Alors qu’il s’apprête à disputer son premier combat professionnel, le pugiliste du Ring Berruyer a pu croiser les gants vendredi soir, avec son rival castelroussin.

Ils s’étaient quittés un soir de décembre 2013 et une finale des championnats régionaux de boxe amateur. L’un, Braïk, avec le sentiment du devoir accompli, après une succession de combats. L’autre, Hakobyan, amer quant à la décision rendue par les juges. Injustice ou logique, l’heure n’est désormais plus au débat. Du temps a passé depuis la joute de Montargis. Aghilas Braïk (25 ans), néo-pro, s’apprête à entrer dans la cour des grands le 28 novembre prochain, lors d’un gala organisé à Vendôme, cadre des des finales régionales élites.

Sirak Hakobyan (20 ans ; 3 victoires pour 1 défaite), de son côté, entame une fin d’année chargée, puisqu’il enchaînera trois combats en quatre semaines. Ainsi, le 14 novembre il se produira à Bordeaux, le 21 à Orléans, pour finir l’année en beauté le 12 décembre à Tours. Des échéances respectives, qui ont poussé nos deux protagonistes à passer aux mises de gants, après nombre de séances à parfaire leur condition physique. Et à ce niveau-là, le l’arménien dispose d’un avantage sur son homologue berruyer. Le protégé de Bechelgui Bahi, a pu en effet déjà croiser les gants avec le Jocondien Arman Ambarzumian et le Burkinabé Brice Bassolé. Notre champion, quant à lui, renouait avec cet exercice après une année sur le flanc pour cause de blessure à la main.

L’opposition qui s’est déroulée vendredi soir au gymnase Pierre Jablonski de Châteauroux, a pu montrer qu’Hakobyan, affûté, avait une soif sans bornes de combats. Son impressionnante force de frappe sera un indéniable atout. Aghilas Braïk, le lion du Ring Berruyer, a fait mieux que se défendre. Attentif aux conseils de Farid Boudelli, son entraîneur, pendant les minutes de repos, il a tenté d’enrayer la marche avant de son adversaire. Certes, il manquait quelque peu d’automatismes et n’esquivait pas comme il l’aurait souhaité, mais son bagage technique et la variété de sa boxe, laissent rêveur. Physiquement sur la pente ascendante, il va désormais lui aussi enchaîner les séances de sparring pour être fin prêt le jour J.

Les six reprises auxquelles nous avons assisté vendredi soir, ont été en tout cas riche en enseignements pour nos deux boxeurs. Chacun a pu repartir avec des certitudes, mais aussi avec des pistes à suivre pour accéder à leur rêve commun, devenir un champion. Cela passera peut-être (sans doute) par une réelle opposition entre les cordes, histoire de montrer à tous les amoureux du noble art, une fois pour toute, qui est le véritable patron.
Par Romain Fabry
Crédit images : Ring Berruyer

