Cissokho dans son jardin

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Le Tricolore (9 v) a disputé, le 1er juin, au Madison Square Garden de New-York, le premier combat de sa carrière à l’étranger, lui qui s’entraîne déjà outre-Atlantique. Comme à son habitude, il l’a emporté avec la manière, cette fois aux dépens du Mexicain Vladimir Hernandez (10 v, 4 d), vaincu aux points, à l’unanimité des juges (80-72, 79-73, 79-73).
 

Souleymane Cissokho a fait son entrée dans la cour des Grands en étant à l’affiche d’une réunion dans la mythique enceinte de Big Apple, de surcroît au même programme que le futur ex-champion du monde des lourds, Anthony Joshua. De quoi nourrir une légitime fierté. Pour ne pas gâcher la fête, le médaillé olympique de Rio a été fidèle à son talent et à sa boxe toujours emprunte de classe et d’inspirations qui comblent de plaisir les yeux. Tout juste aurait-on souhaité le voir un tantinet plus destructeur pour conclure l’affaire avant le terme prévu. Mais on chipote car sa prestation d’ensemble s’est une nouvelle fois apparentée à un récital.

 

 

Il faut dire que la relation avec son coach made in USA, Virgil Hunter, est plus que jamais au beau fixe. « Je suis en train de passer un autre cap et de comprendre de mieux en mieux ce qu'il m'apprend, expliquait, avant de monter sur scène, dans une interview à l’AFP, l’ancien capitaine de la Team Solide. Virgil est quelqu'un qui n'aime pas que l'on prenne de coups. Avec lui, c'est vraiment un jeu d'échecs, toucher sans être touché. Lorsqu'il vous apprend quelque chose, il le fait avec une certaine sagesse. Vous comprenez exactement ce qu'il veut vous faire comprendre et lorsque vous le mettez en pratique, vous voyez que ça marche. »


 
 
Le titre européen d’ici la fin de l'année
 
Par ailleurs, le sociétaire du Top Rank de Bagnolet s’est engagé, il y a quelques semaines, avec 258 Management, la structure d’Anthony Joshua. Son profil de pugiliste à la tête bien faite et au style à la fois fluide et efficace a séduit le champion du monde des lourds et son entourage. « C'est un contrat de management global, a précisé, à l’AFP, le Français. Le manager est là pour protéger les intérêts du boxeur, qu'il ait un bon plan de carrière, qu'il atteigne l'objectif donné. Au-delà de ça, ils sont là pour la logistique : trouver les bons sparring-partners, gérer les déplacements etc. Il est en effet très compliqué de gérer seul un camp d'entraînement. Ça allait les deux premières années, j'arrivais à me débrouiller. Mais là, on va entrer dans des combats de plus en plus durs. Il faut donc se détacher un peu de tout ça, rester vraiment focus sur la boxe et laisser le reste à mon staff. Et puis il y a l'aspect marketing. On va construire mon image et beaucoup travailler en termes de sponsoring. »
Le tableau de marche du Francilien est tout tracé pour les mois à venir : le titre européen d’ici la fin de l'année, ensuite une ou deux ceintures internationales, histoire de figurer dans le top quinze d’une ou de plusieurs fédérations planétaires et enfin, disputer un championnat du monde d’ici fin 2020, début 2021. Quand on voit le talent et la progression de l’intéressé, on jurerait qu’il est déjà bel et bien sur la voie royale.
 
Alexandre Terrini
 

 

 

 

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