La France porte l’estocade

Comme il y a une semaine, les Tricolores l’ont emporté largement (5-2) aux dépens des Espagnols, le 7 mai, à Compiègne. Une prestation collective aboutie.

En -51 kg, Ibrahim Boukedim qui, cette fois, en décousait dans sa catégorie, a dominé Martin Molina Salvador, lequel a, dans l’espoir de compenser sa plus petite taille, imposé un pressing constant mais, dans l’ensemble, stérile. En effet, le Nordiste, très à l’écoute, a boxé sur les jambes et en contre-attaques. Seul bémol, des moyens de défense quelque peu négligés avec une propension à ne pas relever les mains assez vite dans la zone de contact, en sortie d’échange.

Billal Bennama (-54 kg) a tout autant été à son avantage devant l’attentiste Gabriel Escobar Mascunano. Si l’Occitan a été contraint de se livrer et a encaissé des contres par la faute d’une garde insuffisamment hermétique, c’est lui qui a inscrit les touches les plus nettes et conclu la majorité des actions.

Au terme d’un match serré, Selim Bouaïta (-57 kg) a, quant à lui, fait la différence au détriment d’Antonio Barrul Fernandez en délivrant davantage de coups, lesquels ont plus atteint leur cible que ceux de son rival. Une performance appréciable après cinq mois passés loin des rings à soigner diverses blessures.

La palme à Lounès Hamraoui

La confrontation la plus haletante de la soirée a été à mettre à l’actif de Lounès Hamraoui (-63,5 kg) qui a pris l’ascendant face à Adrian Thiam Creus, lequel a même été compté. « Lounès m’a fait plaisir, sourit l’entraîneur national, Malik Bouziane. Il a été sans cesse offensif, rapide de bras et dans le bon timing. A aucun moment, il n’a été inexistant ni n’a reculé. Sa prestation a été extrêmement aboutie. C’était le Lounès que l’on aime voir sur un ring. »

Devant le même adversaire que le week-end-précédent, en l’occurrence, le puissant Youba Sissokho Ndiaye, Enzo Marguerite (-71 kg) a de nouveau été dominé mais en faisant bonne figure, d’autant qu’il n’évoluait pas dans sa catégorie. Toutefois, l’impact des coups était supérieur du côté ibérique, le Normand ayant éprouvé des difficultés à cadrer le visiteur dans la deuxième reprise.

Après avoir été au départ un peu trop dans la gestion et s’être fait remonter les bretelles par son coin, Moussa Diakho (-75 kg) a été déclaré perdant contre Miguel Cuadrado Entrena. Le duel a néanmoins été très équilibré. Simplement, le Tricolore a manqué d’expérience et de continuité dans ses initiatives, quitte à être parfois un peu passif au lieu d’enchaîner. Dommage car ses frappes étaient efficaces mais trop isolées.

Enfin, fidèle à lui-même, Cheikhmar Koné (-80 kg) a tout donné pour venir à bout de Gazimagomed Schamilovich Jalidov Gafurova. Dans ce à toi-à moi, il a fait compter son contradicteur dans le deuxième round après avoir cédé le premier. Le champion de France a décroché la timbale parce qu’il a été le plus prolifique quand bien même s’est-il beaucoup exposé.

« Tout le monde a marqué des points dans la mesure où tous les boxeurs ont mouillé le maillot et fait ce qu’ils ont pu, conclut Malik Bouziane. Cette rencontre a été une très bonne préparation pour les prochaines échéances, sachant que certains disputeront les championnats d’Europe et d’autres les Jeux méditerranéens. »