Le Français (19 v) disputera une demi-finale WBC des super-welters très attendue, ce samedi, à Oberhausen, en Allemagne, face à l’Américain Ermal Hadribeaj (22 v, 1 n). Avec de bonnes chances de vaincre.

Enfin… ! Après avoir vu son match passer à l’as pour cause d’annulation de la réunion au programme duquel il figurait, en l’occurrence, celle au cours de laquelle Tony Yoka devait en découdre, le 25 avril, à l’Adidas Arena de Paris, contre Lawrence Okolie avant que celui-ci ne subisse un contrôle antidopage positif, Bakary Samaké va pouvoir monter sur le ring.
Entre temps, il a fallu faire avec ce report, ce qui n’est jamais évident. « Nous avons géré comme toutes les crises, sourit Issa Samaké, son père et entraîneur. Depuis le début, à chaque chose que nous faisons, il y a des tempêtes. Malheureusement, dans ce sport, rien n’est acquis. Nous avons l’habitude de nous tenir prêts à toute éventualité. Après une coupure d’une petite semaine, Bakary a repris le chemin de la salle. Nous n’avons pas fait beaucoup de séances de sparring dans la mesure où il en avait effectuées pas mal lors de son camp d’entraînement, aux États-Unis, au cours duquel il s’était senti très bien. Même s’il a fallu refaire un régime, ce qui est toujours un peu compliqué, il n’a pas eu de mal à se remobiliser. Il est vraiment prêt. Il n’y a pas de raison que cela se passe mal. »
« Bakary Samaké misera sur sa puissance et sa vitesse d’exécution »
Il a été question qu’Issa Samaké organise ce duel, dans l’Hexagone, le 2 juin, mais il ne s’est pas entendu avec le promoteur allemand qui a donc remporté les enchères. « Ce n’est pas forcément un obstacle de boxer outre-Rhin d’autant que la confrontation sera supervisée par la WBC. Nous avons confiance en cette dernière, assure-t-il. Le meilleur l’emportera. Nous ne sous-estimons personne. Ce serait prétentieux d’affirmer que Bakary est au-dessus d’Ermal Hadribeaj. »
Pour décrocher la timbale, le schéma tactique est demeuré inchangé : « C’est un gaucher dur physiquement qui avance mais qui a pas mal de défauts. Il a tendance à se jeter et n’a pas un jeu défensif extraordinaire, analyse Issa Samaké. Il a une garde assez ouverte et est fragile car il se blesse souvent aux arcades sourcilières. Il a tout pour faire briller Bakary qui devra prendre le temps d’analyser son adversaire, l’user avec son bras avant et travailler en contres. Il misera sur sa puissance et sa vitesse d’exécution supérieures pour essayer d’abréger les débats à partir du cinquième round. Une chose est sûre : Ermal Hadribeaj va tenter pleinement sa chance, sachant qu’a trente-deux ans, il a moins à perdre que Bakary. » Mais autant à gagner.

