je le contrais avec des coup durs lorsqu’il attaquait, ce qui l’a fait douter d’autant qu’il est allé au tapis à la deuxième reprise sur un bras arrière. Cependant, cela a été compliqué de le toucher. Ce n’est pas un faire-valoir et il était venu avec ses armes. »

Toujours est-il que le Castelroussin n’a pas dévié de sa ligne de conduite tout au long des dix rounds. Une rigueur d’autant plus indispensable que ce duel n’avait rien de simple dans la mesure où c’était la troisième fois que les deux hommes se rencontraient. Avec, à la clef, deux victoires pour Ephrem Bariko dont une en finale du Challenge Jean-Claude Bouttier. A présent, ce dernier entend continuer à défendre son bien jusqu’à ce qu’une opportunité continentale ou autre s’offre à lui. « Je pense avoir démontré que j’ai progressé et que j’ai plus que le niveau national même si je dois encore m’améliorer dans la gestion tactique des combats et en terme de précision », détaille-t-il.

De son côté, le challenger à la sportivité de reconnaître sa défaite. « Même si j’avais vraiment bien préparé ce rendez-vous, j’ai été trop hésitant, notamment dans mes attaques, analyse-t-il. En effet, je savais qu’Ephrem est un gros frappeur et qu’il m’attendrait beaucoup en contre, ce qui m’a bloqué car j’ai eu peur de m’exposer. Le fait de m’être déjà incliné contre lui a aussi généré une petite appréhension de ma part. Au final, cela m’a un peu freiné et j’ai eu du mal à exprimer ma boxe. Au point de ne pas avoir vraiment pu mettre en place le game plan initialement prévu : en l’occurrence, de contrer Ephrem car lorsqu’il passe à l’offensive, il a tendance à beaucoup de se découvrir. Malheureusement je n’ai pas réussi à mettre cette tactique à exécution car je réfléchissais trop », reconnaît le Meurthe-et-Mosellan qui aimerait « rebondir très vite et avoir une nouvelle chance nationale ».

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